Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
L'angoisse et
Ce
Le thème était le moral des cadres. Rien à signaler jusqu'à cette question qui m'a vraiment troublé et qui a mis dans l'embarras la télésondeuse.
La question de la mort: "Parmi ces mesures que veux mettre en place le nouveau gouvernement, donnez moi les 3 que vous jugez prioritaires?"
A ce moment là je me dis déjà "Aie, je vais avoir du mal".
Et au fur à mesure qu'elle énonçait les propositions, l'angoisse n'a fait que croître.
Abaissement de la majorité pénal, suppression des droits d'héritage, défiscalisation des heures sup, révision du droit de grève, suppression de la carte scolaire...
Et oui comme une douleur anesthésiée qui se réveille peu à peu, je me rappelle que chacune de ces promesses figurait dans le programme de Sarkozy. Comment donner les prioritaires en sachant que je suis fondamentalement, viscéralement opposé à chacune de ces mesures. Je ne suis pourtant pas dogmatique et je sais reconnaître une bonne mesure même si c'est la droite qui l'a propose mais là chacune de ses mesures se heurtent violemment à mes valeurs, à mes convictions...
Je réponds simplement à la pauvre employé du sondeur:"à aucune, je suis opposé à chacune de ses mesures". Et là, c'est elle qui se trouve dans l'embarras, le sondeur n'avait pas prévu de case pour une autre réponse.
Peut être que même les sondeurs ont cru que tous les français avait retourné leur veste à l'image de certains, et en reniant leur conviction avaient adopté l'idéologie Sarkozyste. Ou peut être, mais là je serai vraiment malveillant de dire cela, les sondeurs orientent les réponses des sondés en formulant des questions qui présupposent que tous sont en accord avec notre cher nouveau président omnipotent et omniscient.
En tout cas l'effet a été immédiat, ma motivation pour faire gagner le candidat socialiste de ma circonscription (Jean Jacques Urvoas) a été plus que boosté. Je ne veux pas que Sarkozy ait carte blanche pour karcheriser tout notre modèle social et humaniste.
Le 10 et 17 juin, je voterai pour la gauche, je voterai socialiste, je voterai Jean Jacques Urvoas.