Feu la politique de Donald Rumsfeld, yes !!!
Robert Gates, désigné pour succéder à Donald Rumsfeld à la tête du Pentagone, a été auditionné, mardi 5 décembre, par la commission des forces armées du Sénat.
Il a souligné qu'il était personnellement ouvert à de nouvelles idées sur l'Irak, mais que le président Bush restait seul à décider si des changements étaient nécessaires et lesquels.
Intérrogé par le sénateur démocrate
Byrd, il a montré un nouveau visage de la politique américaine dans sa lutte contre le terrorisme. Ses propos étaient mesurés, diplomates et soucieux de rétablir le dialogue. Plus de diplomatie et moins de démonstration musclée et stérile.
Il marque la fin de l'aveuglement du gouvernement américain sur son action catastrophique et contre productive en Iraq."Le cap que nous suivrons l'année prochaine ou dans les deux années à venir déterminera si les peuples américain et irakien, et le prochain président des Etats-Unis, assisteront à une amélioration lente et régulière de la situation en Irak et dans la région, ou s'ils seront confrontés au risque très réel d'une conflagration régionale" a-t'il déclaré tout en se montrant ouvert à des solutions alternatives. La phrase la plus commentée est sans conteste l'aveu que l
es USA n'était pas en train de gagner cette guerre.
De même sur l'Iran ou la Syrie, il préfère réouvrir le dialogue plutôt que d'envisager des solutions militaires.
Ceci est encourageant même s'il faut rester prudent. La personnalité et le parcours de Robert Gates montre que c'est une personne pragmatique et prudent mais qui a son lot de casseroles notamment dans
le scandale de l'Irangate. Mais à coté des néo-conservateurs qui pullulent autour de Bush, c'est presque un modéré.
En tout cas, c'est plus rassurant de l'avoir à la tête du Pentagone que Rumsfeld et ses propos ne vont pas dans le sens contraire. Peut être est ce le début de la fin du cauchemar de la politique militariste américaine...
I hope!