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Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale

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Sans Retour au théatre de Cournouaille

Voyage dans la folie du monde

Je suis allé ce soir voir "Sans retour", une pièce dansée de François Verret au Théatre de Cournouaille. Une première pour moi.

C'est en effet la première fois que je rentre dans ce théâtre. Je ne peux tout de même pas continuer à radoter en permanence que Quimper dort, que culturelle ment malgré le dynamisme des associations, cette ville n'a pas la dimension qu'elle mériterait, et ne pas me déplacer quand une occasion se présente.

Sans retour présente des tableaux d'un esthétisme fabuleux. Dans un décor épuré,
6 danseurs évoluent sur différentes musiques (du classique au hard rock) dans une atmosphère mêlant folie et sentiment de liberté infini, aliénation et poésie.

Ils nous proposent des performances de contorsionniste, de claquettes, d'équilibriste, de danse quasi-tribales en résonance décalée à la lecture de texte ou aux chants de Dorothée Ningabire Munyaneza. Le tout dans un mouvement perpétuel fait de chutes, de sauts, de lutte contre les éléments, passant de la révolte à la tendresse, de la conquête au renoncement au sursaut.

Des effets techniques complètent la magie dégagée de la force des danseurs. Jeux de lumière, effets de soufflerie, jeux avec des planches.

On peut tout de même regretter l'utilisation parfois abusive de ces effets. On n'aurait pu éviter la énième soufflerie des  gros ventilateurs par exemple. Une autre petite critique est celui du sentiment d'un spectacle très "in" utilisant les codes des spectacles très à la mode, un peu cercle fermé des gens du moment. Mais ce n'est peut être que mon sentiment et c'est surtout pour trouver une critique.

"François Verret met en scène ce que les mots échouent à dire. Un paysage poétique forgé de mystérieuses mémoires, ombres, traces, signes. Sans retour ouvre une voie où projeter l’imaginaire et son destin, celui de la création comme geste porteur d’une utopie.
Un espace commun où il serait possible de vivre autrement ensemble. "
Irène Filiberti




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