Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : PINK ELEPHANT
  • PINK ELEPHANT
  • : Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
  • Contact

Référencement

Référencement
Subscribe with Bloglines


 


Boosterblog.com : Echange de clics !

 

Traduire / Translate this page

 

 

 

 


 

Annuaire et ref:

Référencé par Blogtrafic


Annuaire sites politique français - Cliquez ici

 

Locations of visitors to this page

 

 

meilleur site

www.meilleurduweb.com : Annuaire des meilleurs sites Web.
 
Référencé par Blogtrafic
 
annuaire francophone
 
 
Annuaire politique
 

BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones

Recherche

Archives

17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 11:47
Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
commenter cet article
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 08:40

Vous pourrez glisser le bulletin Martine Aubry ici à Quimper :

 

BVP-Quimper.jpg

Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
commenter cet article
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 01:29

 


 

et juste je vous fais suivre un message d'un camarade que j'ai reçu ce jour :

 

Laisses-moi te raconter le cauchemar que j’ai fait cette nuit et l’analyse que j’en tire :

 

Nous étions le 22 avril 2012 à 20h00, face à l’écran géant installé au centre culturel de Rosporden où nous nous étions réunis après une campagne joyeuse durant laquelle l’intelligence et l’humour nous avaient d’une part, fait oublier la morosité de la situation de notre pays et d’autre part, permis de surmonter une campagne très dure.

 

En effet, il avait fallu nous battre dans tous les sens, à la fois à notre gauche contre un Mélenchon agressif envers le PS, des écologistes braqués sur la sortie du nucléaire et l’aéroport de notre dame des Landes. Finalement le combat avait été plus simple avec Sarkozy, tout le monde était d’accord sur son départ, même Marine qui avait été plus populiste et surtout moins extrême dans ses propos.

 

Nous nous apprêtions donc à fêter la qualification de notre candidat au second tour, quand David Pujadas pris l’antenne, le regard sombre, il annonça une « nouvelle surprise présidentielle »…

Le Pen en tête, Sarkozy en ballotage avec notre candidat, nous allions devoir attendre toute la nuit pour connaitre les résultats et finalement voir notre champion éliminé au 1er tour.

 

Ce n’était plus de la déception qui se lisait sur les visages, mais plutôt de la colère. Car nous savions que notre système de protection sociale était définitivement enterré, et que les français des couches populaires et moyennes pour lesquelles nouas avions pourtant un projet de justice sociale basé sur une refonte de notre fiscalité, seraient les premières victimes.

 

3651 jours de militantisme n’avaient pas suffi à éviter le pire, que nous pensions pourtant avoir déjà vécu le 21 avril 2002.

 

Bref, je me suis réveillé, et j’ai commencé à me demander si ce scénario était possible, et inéluctable. Les sondages nous disent depuis 6 mois que François est le meilleur à gauche pour battre Sarkozy. Ces sondages ne nous empêchent-ils pas de réfléchir ?

 

J’ai discuté avec beaucoup de personnes qui ont participé au 1er tour de nos primaires, tous veulent éjecter Nicolas Sarkozy et la majorité d’entre eux avaient intégré le discours du VOTE UTILE, en faisant confiance aux sondages. Nombreux m’ont avoué ne pas avoir fait le choix du cœur mais plutôt celui de la raison, mais ils pensaient que François aurait fait un meilleur score, et ils n’ont pas compris le naufrage de Ségolène au profit d’Arnaud.

 

L’effet d’annonce des sondages a donné la première place à François. Devons-nous nous satisfaire de cette dynamique ?

 

 

Evidemment, il faut un rassemblement chez nous, mais ça c’est déjà acté, nous serons tous derrière le vainqueur déclaré le 16 octobre. Le rassemblement, il doit se faire au-delà de nos troupes, ce sont les électeurs potentiels de Besancenot récupérés par Mélenchon, ceux d’Europe Ecologie Les Verts, intransigeants avec la question nucléaire, qui constituent la clé de notre qualification du 22 avril prochain.

