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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 12:10
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Published by Karim Ghachem - dans blog politique : DSK
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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 09:38

Encore sous le choc et pour un petit moment encore mais nous rebondirons quelque soit les évènements à venir.

 

N'arrivant pas à traduire mes sentiments en ce moment et en même temps n'ayant pas envie de réagir à chaud, je voulais tout de meme partagé avec vous cette publication de Mao Peninou qui m'a particulièrement touché.

 

Comme toi

 

Ma chère camarade, mon cher camarade,

 

Cela fait plus de 48 heures maintenant que, comme toi, j’observe médusé, balançant entre l’écran de ma télé et celui de mon ordinateur. Plus de 48 heures depuis cette nouvelle qui nous a tous, et peut-être surtout chacun, stupéfait et abasourdit. Plus de 48 de tonnerre médiatique, d’images en boucle, de rumeurs et de conjectures, de scénario de séries américaines sur des écrans où justement nous avons l’habitude de les suivre avec passion ou de les regarder d’un oeuil distrait.

Comme toi je suis choqué de voir cet homme jeté en pâture et exposé en place publique, dans une mise en scène que l’on pensait réservée à l’ancien régime ou à l’inquisition.

 

Comme toi je souhaite, je veux, défendre cet homme, Dominique Strauss Kahn.

 

D’abord parce que je ne crois pas à ce que j’entends. Cela ne lui ressemble pas, cela ne tien pas debout, ce n’est pas l’Homme d’Etat que je connais, le penseur de la régulation mondiale, le combattant de l’Egalité Réelle, le subtil intellectuel, le camarade chaleureux et profondément humain dans ses rapports avec les autres.

 

Ensuite parce que je n’accepte pas que l’on bazarde ainsi la présomption d’innocence, les droits de la défense, sur l’autel de l’immédiateté médiatique et de cette dictature de l’urgence que notre ami Gilles Finchelstein dénonçait ces dernières semaines. Il faut laisser le temps à la Justice d’être juste. La parole d’une femme ne vaut pas moins que celle d’un homme, ni plus. La parole d’un homme ne vaut pas moins que celle d’une femme, ni plus.

 

Enfin parce que même si, par malheur, tout ou partie des faits qui lui sont aujourd’hui reprochés s’avéraient réels,  je revendique le droit de défendre l’homme et l’ami et de continuer à l’aimer. Je ne suis pas juge et ne souhaite jamais l’être. Je suis militant, je suis citoyen, je suis politique, je rêve d’un monde plus juste et pacifique et je veux transformer notre monde pour l’améliorer. Et si dans ce monde je me bats pour une justice indépendante humaine et apaisée, c’est aussi pour me permettre, à moi, comme à chacun, de défendre les hommes et les femmes dont je suis proche, qui m’ont apporté lumière et espoir, qui ont participé de la formation de ma conscience politique, qui m’ont enrichit de leur intelligence et de leur vision. Continuer à les défendre tout en sachant qu’il y aura une Justice indépendante des pouvoirs, de tous les pouvoirs, qui saura faire la part des choses, établir les faits, prononcer les peines indispensables à l’établissement de ce monde plus juste que j’appelle de mes vœux, indispensable à une communauté humaine qui veux faire société.

 

Comme toi aujourd’hui je pense à Dominique, à Anne, à leurs enfants et à leurs proches.

Comme toi aujourd’hui je pense à celui qui depuis des mois, voire pour certain des années, incarne,et cela en est encore plus frappant aujourd’hui, l’espoir d’un peuple, l’espoir d’une autre façon de voir et de transformer le monde.

 

Car au-delà de l’homme, Dominique est aussi un grand dirigeant politique. Un homme qui incarne des idées et des combats pour lesquels nous nous battons car ils ont emportés notre conviction de citoyenne et de citoyen. Ce pour quoi nous nous battons.

 

L’idée que le Monde est Un, et que dans ce monde l’Humanités est Une, fonde notre Internationalisme, notre Humanisme et notre Universalisme. En ce sens pour nous la mondialisation a toujours existé et elle est positive.

La conviction que la gauche c’est d’abord la réduction des inégalités, parce que notre gauche porte d’abord son attention vers le plus faible, vers celui qui a moins, où qu’il soit, à Sarcelles comme à Shanghai ou Kinshasa. Que le plus faible a besoin de protections mais aussi de perspective de progrès et d’avenir. Et donc que le protectionnisme ne saurait être une politique même si, ponctuellement et localement, il peut-être un instrument.

 

La conviction que la démocratie politique est la seule voie soutenable de gouvernement du monde et de sa transformation. Que chacun y a droit et que cet accès à la démocratie se construit par l’éducation, la culture mais aussi par une politique internationale qui apporte son soutien à tout ceux qui se battent pour elle. Que cette démocratie politique ne peut être durable sans démocratie sociale.

 

Que si l’Humanité est Une, l’homme et la femme, eux, sont divers, dans leurs identités comme dans leurs aspirations, qu’elles et ils doivent être maître de leur corps, de leurs idées, de leurs mouvements, de leur destin. Et donc que la défense et la promotion des libertés individuelles doit être constante, face aux états, aux idéologie, aux religions qui ont la tentation permanente de l’embrigadement.

