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Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale

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Du rejet du modèle libéral européen au sacre néolibéral de Sarkozy

Un an après le 29 mai

Aujourd'hui, anniversaire de la victoire du non au traité constitutionnel européen en France. Je vous avouerai que même en ayant mis de l'eau dans mon vin, cette victoire me laisse un goût amer.

Ce traité était largement imparfait mais je reste convaincu que son adoption aurait été plus profitable que l'état dans lequel on est aujourd'hui. Le plan que Sarkozy est en train de concocter est la pire des solutions. Premièrement, elle bafoue la décision du peuple, pour moi pour tout nouveau traité, un référendum est nécessaire. Deuxièmement, c'est le renoncement à une Europe politique d'envergure, une Europe sociale et solidaire.

Depuis un an les analyses pour comprendre ce rejet s'accumulent, se contredisent et pourtant tout le beau monde politique s'accorde à dire qu'il a retenu les leçons de ce scrutin.

Mes amis défenseurs du non m'ont longuement expliqué ce rejet du TCE par le rejet des français du libéralisme et du capitalisme sauvage qui était en train de prendre prise sur nos sociétés occidentales et de la volonté réelle de construire un monde plus solidaire moins individualiste.

J'aurai bien voulu y croire. Même si je pense que beaucoup de citoyens ont voté non pour ces raisons, je reste aussi convaincu qu'ils n'étaient pas majoritaires et la nette victoire du champion du libéralisme français voire européen qu'est Nicolas Sarkozy.

Je suis au regret de dire que je n'ai aucune explication tangible pour ce vote non qui pourraient contredire l'une ou l'autre des analyses qui ont été faites. Mais je ne crois pas, ou ne veux pas croire, que ce vote résulte uniquement du rejet du gouvernement Raffarin ou d'un électorat zapping . Peut être doit on rechercher du côté de la quête vaine d'un absolu, du traité idéal, du monde parfait...

Ou peut être que les français ont besoin de clarté ou de clarification, de socle solide et réfléchi, qu'il ont assez de l'improvisation. Et autant le Traité pouvait paraitre opaque, incompréhensible, autant le projet de Nicolas Sarkozy leur est apparu comme limpide, transparent.

En un mot, clarification, un mot qui sonne comme un écho à toutes nos occasions manquées...

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J
Coucou, Karim, je pense néamoins qu'il faut deconnecter le vote du traité à celui de la presidentielle. Sinon, à la lecture de la presidentielle, les partis appelant à voter non représentent 10%. Je pense qu'au moment du traité, l'opinion Française a voté pour une minorité pour le protectionisme, et une grande partie pour une europe sociale, mais cela n'est que mon avis!!. Longue vie à PINK ELEPHANT.<br /> Jean Marc
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K
Jean Marc, mon interrogation n'est pas de dire que le vote à la présidentielle et le vote du référendum sur le TCE sont totalement connecté mais que la réflexion selon laquelle le vote non est expliqué par le rejet du libéralisme (même si je pense et j'en suis un exemple que des personnes ayant voté oui veulent aussi réguler ce libéralisme sauvage) n'est pas intégralement  justifié.<br /> Pour rappel 53% des français ont opté pour un modèle néolibéral à l'élection présidentielle. Et à moins que les citoyens changent radicalement d'avis en 1 an, je pense qu'au moment du référendum, d'autres facteurs que la lutte contre le libéralisme sauvage ont motivé le résultat du vote...
E
Et si tout simplement les français avaient voulu dire qu'ils souhaitaient une europe plus proche d'eux, plus préoccupée par leurs problèmes, moins technocratique et plus démocratique, une europe qui ne se contente pas de faire une fixation sur le libre échange mais qui cherche à  construire des solutions, une europe qui ne se donne pas comme seul indicateur de réussite le respect des critères de maastricht, une europe qui place la recherche, l'environnement, l'emploi et le développement durable au coeur de ses priorités, une europe plus volontariste et moins contraignante<br /> J'avais voté oui sans hésitation mais sans grande illusion, j'espère toujours aujourd'hui que cette défaite fasse réfléchir : l'espoir fait vivre...
Répondre
K
Merci pour ce commentaire plein de bon sens...Une vie sans espoir ne servirait à rien...Et je veux continuer à rêver de cette Europe que j'appelle de mes voeux!