Sur ces points, François aura beaucoup de travail à accomplir, alors que Martine a anticipé et pourra se concentrer sur la campagne.

 

Alors, devons-nous déléguer une nouvelle fois la désignation de notre candidat aux instituts de sondages, dont nous ne savons d’ailleurs pas vraiment qui les finance ?

 

Je ne suis pas d’accord, et je ne veux pas revivre mon cauchemar, aussi demain je vais voter en mon âme et conscience sans tenir compte des appels incantatoires ; je vais voter pour faire vivre un espoir à gauche : quelque chose de fou, de révolutionnaire pour un militant du PS, je vais voter pour notre première secrétaire en disponibilité. Pour celle qui, soit disant, s’est engagée par défaut, sans réelle conviction …Rappelez-vous son entrée en campagne et le dénigrement subi, le fameux pacte avec DSK (Quelle horreur de faire des accords politiques !), elle ne s’est jamais plainte de ces coups bas, car elle sait qu’ils sont malheureusement inhérents à toute campagne.

Finalement elle est forte, elle va nous qualifier pour le 22 avril 2012 et faire gagner le peuple de gauche !!!

Voilà, si tu partages cet avis, n’hésites pas à voter pour LA CANDIDATE et à diffuser ce message.

 

Sincèrement socialiste,

F.C

Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
commenter cet article
15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 01:25

 


 
Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
commenter cet article
14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 09:21

Françoise Bachelier, Anne Graziana, Matthieu Gallou...ils voteront pour Martine Aubry le 16.

 

 
Le 16 octobre, ils voteront pour Martine Aubry


Françoise Bachelier, vice présidente de Brest Métropole Océane, Brest [photo]

Karim Fakri, responsable mutualiste, Brest

Jacques Juloux, maire, Clohars-Carnoët

Catherine Treussier, adjointe au maire, Quimper

Isabelle Kerouedan, responsable associative, Quimper

Nicolas Morvan, maire et conseiller régional, Moëlan-sur-Mer [photo]

Martial Anton, metteur en scène, directeur de théâtre de marionnette, Quéménéven

Anne Pichavant, adjointe au maire, Audierne

Catherine Brusseau, responsable syndicale, Brest


Hervé Larhant, médaillé paralympique, responsable associatif, Quimper [photo]

Guillaume Brillant, conseiller municipal, Peumerit

Michèle Casu, militante associative, Plouedern

Michel Gilbert, maire, Sainte-Sève

Chantal Guittet, adjointe au maire, Le Relecq-Kerhuon

Françoise Join, responsable associative, Douarnenez

 

Matthieu Gallou, doyen de la Faculté de Lettre et sciences humaines de l'UBO, Brest [Photo]

Sheilla Laclusse - Le Nost, responsable associative, Cast

Gaël Le Meur, conseillère régionale, Concarneau

Madeleine Louarn, metteure en scène, Morlaix

Anne Graziana, secrétaire fédérale à l'égalité, Plouzané [photo]

Jean-Emmanuel Boulet, militant associatif, Quimper

Claire Kowal, conseillère municipale, Châteaulin

Guy Le Sergent, conseiller général, 1er adjoint maire, Bannalec

Michel Descombes, militant associatif, Quéménéven

Annick Phan, conseillère municipale, Locmaria-Plouzané

Monique Quéré, maire, Botsorhel


Jean-Claude Bodéré, président honoraire de l'Université de Bretagne Occidentale, Brest [photo]

Marie-Josée Canevet, adjointe au maire, Scaër

Alain Le Quellec, maire, Quéménéven

Thierry Seguin, directeur de théâtre, Morlaix

Christian Plassard, conseiller général, Plabennec


Et les plus de 300 autres soutiens finistériens en cliquant ici.