 

La conviction que l’inventivité humaine, sa technologie, doivent permettre le progrès pour tous, que l’humanité n’est elle-même que quand elle avance, progresse, se fixe de nouvelles frontières et jamais quand elle se tourne vers le passé et les nostalgies faciles et les peurs ancestrales.

 

La certitude que pour atteindre ces objectifs, ou au moins progresser vers eux, il faut comprendre le monde et ses mécanismes pour pouvoir le reformer. Que pour atteindre nos rêves il faut partir du réel, le comprendre, le maîtriser.

 

Enfin la croyance, oui la croyance, que la France a un rôle à jouer dans cette immense bataille permanente. Que la France n’est elle-même que quand elle se bat pour l’égalité et le progrès. Que la France est écoutée et attendue dans le monde pour défendre ses valeurs et convictions.

 

 

C’est parce que la Présidence Sarkozy est à l’opposée de cela qu’il trahit notre France, et que nous le combattons.

C’est parce que Dominique Strauss-Kahn incarne cette orientation politique que nous nous battons à ses cotés, et que nous continuerons à nous battre avec lui, ou sans lui si il ne peut provisoirement être à nos cotés.

 

Avec lui nous sommes « Un » tendu vers l’objectif, sans lui nous serions « Multitude », solidaires et forts de nos différences et de nos combats communs.

Avec lui nous serons « Président », sans lui nous serions « Parti », organisés et prêts au combat avec tous nos camarades et notre Première Secrétaire.

 

Prêts nous devons l’être, pour battre la droite, l’extrême droite et les démagogies avides de pouvoir et toujours promptes à rejeter la responsabilité sur l’autre.

 

Prêts nous le serons, dès 2012.  Comptons sur nous.

 

Mao Peninou

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Published by Karim Ghachem - dans blog politique : DSK
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 14:09

 

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Je vous ai parlé il y a quelque temps de la lettre d'information éditée depuis décembre 2010 par des militants et élus socialistes du Finistère en soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn pour la présidentielle 2012.Voila maintenant le site Gagner en 2012

 

Les responsables de la lettre et du site souhaitent que cet espace soit un lieu de discussions libres et respectueuses des personnes.

 

Bonne visite et bonne lecture !

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 12:22

 Ce qu'a vraiment dit DSK (source l'express)

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 13:28

Par Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du Fonds monétaire international

 

Autorité monétaire de Singapour, Février 1, 2011

 

 Il me fait grand plaisir d'être de retour à l'Autorité Monétaire de Singapour. Lors de ma dernière allocution ici, en novembre 2009, l'économie mondiale était provisoirement sortante de la Grande Récession. Aujourd'hui, la croissance se redresse à travers le monde. Les dernières prévisions du FMI, publiées la semaine dernière, donnent une croissance mondiale de 4% cette année. Ce taux est supérieur à la moyenne de la dernière décennie.

 

Pourtant, même si la reprise est en cours, ce n'est pas celle-ci que nous voulions. C'est une reprise émaillée de tensions et de pressions, qui pourrait semer les graines de la prochaine crise.

 

Je vois deux déséquilibres dangereux :

 

- Tout d'abord, la reprise est déséquilibrée entre les pays. Alors que la croissance reste inférieure à son potentiel dans les pays avancés, les pays émergents et en développement croissent beaucoup plus rapidement et certains pourraient bientôt être en surchauffe.

- Deuxièmement, la reprise est déséquilibrée au sein des pays. Le chômage mondial reste à des niveaux records, avec un creusement des inégalités de revenu, ajoutant des tensions sociales.

 

À mon avis, nous aurons une reprise saine lorsque nous adopterons une approche holistique de la gestion de l'économie : ne pas mettre seulement l'accent sur des politiques macroéconomiques et financières, mais aussi se porter davantage sur la création d'emploi et la protection sociale. Parce que sans emploi, sans sécurité de revenu suffisante pour le citoyen, il n'y aura pas de rebond de la demande intérieure et, en définitive, pas de reprise durable.

 

Une reprise à deux vitesses

 

Permettez-moi de commencer par la façon dont la reprise est en cours au niveau mondial.

 

Dans les économies avancées, nous nous attendons à une croissance modérée de 2% en 2011, avec un chômage élevé et la dette des ménages pesant sur la demande. Dans les économies émergentes et en développement, nous prévoyons une croissance beaucoup plus rapide de 6%, 8% avec l'Asie (hors Japon).

 

En y regardant de plus près, nous constatons une évolution inquiétante : le modèle d'avant crise des déséquilibres mondiaux ré-émerge. La croissance dans les économies qui ont des larges déficits extérieurs, comme les États-Unis, est toujours tirée par la demande intérieure. Et la croissance dans les économies avec des excédents extérieurs importants, comme la Chine et l'Allemagne, reste encore alimentée par les exportations.

 

Comme le FMI l'avait averti au cours des années qui ont précédé la crise et comme le G20 l'a souligné, ces déséquilibres mondiaux mettent en danger la viabilité de cette reprise.

