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Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale

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Le labyrinthe de Pan

Un conte fantastique sous l'ère franquiste

18680999-w434-h578-q80.jpgCanal+ diffusait hier le fabuleux film de Guillermo Del Tero : "le labyrinthe de Pan". Ce conte fantastique "pour adultes" nous entraine dans un univers de fée, de légende sous fond de guerre civile espagnol et de la dictature franquiste. Digne d'un très bon Tim Burton, Guillermo Del Toro nous fait entrer dans un univers riche en couleurs, fort en émotion. Un pur moment de plaisir.

"À mes yeux, le fascisme est une représentation de l'horreur ultime et c'est en ce sens un concept idéal pour raconter un conte de fées destiné aux adultes, explique Guillermo Del Toro. Car le fascisme est avant tout une forme de perversion de l'innocence, et donc de l'enfance. Pour moi, le fascisme représente en quelque sorte la mort de l'âme car il vous force à faire des choix douloureux et laisse une trace indélébile au plus profond de ceux qui l'ont vécu. C'est d'ailleurs pour cette raison que le véritable monstre du film est le Capitaine Vidal, qui est incarné à l'écran par Sergi Lopez. Un monstre bien réel comparé à ceux qui évoluent dans le labyrinthe. Le fascisme vous consume à petit feu, pas forcément physiquement, mais au moins spirituellement."

Parallèlement à ce film, j'ai lu dans la presse aujourd'hui "Courrier international" que l'église espagnole avait un pas vers la reconnaissance de son rôle sous la dictature franquiste.

"Il est président de la Conférence épiscopale espagnole et, surtout, il est sur le départ. Mgr Ricardo Blázquez a, le 19 novembre, effaré beaucoup ses collègues hiérarques de l'Eglise catholique espagnole en adressant à la société des excuses exceptionnelles. Le cardinal, en effet, a demandé pardon pour les "actions concrètes" de membres de l'Eglise pendant "les années 1930", c'est-à-dire pendant la seconde République espagnole et la guerre civile.

Jusqu'à présent, explique
El País, les évêques avaient toujours considéré que l'Eglise était une victime de cette période, alors même, ajoute le quotidien madrilène, qu'elle a impulsé et soutenu le coup d'Etat qui a abouti à la guerre civile à partir du 18 juillet 1936. Ces déclarations surviennent après la béatification à Rome, le 28 octobre dernier, de 498 martyrs religieux de la guerre civile."

Reste maintenant à régler le sujet du patrimoine national espagnol toujours aux mains de la famille de Franco, fruit d'une étrange pacification à la chute du Caudillo...
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