Mais aussi:
Jamel Debbouze, Jean-Louis Nadal, José Bové, Marie Darrieussecq (écrivain), Axel Khan, Mehdi Baala, Jean-Christophe Rufin, Elisabeth Boyer (secrétaire générale du PRG), Denis Baupin (adjoint au maire de Paris, Europe Ecologie Les Verts), Jérôme Durain (1er secrétaire fédéral du PS de Saône-et-Loire, porte parole d'Arnaud Montebourg en Saône-et-Loire)...

Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
commenter cet article
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 18:59
Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
commenter cet article
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 11:38

debat-primaire-socialiste-393576-jpg_258950.jpg

Ce que j’ai retenu du débat hier est que Martine Aubry incarne réellement le changement, la solidité et la constance dans ses propositions.

 

Je me retrouve assez bien dans le commentaire d’Olivier Mazerolles pour une fois : "Si on veut de la solidité on va chez Aubry, si on veut quelqu'un d'aimable on va chez Hollande".

 

J’étais aussi content des revirements de François Hollande sur plusieurs sujets qui me sont chers. A chaque débat, il évolue vers les propositions que nous défendons avec constance au sein des militants et sympathisants qui entourent Martine Aubry : Le non-cumul des mandats en 2012 et pas en 2014 comme il l’avait annoncé précédemment, le renouvellement alors que sa garde rapprochée (pas tout a fait des perdrix de l’année) se voyait tous avec un poste ministériel, son adhésion ENFIN au principe du juste échange, à la nécessité des emplois d’avenir, à la sortie du nucléaire…

 

J’attends encore, il aurait fallu encore 2 débats je pense, pour qu’il revienne sur son contrat de génération. Les exonérations de cotisations sociales (et non charges svp) ne font qu’amputer les comptes de notre système de solidarité et nuisent à la pérennité de notre modèle social. François, toi qui a mis la jeunesse au cœur de tes préoccupations, ne fait pas peser sur les prochaines générations le poids de réformes hasardeuses sur leur efficacité.

 

Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est sur l’Europe et L’Internationale. Au delà des mots, il y a les actes. Martine Aubry a montré qu’elle n’attend pas d’être désignée pour travailler avec nos partenaires Européens, pour construire des relations de confiance et de travail avec les différents responsables de la gauche Européenne. Elle est prête. Il est vrai que le PS français sous la direction de Martine a nettement été plus présent au sein du PSE ces 3 dernières années que précédemment. Pour négocier, préparer les réformes radicales qui sont indispensables à la régulation de la mondialisation financière, cela présente un plus non négligeable je dirai même une condition nécessaire au succès du changement que nous voulons incarner.

 

Je pense que Martine Aubry, plus solide sur ses propositions, plus clair sur le projet  sera la plus capable d’affronter Nicolas Sarkozy. Les actes, la constance sont plus solides que des sondages pour battre l’hyper candidat de la droite.

 

Enfin, si ce n’est sur le fond, je pense aussi dommageable de changer de stratégie en cours de route. Après plus de 6 mois de leçon de moral de certains sur le danger des primaires puis sur la nécessité absolue de ne pas faire campagne sur le terrain pour un ou une candidate ce qui nuirait selon forcément selon eux au rassemblement, voila que dans les derniers jours de l’entre deux tour, les équipes Hollande vont enfin battre le pavé sur Quimper. Je suis heureux que sur la stratégie aussi, il y ait évolution. Rien ne vaut le militantisme de terrain à moins qu’il y ait de la fébrilité dans l’air…

 

Quoiqu’il en soit, Dimanche 16 octobre je vous invite à voter avec votre cœur et votre raison pour la candidate la plus solide pour battre Sarkozy et pour nous proposer un chemin à gauche : Martine Aubry et des le 17 nous serons tous et toutes rassemblé-es derrière notre candidate (ou candidat).

 

 

Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
commenter cet article
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 00:37

Mon cher Arnaud,


J’ai bien reçu ta lettre et j’y réponds avec grand plaisir.