 

Le déficit de croissance mondiale est en train d'affaiblir la reprise par d'autres moyens.

 

Le prix de l'énergie connait une progression rapide, reflétant la croissance rapide des économies émergentes.

 

Les prix des denrées alimentaires sont en trop forte hausse, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour les pays à faible revenu.

 

Les priorités sont désormais bien connues pour rééquilibrer correctement la crise :

 

Dans les économies avancées, la clé est de promouvoir la croissance et la création d'emploi. Si les réformes structurelles sont indispensables pour rendre ces économies plus compétitives, ces réformes ne sont pas susceptibles de payer au fil du temps. Que peut-on faire pour améliorer ceci à court terme ? La tâche la plus urgente est de réparer et de réformer le secteur financier, de réduire les risques et d'ouvrir la voie à une croissance saine du crédit.

 

Rétablir la soutenabilité budgétaire est une autre priorité pour les économies avancées. La dette publique moyenne devrait dépasser 100% du PIB cette année et augmentera encore plus sans ajustement à moyen terme. Cela pourrait avoir des conséquences inquiétantes pour la croissance mondiale et même la stabilité des marchés financiers.

 

Les pays devraient agir rapidement pour élaborer et mettre en œuvre, à moyen terme, de crédibles plans d'assainissement budgétaire. Dans d'autres pays, la consolidation doit aller encore plus vite.

 

En ce qui concerne les économies émergentes, il est impressionnant de voir à quel point elles ont résisté à la crise, surtout en Asie. Cela reflète des réformes de grande envergure financières et structurelles que beaucoup de ces pays ont adopté dans les années précédant la crise.

 

Mais il y a aussi quelques nuages à l'horizon. Il y a des risques de surchauffe, et même d'un atterrissage très difficile.

 

Venons-en à l'une des caractéristiques des plus récentes : l'afflux massif de capitaux.

 

Premièrement, l'ajustement macroéconomique pourrait aider à compenser l'impact des entrées considérables de capitaux.

 

Lorsque ces entrées soulèvent des problèmes de stabilité financière, les politiques macroprudentielles peuvent également aider. Il peut s'agir de mesures visant à ralentir la hausse des prix de l'immobilier ou renforcer les normes d'exposition aux emprunts en devises.

 

Dans certains cas, le contrôle de capitaux peut être un recours temporaire mais il ne doit pas se substituer à la nécessité d'entreprendre des politiques macroéconomiques et macroprudentielles.

 

Maintenant, la question la plus importante est de traiter du problème récurrent de certains pays possédant un fort excédent. Reconnaissant qu'il faudra du temps pour s'adapter et prendre une perspective plus large, il est clair pour moi que les économies émergentes, avec des excédents importants, nécessitent de diversifier les moteurs de la croissance. Ceci est bien compris en Asie, et particulièrement en Chine, où les décideurs politiques prennent des mesures pour stimuler la demande intérieure. L'ajustement du taux de change aura évidemment un rôle important à jouer.

 

Le chômage et l'inégalité de revenu

 

Permettez-moi maintenant d'aborder le deuxième déséquilibre qui se produit au sein des pays : le chômage élevé et la hausse des revenus et des inégalités de richesse.

 

La forte hausse du chômage mondial est un problème social majeur. Si vous perdez votre emploi, vous risquez de souffrir de mauvaise santé et d'avoir une espérance de vie plus courte, mais vos enfants eux-aussi seront touchés, car ils sont susceptibles d'obtenir de moins bons résultats à l'école. Ainsi, lorsque les gens sont sans espoir de trouver un emploi, c'est la société dans son ensemble qui souffre et qui représente une menace pour la stabilité politique.

 

Mais le chômage est aussi un problème économique majeur. Au cours de la prochaine décennie, 400 millions de jeunes vont se joindre à la population active, le monde fait face à un redoutable défi de l'emploi. En effet, nous sommes confrontés à la perspective d'une "génération perdue" de jeunes n'arrivant pas à s'insérer, destinés à souffrir toute leur vie, affectant leurs conditions sociales. Créer des emplois doit être une priorité non seulement dans les économies avancées, mais aussi dans de nombreux pays pauvres.

 

L'inégalité de revenu touche les pays à tous les stades de développement. Aux États-Unis, par exemple, l'inégalité de revenu avant la crise était à des niveaux jamais vus depuis 1929, juste avant la Grande Dépression. Il en est de même pour les pays émergents et en développement.

 

Ici, en Asie, il y a eu des avancées sociales remarquables au cours des dernières décennies, avec plus d'un demi milliard de personnes sorties de la pauvreté. Dans un même temps, l'inégalité de revenu a été à la hausse. Les dirigeants de la Chine et de l'Inde ont mis en tête de leurs priorités politiques la lutte contre les disparités de revenu et de richesse. Même dans un pays riche comme Singapour, le Premier ministre Lee a fait remarquer que l'écart grandissant est une question d'intérêt national.

 

Il existe d'abondantes raisons sociales et éthiques pour lesquelles nous devrions nous inquiéter au sujet de l'inégalité de revenu mais il y a aussi d'importantes raisons macro-économiques.

