Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
Quimper, mon choix
Je crois aujourd’hui possible de faire un aveu : on peut tomber amoureux d’une ville. Je ne me lasse ni des marronniers des quais, ni de la promenade du Frugy, ni de l’Odet et de son va et vient quotidien. Je m’arrête encore pour regarder les flèches éclatantes de la cathédrale surtout quand le ciel est d’un bleu de pureté. Il y a évidemment d’autres lieux que chacun peut préférer. La liberté doit être respectée donc la mienne.
C’est ce lien avec la ville qui me pousse à solliciter la confiance de ses habitants pour en devenir le maire. J’ai dit un jour que je faisais partie du mobilier urbain. Il doit y avoir un peu de cela dans ma volonté. En même temps, je connais les difficultés sociales de beaucoup de Quimpérois. Ce n’est pas parce que la ville est belle que tout le monde y a la vie facile. Je sens bien que son développement est à la peine et qu’elle a besoin d’un coup de fouet. J’entends aussi qu’elle est attendue dans toute la Cornouaille et qu’elle a besoin de regagner la confiance de son agglomération. Elle peut aussi se montrer exemplaire dans ses projets d’environnement. Ses atouts ne manquent pas : ils ne demandent qu’à être mobilisés. A lui seul un maire ne peut pas soulever des montagnes. Il peut fédérer, rassembler, animer, encourager, communiquer sa passion, diffuser son énergie. Avec les cinq lettres du mot MAIRE, on écrit aussi le mot AIMER. Alors….
Bernard Poignant