Je veux d’abord nous féliciter collectivement du succès des primaires. C’est un grand succès pour tous les socialistes. Ensemble, depuis le Congrès de Reims, nous avons reconstruit le Parti socialiste et nous l’avons doté d’un projet, ce qui était le préalable à la réussite des primaires et de l'alternance. Tu sais combien je voulais lier les primaires et le projet, toi qui a initié l’idée des primaires  avant même le Congrès de Reims. Tu as accepté la présidence de la Convention nationale sur la Rénovation et je suis fière du travail que nous avons accompli. Avec la rénovation, la mise en place des primaires, le non-cumul des mandats, nous avons redonné sa fierté et sa force au Parti socialiste, et nous avons bien servi la gauche et la démocratie française. Parce qu’il a fallu vaincre de nombreux conservatismes, ces combats ont été difficiles et je suis heureuse que nous les ayons menés ensemble, avec l’aide, que je veux saluer, de Ségolène Royal.


La campagne des primaires et les débats que nous avons eus ont convaincu les Français de venir voter massivement dimanche dernier. C’est dire combien, loin des prévisions les plus pessimistes et des attaques de la droite, ils ont intéressé les Français. Nous avons montré un Parti vivant, nourri par le débat d’idées. La confrontation respectueuse des points de vue est féconde, là où la volonté d’unanimisme à tout prix sur fond de divisions personnelles, qui a trop longtemps prévalu à la tête du PS, stérilise la pensée et appauvrit les projets.


Au terme de ces débats, le 1er tour a dégagé une majorité claire et forte pour un changement profond porté par une gauche forte. Les électeurs ont dit leur volonté d’une politique de sortie de crise par l’invention d’un nouveau modèle économique, social et écologique. Ils ne se retrouvent pas dans une politique d’aménagement du système actuel. La volonté de battre le Président sortant est forte mais s’y ajoute une volonté de changer ce système qui a failli, une envie d’espoir, l'envie d’une société plus respectueuse, plus juste, où l’argent ne peut pas tout et où les solidarités sociales, locales et républicaines sont reconstruites. On ne battra pas M. Sarkozy avec du flou, mais avec de la clarté.


Cette aspiration majoritaire n'est pas une surprise pour moi. Elle conforte le projet que j’ai présenté au pays durant la campagne.  En 2012, la France ne veut pas seulement une alternance : elle veut une alternative. C'est ma conviction : si on change de présidence, c'est pour changer de politique. Je ne suis pas moi, par exemple, favorable à ce que nous fassions voter une règle d’or après les élections que nous avons refusée avant. De même que je ne souhaite pas associer d’anciens ministres de M. Sarkozy aux futures responsabilités. Nos électeurs ne s’y retrouveraient pas. La France ne s’en sortirait pas. Je suis persuadée que doit émerger une gauche d’après crise, porteuse d’un nouveau modèle qui associe les Français, un modèle plus viable, plus équitable, plus durable. 


Alors que le débat se poursuit entre les deux tours de nos primaires, je souhaite répondre et réagir aux propositions que tu m'as transmises. Nos valeurs sont communes, nos idées se renforcent : ta lettre me permet d'exposer concrètement et politiquement ce que je crois essentiel.


