Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
Ce soir, je suis allé voir Angel au Chapeau Rouge à Quimper.
Un film assez surprenant au vu des autres oeuvres de François Ozon. Rien à voir avec SITCOM, Swimming Pool, le temps qui reste ou 8 femmes... Quoique, les prises de vue sont toujours aussi soignées, la lumière, les couleurs, les paysages toujours aussi merveilleuses et les acteurs(rices) sublimé(e)s.
En véritable amateur des films et courts métrage d'Ozon, je sors de ce film assez décontenancé. C'est la première fois que je me demande si j'ai simplement aimé ou beaucoup aimé ce long métrage.
En fait je pense au fond que ce film m'a touché, a réveillé en moi ces questions troublantes sur les faces plus ou moins cachées de nos identités qui heurte notre morale, sur ces "soi-disant" mauvais penchant de notre personnalité.
Angel nous décrit une femme pas si égocentrique que cela ne parait aux premiers abords mais plutôt en rupture avec la réalité du monde. Elle refuse de voir ou de vivre dans le monde réel, de faire face aux dures réalités de la vie et se réfugie dans un monde à l'eau de rose qu'elle imagine, qu'elle décrit dans ces romans et qu'elle tente de réaliser avec les armes de la fortune et de
Angel
Quand on voit l'engouement pour les casting de la nouvelle star, des télé réalités... on voit des milliers d'Angel contemporaines qui espèrent trouver le bonheur, régler tous les problèmes par leur "starisation" et non forcément par la réalisation d'une passion. La fuite pour seul moyen d'échapper à ce monde en mouvement, sans repère et dont on ne voit pas où il va.
A force de sanctifier, sublimer, fantasmer ces rêves, des hommes ou des femmes, on finit par tomber sans pouvoir se relever
En fait, plus je tente de décrire mon ressentit, plus je pense que ce film est en fait salvateur.
Vivre la réalité, vivre les petits bonheurs quotidiens, agir pour changer cette société, s'engager dans la vie réel, rêver sans vivre dans ses rêves...voilà le chemin du bonheur.