 

L'inégalité peut freiner les possibilités économiques car les pauvres ont moins accès au crédit. Il peut renvoyer les gens vers des activités improductives. Il peut aussi rendre les pays plus vulnérables aux chocs. Concrètement, une société plus égalitaire a tendance à croître plus longtemps.

 

La meilleure façon de répondre à ces défis ?

 

Dans les pays confrontés à un fort chômage, proposer un bon régime d'assurance chômage, d'aide sociale et des programmes publics pour l'emploi efficaces sont des bonnes manières pour prévenir le chômage à long terme et contribueraient à se relever plus rapidement de la récession.

 

Une protection sociale adéquate, s'appuyant sur un socle de protection sociale de base comme proposé par l'OIT, peut protéger les plus vulnérables contre le choc de la crise. Alors que l'assainissement budgétaire démarre dans les économies avancées, nous devons aussi veiller à ce que ces politiques budgétaires demeurent aussi favorable à l'emploi que possible.

 

À long terme, le moyen le plus efficace pour promouvoir la croissance des revenus est d'investir dans l'éducation, l'innovation mais aussi la formation, pour accroître les compétences des travailleurs. L'économie du 21e siècle est, en définitive, une économie de la connaissance, où les rendements de l'éducation sont extrêmement importants. Partout dans le monde, nous devons donner aux gens l'accès aux outils dont ils ont besoin pour prospérer dans cette économie mondiale hautement concurrentielle.

 

Conclusion

 

Il n'y a pas de solution facile aux défis dont j'ai parlé aujourd'hui mais si nous ignorons ces défis ou si nous les prenons à la légère, nous ferons face à des risques nettement plus grand qu'un seul essoufflement de la reprise.

 

Alors que les tensions entre les pays augmentent, nous assistons à une montée du protectionnisme - du commerce et des finances. Et comme les tensions au sein même des pays augmentent, nous assistons à une hausse de l'instabilité sociale et politique - parfois même la guerre.

 

Je suis préoccupé par la situation actuelle de la coopération mondiale. Je reste néanmoins confiant et certain qu'en travaillant ensemble, entre les pays, entre les différents segments de la société, nous pouvons surmonter les défis et bâtir une économie mondiale plus juste et meilleure.

 

Je vous remercie

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 10:27

Voici un film en quatre parties sur le Fonds Monétaire International et la crise économique mondiale. Mais si cela n'est pas tout a fait objectif puisque c'est une communication du FMI, cela mérite d'être interressant dans la compréhension de ce qu'est le FMI et vers où il tend. « Le Monde Interconnecté »

 

 

 

Le speach:

"On a besoin d’une meilleure gouvernance multilatérale ; sinon nos enfants et nos petits-enfants en paieront le prix. — Mohamed El-Erian, Président-Directeur-Général de PIMCO"

Les quatre vidéos traitent des thèmes suivants : la crise mondiale et le nouvel ordre économique international qu'elle façonne, la montée en puissance de l’Asie et ses répercussions sur le reste du monde, l'impact de la découverte de pétrole sur un pays Africain à faible revenu, et le passage d’un pays de L’Europe de l’Est du communisme à l’économie de marché et à l’adhésion à l’Union Européenne.

Le FMI a été créé à l’issue des ravages de la Deuxième Guerre mondiale pour promouvoir la stabilité économique et garantir la paix. Cette institution internationale est en train d'évoluer rapidement pour relever les défis du 21ème siècle, et a joué un rôle vital de soutien aux pays en proie à la crise financière mondiale.

 

vidéo 1 Bande-annonce

vidéo 2 De la crise à la coopération

vidéo 3 La Chine : vers une croissance durable

vidéo 4 Le Ghana : ça passe ou ça casse

vidéo 5 Pologne : prudence et prospérité

 

 

 

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 13:23

En cette nouvelle année qui sera marqué politiquement par le choix de notre candidat-e à la présidentielle, je voulais vous relayer l'initiatives d'élus et militants finistériens qui publient une lettre : Gagner en 2012.

Cette lettre est aussi la votre, un condensé d'argument pour repondre à la droite pour faire cgagner la gauche en 2012.

 

Dans ce premier numéro, vous y trouverez  entre autres un argumentaire de Marisol Touraine sur une autre réforme possible pour les retraite, une réponse à DSK est-il de gauche? , un édito sur le fameux "avoir envie"  dont les journalistes usent abusent quand ils sont à cours de scoop...

 

Bonne lecture

 

Gagner en 2012.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 14:14

Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du Fonds monétaire international
Genève, le 8 décembre 2010

Source fmi

Texte préparé pour l'intervention

 

Je voudrais parler aujourd’hui des changements que la crise financière a engendrés dans la gouvernance économique mondiale.