Tu connais mon engagement à reprendre la main sur la finance. C’est un préalable au nouveau modèle que nous devons bâtir : l’efficacité dans la justice ! Les mesures que j’appelle de mes vœux n’ont pas changé tout au long de cette campagne : recapitaliser les banques en faisant entrer l’Etat à leur conseil d’administration et en leur imposant en contrepartie d’une part une stricte limitation des bonus bancaires, d’autre part des obligations précises de financement des entreprises et des ménages ; séparer les banques de dépôts et les banques d’investissement, c’est essentiel pour protéger l’épargner des Français ; interdire certaines pratiques spéculatives comme les ventes à découvert ; plafonner les frais bancaires et mieux encadrer le crédit revolving qui plonge dans le surendettement de nombreux ménages ; créer à l’échelle européenne une taxe sur les transactions financières pour casser la spéculation, faire porter le poids du remboursement de la dette au système bancaire et non aux contribuables nationaux, mais aussi pour lancer des programmes d’investissement ; mettre en œuvre une agence de notation publique européenne ; interdire les relations des établissements financiers et bancaires avec les paradis fiscaux et bancaires qui sont le trou noir de la finance mondiale, ainsi qu'agir pour la suppression des paradis fiscaux à l'échelle européenne et du G20. En parallèle, nous devrons créer une Banque Publique Européenne, à partir du Fonds de Stabilisation Financière, pour empêcher la spéculation contre les dettes souveraines, et en France même, créer une Banque publique d’investissement sous forme de fonds régionaux. La finance doit être mise au service de l’économie et non l’inverse, et l'économie au service de l'humain.


Concernant le commerce international, tu sais le travail que j’ai mené au sein de notre parti pour dépasser une forme de libre échangisme dogmatique qui a trop longtemps prévalu dans nos orientations générales. Tu sais aussi que j’ai tenu à convaincre nos partenaires européens de militer à nos côtés pour une Europe qui protège son économie, ses industries et ses travailleurs. Le PSE et le SPD ont repris à leur compte nos propositions pour réguler les échanges et les rendre plus justes. C’est une avancée décisive, car, à l’évidence, nous ne pourrons pas pratiquer cette politique tout seuls. Nous avons besoin de le faire avec nos partenaires, à l’échelle de l’Europe. Aujourd’hui, une nouvelle politique commerciale européenne fondée sur une réciprocité exigeante est possible. C'est à l'Europe de la pratiquer sans attendre : nos intérêts en seront renforcés dans la compétition mondiale et nos exigences mieux prises en compte dans les négociations internationales. Europe ouverte, oui ; Europe offerte, non.


Je suis pour l’égalité dans les échanges commerciaux. L’Europe devra augmenter les droits de douane au niveau européen sur les produits ne respectant pas les normes internationales en matière sociale, sanitaire ou environnementale. Comment être de gauche sans être intransigeants sur le social et l’environnement ? Elue présidente de la République, je proposerai à nos partenaires européens de renforcer les clauses de sauvegarde et de réciprocité visant à garantir la loyauté des échanges. Il n’est pas acceptable, par exemple, que la Chine impose aux entreprises étrangères de produire localement pour alimenter son marché alors que l’Europe ne se donne pas les moyens d’obtenir la réciprocité : je ne me résigne pas à la fatalité des délocalisations de nos industries hors d’Europe. Je n’accepte pas davantage que nos marchés publics soient ouverts à des entreprises non européennes quand ceux de la nationalité de ces entreprises ne le sont pas. L'Europe doit être active, pas naïve. C'est tout le sens du combat pour la réindustrialisation que je n'ai cessé de mener depuis que je suis à la tête du Parti socialiste.


Parmi les mesures que tu évoques, je suis favorable à un contrôle national et européen de toute acquisition étrangère d’entreprises dont les technologies mettent en cause notre souveraineté. Les Etats-Unis le font. Pourquoi pas nous ? En matière de délocalisation, le principe qui doit prévaloir est simple : celui du délocaliseur payeur. Il s'agira, pour une entreprise qui réalise des bénéfices et qui ferme un site rentable, de rembourser les aides publiques, dépolluer le site et reclasser les salariés. Quant aux entreprises qui déménagent l'outil de travail ou les brevets, elles pourront être mises sous tutelle sur décision de la justice saisie par les salariés.


