
J'ai bien entendu regarder DSK hier chez Arlette Chabot. Cela ne vous surprendra pas surtout pour mes fidèles lecteurs, je l'ai trouvé très bon. Il s'est montré pédagogue, clair et ne s'est pas laissé embarqué et de tres habile manière sur les sujets de politique stricto française.
La tentation est grande, au delà de l'explication de la crise et des solutions que suggèrent le FMI, les journalistes français, et nous ne leurrons pas, il n'y a pas qu'eux, attendaient le signe d'un retour ou d'une ingerence du président du FMI dans la politique française et dans le PS.
Ce ne fut pas le cas et malheureusement les polemiques stériles sur les tractations des uns ou des autres pour préparer le terrain à DSK pour 2012 vont continuer.
Ma position sur le sujet: Je n'irai pas à dire comme JJU que DSK est "un imam caché "ou que "certains l'attendent comme un sauveur" (JDD du 25/03), je pense et cela tres sincerement que chacun doit jouer son rôle aujourd'hui et que c'est cela qui conditionnera le choix en tout cas le mien pour 2012. DSK doit continuer de jouer son rôle au FMI et poursuivre les réformes qu'il a initiées c'est cela que j'attends d'un socialiste, qu'il change les choses. Martine Aubry doit continuer de reformer le PS comme elle le fait aujourd'hui. Je trouve d'ailleurs qu'elle le fait de fort belle manière et qu'en continuant dans ce sens, elle permet aux socialistes de se reconcentrer sur l'essentiel: "réfléchir au monde de demain et inventer les outils qui permettront d'oeuvrer pour une société meilleure, plus digne, plus solidaire. Si elle y reussit elle sera une candidate naturelle du parti (si elle le souhaite). Je suis et je reste un strausskhanien, je suis et je reste un aubriste ou tout simplement je suis et je reste socialiste et cela sans problème ni schizophrénie.
Mais 2012 ne pourra pas être gagner par un socialiste (quel qu'il soit ou qu'elle soit), si au niveau des institutions mondiales qu'ils président, au niveau national du parti, on ne reussit pas à démontrer que les réponses socialistes sont les plus adaptées et les plus crédibles pour notre époque, et c'est cela tout le travail que l'on doit accomplir ces prochains mois, ces prochaines années. Alors mettons nous au travail et laissons un peu de côté notre passion pour les stratégies politiciennes (de toute façon elles sont généralement vouées à l'échec).