Au lendemain d’un conflit mondial dévastateur, les pays du monde se sont rassemblés pour créer des institutions afin de consolider la paix et de promouvoir la coopération économique. Pendant une certaine période ces institutions ont tenu leurs promesses. Puis, à partir des années 80, l’idée s’est répandue que nous en savions assez pour gouverner correctement les économies développées. Une doctrine simple s’est petit à petit mise en place : quelques règles de bon sens (budgétaires et monétaires) appuyées sur l’infaillibilité du marché devaient, croyait-on, suffire. C’est la grande période de la dérégulation au moins dans les économies avancées. Les autres, les pas-encore-émergents et les pays pauvres, devaient progressivement en venir à ce qui paraissait une saine gestion et, dans l’intervalle, le FMI se chargerait de leur imposer des règles bonnes pour eux sinon pour les puissants. Tel était le credo habillé du doux nom de Consensus de Washington.

Mais le monde a profondément changé. La croissance rapide des pays émergents et en développement a redéfini l’équilibre du pouvoir économique dans le monde. La crise financière mondiale a balayé en grande partie l’ancien ordre économique. Aujourd’hui, les conséquences de la crise sont loin d’être épuisées, la situation en Europe reste très préoccupante, l’avenir est plus incertain que jamais, pourtant sans attendre que le calme soit revenu, il faut commencer à tout reconstruire, c’est l’occasion d’un triple retour.

D’abord le retour de la gouvernance économique mondiale

De plusieurs points de vue, on peut dire que la crise financière mondiale trouve son origine dans la mauvaise gouvernance.

 

La toile de fond est bien connue. Le modèle de croissance mondiale s'est révélé déséquilibré et intenable. Il reposait trop sur le recours excessif à l’emprunt par certains pays, rendu possible par l’épargne excessive d’autres pays. Dans un grand nombre de pays, les inégalités se sont fortement accentuées, en mettant à mal le tissu social. Ainsi aux Etats Unis, elles avaient retrouvé à la veille de la crise le niveau atteint juste avant 1929. La crise financière mondiale a fait voler en éclats l’illusion de stabilité. Pratiquement du jour au lendemain, la Grande Modération a laissé place à la Grande Récession.

Quant au déclenchement même de la crise, il est clairement lié à une insuffisance de la régulation et de la supervision financière. Croyant avec un optimisme sans bornes que la hausse des prix des actifs et la prospérité économique se poursuivraient indéfiniment, les établissements financiers ont pris des risques comme ils ne l’avaient jamais fait auparavant. Ils se sont lancés dans une ingénierie financière compliquée qui amplifiait les risques tout en les occultant. Souvent, les autorités de réglementation et de surveillance ont péché par inattention. Dans bien des cas, elles étaient toutes acquises à la culture de déréglementation et croyaient que les marchés financiers pouvaient s’auto-discipliner efficacement. Voilà pour les mauvaises nouvelles.

La bonne nouvelle est que la gouvernance mondiale a connu un renouveau grâce à la crise. Sous l’impulsion du G20, les pays ont conjugué leurs efforts pour apporter des solutions communes à leurs problèmes communs, en ne se souciant que de l’intérêt général à l’échelle mondiale. On l’a vu dans le domaine de la politique monétaire, avec les baisses coordonnées de taux d’intérêt, les lignes de crédit réciproque entre la Fed et beaucoup d’autres banques centrales, et la décision d’opter pour des mesures non conventionnelles en matière de politique monétaire. On l’a vu aussi dans le domaine de la politique budgétaire, les pays dont les finances le permettaient prenant des mesures de relance globale équivalant à 2 % du PIB, comme l’avait conseillé le FMI

Nous avons ainsi évité, pour le moment, que la crise ne devienne aussi grave que celle de la Grande Dépression, menace que beaucoup avaient à l’esprit après la chute de Lehman. Cette coopération exemplaire restera dans les livres d’histoire comme la première fois où des gouvernements représentant des milliards d’hommes et de femmes ont su travailler ensemble pour faire face à un danger planétaire.

Dans le domaine financier aussi, la crise a été porteuse de réformes. Conscient des erreurs ayant provoqué la crise, le CSF, avec le FMI et d’autres institutions, a pris la tête des efforts déployés au niveau mondial. Le récent accord de Bâle III sur la réglementation bancaire représente un pas important dans cette direction, qui devrait conduire à une nette amélioration qualitative et quantitative des fonds propres des banques. La prochaine étape consistera à revoir la réglementation des établissements financiers non bancaires, qui ont joué un rôle si important dans la crise.

 

C’est toutefois un domaine dans lequel, selon moi, les choses ne vont pas assez vite. Réformer la réglementation bancaire était nécessaire et urgent. Mais la réglementation n’est qu’une facette de l’ensemble. Les deux autres sont la supervision et la résolution des crises. Je considère au demeurant que la question de la supervision est peut être plus importante encore que celui de la réglementation. Vous pouvez disposer des meilleures règles, si leur mise en œuvre n’est pas surveillée, la catastrophe est proche. D’ailleurs, dans l’affaire des subprimes, c’est moins la réglementation qui a failli que la supervision. Quant aux mécanismes de résolution des crises, les épisodes grecs et irlandais ont montré leur nécessité. Or, dans ces deux derniers domaines, très peu a été fait. Le retard apporté à l’amélioration de la supervision et à la création de mécanismes efficaces de résolution des crises pourrait bien être la cause principale du prochain embrasement comme l’actualité récente nous le montre.