Je tiens aussi à préciser que la réindustrialisation de la France réclame davantage qu’une politique strictement défensive. Nos emplois industriels réclament une vraie stratégie de compétitivité-qualité : je souhaite augmenter progressivement nos dépenses de R&D ; je souhaite relancer l’investissement public national et européen dans les secteurs d’avenir ; je souhaite que les PME et leurs capacités d'innovation soient réellement soutenues par les grands groupes et naturellement par les banques ; j'entends réorienter la fiscalité et l'épargne vers l'outil productif plutôt que vers la finance et la rente. A mes yeux, la vraie performance passe beaucoup par une sécurisation des parcours professionnels pour réduire la précarité dans l'emploi, par la présence des représentants des salariés dans les instances de décision des grandes entreprises, ainsi que par la prévention des maladies professionnelles et l'amélioration des conditions de travail

Tu le vois, je plaide pour une stratégie offensive et protectrice pour la France et pour l'Europe. En cela, mon projet est porteur d'une vraie alternative qui lui permet aujourd'hui de rassembler beaucoup de celles et ceux que le débat sur l'Europe en 2005 avait divisés.

Concernant la transformation de notre économie, je suis fière d’avoir affirmé au coeur de notre projet le besoin d’un nouveau modèle. Notre volonté n’est pas seulement d’aménager ou d’humaniser le marché, mais bien de transformer le modèle de production libéral capitaliste. Plutôt que la financiarisation et la recherche du profit maximal à court terme, enrichissons notre base productive par les valeurs et les méthodes des entreprises du secteur mutualiste et coopératif. Nous les soutenons dans les Régions et les Départements que la gauche dirige, mais l'actuel Gouvernement, hélas, les ignore souvent quand il ne les méprise pas carrément.


J’ai eu aussi l’occasion, durant cette campagne, d'exprimer ma volonté de développer et de soutenir l’économie sociale et solidaire, dont j’ai rencontré de très nombreux acteurs. Il faudra leur faciliter l’accès à la commande publique. De même, je me suis engagée à favoriser, en matière agricole, les circuits locaux de l'agriculture paysanne et le renforcement des droits des producteurs face à la grande distribution et ses marges abusives : les paysans ne sont pas seulement des jardiniers du territoire, ils doivent pouvoir vivre de leur travail et subvenir aux besoins de leurs familles. Cette transformation sera d'abord sociale et écologique. Elle conduira la société française à produire, à consommer, à se déplacer autrement. J'ai pris des engagements très fermes sur la manière de conduire cette transition, à la fois en matière énergétique, pour le logement et pour les transports.


Concernant la démocratie, tu sais les engagements clairs que j’ai pris sur le non-cumul des mandats et des fonctions. J'ai souhaité, avec l'immense majorité des militants socialistes, que ces règles soient applicables dès maintenant et pour 2012 et sans attendre la loi qui doit venir ensuite. Je n'ignore pas les résistances qui s'expriment encore aujourd'hui, mais sache bien que je serai intransigeante sur ce point.


Au-delà, l’essentiel pour moi est de changer profondément la République Mon engagement est clair : je veux une nouvelle République qui mette fin à la monarchie présidentielle anachronique de la Vème République. L'échec de l'hyper-présidence Sarkozy nous montre, s'il en était besoin, la voie à ne pas suivre. Dans cette République, la mobilisation des citoyens sera l'une des conditions des changements que nous voulons. Je sais comment l'action publique peut être revivifiée par les budgets participatifs, les débats publics, les référendum d'initiative populaire, mais aussi en associant loyalement, effectivement, les réseaux associatifs, les mouvements de consommateurs, et en ouvrant largement à tous les données publiques. J'ajoute – car c'est pour moi un combat constant depuis vingt ans – que le droit de vote aux élections locales sera étendu aux étrangers en situation régulière sur le territoire national.

Je veux une République exemplaire qui combattra sans compromis ni compromissions les conflits d’intérêt – renforcement des incompatibilités de fonctions, amélioration des contrôles, surveillance accrue du lobbying – et qui sera sans merci contre la corruption ici et ailleurs. Je défendrai le principe d'inéligibilité pour les élus condamnés par la justice pour des faits de corruption. Et je réduirai de 30 % la rémunération du chef de l’Etat comme celle des ministres.

Je veux une République équilibrée, avec un Président qui préside, un Gouvernement qui gouverne et un Parlement capable de jouer pleinement son rôle de contrôle. Le Conseil constitutionnel deviendra une véritable Cour constitutionnelle, dont le mode de nomination sera revu.

La nouvelle République, c’est une justice pleinement indépendante. Beaucoup de magistrats m'ont confortée dans ce choix. Je ne transigerai pas avec l’indépendance du parquet que je réaliserai en rendant la nomination des procureurs et le déroulement de leurs carrières indépendants du pouvoir politique ; je mettrai fin par la loi aux instructions individuelles qui ont été réintroduites par J. Chirac puis N. Sarkozy depuis 2002. De même, le statut pénal du chef de l'Etat et des ministres sera révisé afin qu'ils répondent de leurs actes devant des juridictions de droit commun, comme tout citoyen. J’abrogerai les dispositions choquantes du code pénal que sont les peines planchers et la rétention de sûreté, et j’engagerai une profonde réforme du code de procédure pénale. Je maintiendrai la spécificité de la justice des mineurs. Je rendrai la justice et la défense accessibles à tous, notamment par une revalorisation de l’aide juridictionnelle.


La nouvelle République, c’est aussi le pluralisme des médias. Il faut en finir avec cette spécificité française qui voit les principaux médias écrits et audiovisuels appartenir à des groupes de l'armement ou des travaux publics qui vivent de la commande publique. J'imposerai par la loi des règles anti-concentration pour consacrer l’indépendance des rédactions.


Ces engagements exigeront des modifications législatives et constitutionnelles profondes que je soumettrai aux Français par référendum. Nous procéderons à la révision la plus importante de notre loi fondamentale depuis son établissement par le Général de Gaulle et Michel Debré. Nous ferons entrer notre République dans le XXIème siècle.

Dès 2012, je tiens aussi à le rappeler, il ne faudra pas attendre les modifications constitutionnelles pour s’attaquer concrètement aux problèmes des Français. Le vote de dimanche dernier a confirmé la grande aspiration des Français à plus de justice sociale. Il faudra refonder notre système éducatif, rétablir l’accès à la santé pour tous, rendre effectif le droit au logement, garantir le droit à une retraite décente et l’âge légal de départ à 60 ans, permettre la revalorisation des salaires et notamment du SMIC, agir pour le pouvoir d’achat en encadrant certains prix et revoyant la tarification des biens essentiels comme l’eau et l’énergie.


Cette réponse que je t'adresse confirme et approfondit la Lettre que j'ai écrite aux Français en août dernier. J'y disais notamment : « En Europe comme en France, nous savons bien que la crise n’est pas ponctuelle. Il ne suffira pas d’éteindre des incendies, toujours plus coûteux, mais bien d’être les architectes d’un nouveau modèle de développement économique, social et durable ».


Depuis des mois et des semaines, je fais une campagne de propositions, pas de communication ni de clientélisme. Je resterai constante, fidèle à ce que je suis et à ce que j’ai dit aux Français. C’est cela aussi la morale en politique. Tu seras d’accord avec moi pour dire que la première rénovation en politique, c’est de défendre ses idées devant ses électeurs et de respecter le mandat que l’on a reçu d’eux.


Sur cette base claire et ambitieuse, je souhaite qu'ensemble, nous puissions continuer pour la France en 2012 le travail que nous avons déjà accompli depuis 2008. Nos convergences ne sont pas de façade ou de circonstance. Tu peux compter sur moi et j’espère pouvoir compter sur toi. Nos électeurs nous regardent : dimanche, je ne doute pas qu’ils feront le choix d’un vrai changement et d’une gauche forte.


Bien amicalement à toi,

 

Martine Aubry

Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
commenter cet article
11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 21:46

 

Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
commenter cet article
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 22:56
Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
commenter cet article