 

Mais malgré ces réserves importantes, c’est bien à un retour puissant de la gouvernance économique auquel on a assisté depuis la crise. Le rȏle de la puissance publique pour soutenir la demande privée devenue déficiente comme pour remettre de l’ordre dans le secteur financier atteste de ce retour. Et c’est bien au niveau mondial que cette nouvelle gouvernance a émergé.

Le deuxième retour est celui du FMI au centre de la gouvernance mondiale

De Davos (janvier 2008) à Londres (avril 2009) : de l'alerte au sursaut. En janvier 2008, le FMI donne l'alerte. C'est dès janvier que les prévisions dont nous disposons nous font craindre un affaissement de la croissance bien plus important que beaucoup ne le croient a l'époque. Sans doute cela vient-il de ce que le FMI est la seule institution susceptible de travailler sur les interactions entre le secteur financier et le secteur réel. Il est au coin de Main Street et de Wall Street comme disent les américains. Le Fonds n'a pas vraiment vu venir la crise, il faut le reconnaître mais il est le premier à en avoir mesuré l'ampleur. Le FMI demande alors la mise en place d'un soutien budgétaire pour soutenir la demande privée défaillante : c'est le fameux stimulus. La surprise est générale de voir le FMI naguère si libéral devenir keynésien.

Lors de l'assemblée de printemps d'avril 2008, nous passons de l'alerte à l'alarme. Non seulement il faut soutenir la demande mais en plus il faut couvrir les pertes du système bancaire. Non pas parce qu'il faudrait par principe sauver les banquiers, mais parce que l'effondrement du système bancaire provoquerait cette nouvelle crise de 1929 que nous nous efforçons d'éviter. Mille milliards de dollars de pertes, titre toute la presse. La suite montrera que nous étions en dessous de la vérité. Mais ce qui est le plus frappant à l'occasion du G7 qui se réunit au même moment, c'est le refus de voir la réalité. Tous les ministres des Finances du G7 nous critiquent, nous serions beaucoup trop pessimistes, la croissance va se maintenir, argument suprême : nous connaissons nos économies mieux que vous !

C'est début octobre 2008, lors de l'assemblée annuelle du Fonds, un mois après la chute de Lehman, que le premier sursaut se produit. Les esprits sont désormais acquis à l'idée qu'une intervention de la puissance publique est nécessaire et partout où c'est possible les stimulus se mettent en place de l'Europe à la Chine, des Etats Unis au Brésil. Partout aussi où les systèmes bancaires ont été atteints (principalement aux Etats Unis et en Europe) des plans de restructuration sont élaborés et dotés des financements nécessaires.

En avril 2009, à Londres, le second sursaut viendra du G20. Il ne suffit plus de soutenir la croissance et de réparer le système bancaire, il faut venir en aide aux pays en difficulté. Les ressources du FMI sont alors triplées et le Fonds se voit autorisé à émettre 250 milliards de dollars de DTS qui seront répartis entre tous ses membres proportionnellement à leur quota. Ce qui se sait moins, c'est que grâce à la fermeté de Gordon Brown qui présidait alors et conformément à un engagement que j'avais pris devant les pays africains réunis par le FMI quinze jours plus tôt en Tanzanie, il est décidé de vendre 400 tonnes d'or du Fonds pour aider les pays pauvres. C'est ce qui financera les prêts à taux zéro mis en place dès l'été. Cet engagement tenu est sans doute pour beaucoup dans le changement d'attitude des pays africains à l'égard du FMI.

Au G20 de Pittsburgh (septembre 2009) commence l'organisation de l'avenir et celui de Séoul (novembre 2010) marquera le début d'une Longue Marche.

A Pittsburgh, le G20 décide de continuer à coopérer. Chacun est conscient que cette coopération internationale inédite est précisément ce qui a permis d'éviter une catastrophe plus grande encore. Cela se traduit par deux décisions majeures : la définition du processus d’évaluation mutuelle (PEM) et la réforme de la gouvernance du FMI.

Le PEM du G20 rend les pays membres du groupe responsables, les uns vis-à-vis des autres, de la mise en œuvre des politiques nécessaires pour obtenir de meilleurs résultats à l’échelle mondiale. Il traduit la prise de conscience de ce que, dans l’économie mondialisée, il n’y a pas de solution nationale aux problèmes mondiaux. Voilà pourquoi la coopération est indispensable pour gérer les effets économiques des «battements d’ailes du papillon», c’est-à-dire les effets des politiques nationales qui s’amplifient en se propageant à l’ensemble de l’économie mondiale. Ce processus, piloté par le G20, est nourri par le FMI qui à Toronto comme à Séoul fournira les premières études sur lesquelles les chefs d'Etat et de Gouvernement auront à se prononcer.

Cette prise de conscience est aussi à l'origine des «études de contagion» que le FMI va réaliser pour cinq économies d’importance systémique : la Chine, les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et la zone euro. Ces études permettront d’évaluer l’impact des politiques de ces pays sur le reste du monde, en explorant les puissantes interconnexions économiques et financières par lesquels leurs effets se transmettent.

A cela se rajoute la décision de rendre obligatoire les programmes d'évaluation du secteur financier pour les pays d'importance systémique. Auparavant ces programmes n'étaient conduits que sur la base du volontariat et, parmi les grands pays, les Etats Unis comme la Chine l'avaient jusqu'alors refusé.

Séoul marquera un tournant. On passe à la seconde phase des G20. On passe des G20 de crise aux G20 de l'après-crise même si les conséquences de celle-ci sont en réalité loin d'être épuisées.

Pendant la phase de crise aigue, la coopération allait de soi. Du premier G20 de Washington à celui de Pittsburgh, le monde avait peur, les dirigeants étaient conscients de la catastrophe imminente, personne n'essayait de se distinguer, et pour une fois l'intérêt général a prévalu facilement sur les intérêts nationaux. Avec le redémarrage de l’économie mondiale, la tentation des dirigeants des Etats d'en revenir à ses problèmes domestiques est tout naturellement devenue plus forte. Le risque était donc grand que le G20 devienne une instance creuse sans grand intérêt. Je ne dirai pas que ce risque est totalement conjuré loin de là, mais Séoul a montré qu'une deuxième phase était possible. Elle sera faite de hauts et de bas, certains sommets constitueront des moments de négociation, d'autres seront plus décisionnels. Mais dans l'ensemble, adossé au PEM, aux rapports de contagion et dorénavant aux "directives" qui nous ont été demandées sur les déséquilibres de balance des comptes, je crois que le G20 peut poursuivre sa route.

Pour maîtriser la crise, les ressources du Fonds ont été considérablement augmentées, encore faut-il les utiliser correctement. Au sein de La Crise, il y a les crises, celles des pays les plus durement touchés. A cette fin, la leçon des programmes mis en place lors des crises asiatique et sud-américaine ont été tirées. Les programmes du Fonds depuis 2008 sont centrés sur les problèmes urgents à résoudre et non plus sur la remise en ordre générale de l'économie, ils tiennent compte autant que faire se peut des contextes historique et politique du pays concerné et prévoient des soutiens pour les parties de la population les plus vulnérables qui sont celles qui souffrent le plus du rétablissement des équilibres économiques.

Le Comité Monétaire et Financier International (CMFI) qui est l'organe dirigeant du FMI demande alors au Fonds de revoir ses instruments. C'est ainsi que la mise en place de la Ligne de Crédit Flexible puis de la Ligne de Crédit de Précaution ont vocation de permettre à certains pays d'éviter d'avoir à se constituer des réserves coûteuses qui sont autant de ressources détournées d'usages plus productifs.

Enfin, une série de dispositifs nouveaux comme le Filet de Sécurité Financière ou les accords avec les structures régionales, l'Union Européenne d'abord, l'Initiative de Chiang Mai peut être demain, constituent des pas décisifs qui marquent le retour du FMI comme instrument de la gouvernance mondiale.

Ceci traduit le retour du FMI vers sa mission d'origine

C'est d'abord l'expression d'un nouvel équilibre entre la régulation ou les marchés.

Dans le cadre macroéconomique et macrofinancier, le sentiment que l'on pouvait s'en remettre au seul marché pour assurer une croissance forte et soutenable a cédé du terrain. La crise a montré à la fois la vanité de cette croyance et la nécessité de faire appel à la puissance publique pour réparer les dégats qu'une prise de conscience plus précoce aurait peut être pu éviter et certainement minimiser.

En ce qui concerne le secteur financier, des règles nouvelles vont être appliquées : au niveau du contrôle, il ne faut pas avoir peur de dire « non » aux intérêts puissants. Nous avons besoin d'un cadre macroprudentiel exhaustif pour surveiller le risque systémique. Nous avons besoin aussi de mécanismes cohérents pour le règlement des faillites, au niveau national et international, pour liquider des entreprises défaillantes avec un coût minimal pour les contribuables et pour mettre fin au fléau du « trop grand ou trop important pour faire faillite », le fameux "too big too fail'. En fin de compte, nous devons sortir des cycles ruineux de la privatisation des gains et de la socialisation des pertes. Quand la prochaine crise financière éclatera — et je dis bien quand elle éclatera, et non pas si elle éclate — nous devons être prêts. Et nous ne pouvons compter sur les contribuables pour payer de nouveau la facture. C’est pourquoi le secteur financier doit assumer une part équitable mais substantielle des coûts que la prise de risque impose à l’économie. C’est le sens de la taxe sur les activités financières que propose le FMI, sans succès pour le moment.

Assurément, ce nouvel équilibre est loin d’être acquis. C'est le rôle qui est dévolu aux institutions internationales comme le FMI ou encore l'OMC. Encore faut-il que leur mandat soit adapté à l'évolution de l'économie mondiale. C'est pourquoi la réforme des statuts du FMI et d'abord la redéfinition de son mandat constitue une tâche d'autant plus urgente qu'à n'en pas douter elle prendra du temps. Retrouver le rôle que les pères fondateurs du FMI ont voulu lui donner en 1944, en l'adaptant à la nouvelle donnée économique, voilà quelle doit être l'ambition.

Cette ambition doit s'appuyer sur une légitimité renouvelée. Ce n'est pas un hasard si la coopération qui a permis, pour le moment, de surmonter la Grande Récession a émané du G20, un groupe qui représente plus de 80 % de la production et du commerce mondiaux. Mais ce n'est pas suffisant. Le FMI comprend 187 pays membres. Quelle est la légitimité du G20 quand 167 pays, qui représentent un tiers de la population mondiale, en sont exclus ?

C'est pourquoi les récentes réformes de la gouvernance du FMI sont si importantes. Nous ne pouvons être efficaces que si nous sommes légitimes, et nous ne pouvons être légitimes que si nous sommes représentatifs. En prolongement d'une réforme opérée en 2008, les pays membres ont approuvé un transfert de plus de 6 % des quotes-parts au profit des pays émergents les plus dynamiques. Le Brésil, la Chine, l'Inde et la Russie feront maintenant partie des dix principaux actionnaires du FMI. Les parts des voix des pays les plus pauvres ayant été protégées, ce sont principalement les pays riches et d’abord les pays européens qui ont contribué à ce rééquilibrage. Par ailleurs, à l'avenir, les pays européens avancés céderont deux de leurs sièges au Conseil d'Administration. Ce dernier sera dorénavant entièrement élu, ce qui rendra le FMI plus démocratique. C'est un changement d'une ampleur sans précédent dans l'histoire de notre institution.

Ces changements ouvrent la voie à une évolution que j'appelle de mes vœux. Il s'agit du rapprochement entre la composition d'un G20 étendu et les 24 pays qui, au CMFI, représentent les 24 circonscriptions qui regroupent les 187 membres du Fonds. Cette simplification donnerait à ce G20 étendu une légitimité qui lui fait défaut aujourd'hui. Cette simplification donnerait ainsi une véritable assise à la gouvernance économique mondiale naissante et peut être une des conditions de la survie du G20..

Alors que nous cherchons à mettre en place un nouveau cadre de coopération mondiale, nous devons nous rappeler qu’il ne s’agit pas seulement de réaliser une croissance plus élevée et plus soutenable : il s’agit d’œuvrer en faveur de la démocratie et, en fin de compte, de garantir la paix. Lorsque les pères fondateurs du FMI se sont réunis à Bretton Woods en 1944, la paix était leur principal sujet de préoccupation. Ils avaient vu les conflits économiques de l’entre-deux-guerres dégénérer en batailles militaires de la Seconde Guerre mondiale avec des coûts humains jamais atteints dans l'histoire de l'humanité. Ils ont donc créé un système d’institutions, parmi lesquelles le FMI, qu’ils ont chargé de trouver des solutions fondées sur la coopération aux problèmes économiques mondiaux.

C'est un défi analogue que nous devons relever maintenant. Aujourd'hui comme hier, les difficultés économiques et financières lorsqu'elles s'aggravent portent atteinte à l'équilibre social, ruinent les fondements de la démocratie, font douter des institutions et peuvent dégénérer en guerre civile ou étrangère.

En rénovant la gouvernance économique mondiale, en la rendant plus efficace et plus légitime, plus efficace parce que plus légitime, nous renouons avec notre mission et nous travaillons pour la paix.

* * *

En conclusion, le choix est clair. A un moment où nul de sait de quoi l’avenir sera fait, à un moment où les déséquilibres budgétaires de certains pays menacent tout l’équilibre mondial, à un moment où l’accumulation de surplus extérieurs chez les uns et de déficits chez les autres crée les conditions de nouveaux affrontements, la communauté internationale doit choisir : elle peut œuvrer pour mettre en place un nouveau modèle de croissance pour un monde nouveau, ou choisir l'immobilisme, le repli sur des positions nationales et au bout du compte risquer des années d'instabilité qui seront le terreau d'une nouvelle crise. Un nouveau modèle de croissance exige un nouveau modèle de gouvernance. C'est là l'enseignement réel et durable de la crise. Nous devons veiller à en tenir compte. Telle est notre mission.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 13:29
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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 17:23

 

Pour mes lecteurs assidus, ils savent ce que je pense des sondages, ils reflètent un état à un instant donné et ne présument en rien de l'avenir, d'autre part selon la question posée, elle oriente nettement les résultats et les commentateurs (ou les commanditaires hic) peuvent s'en donner à coeur joie pour consolider leurs analyses ou leurs désidératats.

 

Mais, je ne  vais pas le cacher cela fait toujours chaud au coeur quand plusieurs instituts de sondage vont dans le sens que vous espérez, même en étant conscient des fausses promesses de cette photos prise à 10 mois ou 16 mois d'une échéance (et que c'est long ce temps). Néanmoins ces sondages montrent que aujourd'hui, les candidats socialistes testés battraient tous Sarkozy au second tour.

 

Je voulais juste partager avec vous ces quelques sondages qui me vont si bien, même si ... (cf plus haut)

 

Sondage Ifop du 23/11 pour 1er et 2nd Tour, Sondage en bleu  TNS Sofres pour le second tour

 

   

 

sondage

 

1er Tour

 

 

1er-tour-copie-1.JPG

 

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