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  • : Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 23:28
Cette fois ci c'est qui qui s'y colle pour lui envoyer un bouquet de fleur ?
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Published by Karim Ghachem - dans Politique
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 13:24

Le 9 février 2009

Lors de ses vœux aux personnels de santé, le 9 janvier, à Strasbourg, le chef de l’Etat a répété que les problèmes de l’hôpital ne tenaient pas aux moyens mais à une mauvaise organisation. Pourtant, en période hivernale notamment, le manque de lits est flagrant et les personnels hospitaliers, en sous-effectif, ont dumal à faire face. Pour Patrick Pelloux,médecin urgentiste et président de l’Amuf (association des médecins urgentistes de France), la droite privatise et détruit la notion d’hôpital public.


Quel est l’état des hôpitaux de France aujourd’hui ?

On peut être positif et considérer que les hôpitaux cherchent à avoir un accueil social le plus abouti possible, en mettant en place des Samu sociaux par exemple.
Mais le constat général est catastrophique. Le déficit de l’hôpital public dépasse le milliard d’euros. Pourtant les divers plans mis en oeuvre depuis 2002 visaient la fin des déficits. Il s’agissait notamment des fameuses recettes du professeur ministre Mattei. Tout ça est un échec. La notion d’hôpital- entreprise a, par ailleurs, cassé considérablement le rythme de décision collégiale et de démocratie sociale dans les hôpitaux, non seulement avec la tarification à l’activité mais aussi avec la naissance de pôles hospitaliers et la nouvelle gouvernance. Et surtout une pléthore d’administratifs et de technostructures sont mises en place sans qu’on en voit l’utilité. Un département d’étude de veille sur les urgences a ainsi été créé à la direction générale de la santé, il y a deux ans. Il ne sert strictement à rien. Il ne verrait même pas une épidémie de choléra ! Martine Aubry et Bernard Kouchner avaient créé l’institut national de veille sanitaire. Il faut le faire vivre, lui donner des prérogatives, lui permettre d’avoir autorité sur les hôpitaux pour exiger de laisser des lits ouverts lorsqu’il y a une épidémie de grippe. C’est ça la modernité.

Comment expliquer le manque de places dans les hôpitaux, en partie à l’origine de la récente série de drames ?

Ce n’est pas la première fois que ça arrive malheureusement. D’abord beaucoup d’hôpitaux ont des contrats de retour à l’équilibre avec des restrictions de budget telles qu’ils doivent se passer de personnel soignant. Pour la première fois de l’histoire de l’hôpital, le plan Bachelot prévoit le licenciement de 20 000 personnes dans les établissements publics de santé. Au CHU de Nantes, du Havre ou de Nancy, des bureaux de reclassement ont été ouverts. Alors qu’on constate un manque de personnel, on lui demande de s’en aller. Cet hiver, c’est la canicule à l’envers. La pénurie qui existe pour les lits est absolument délirante.

Les personnels accumulent donc les heures supplémentaires…

Oui, et non payées. Car, n’en déplaise au Président, le plan d’application qui devait être mis en oeuvre dans le cadre de l’instauration des 35h pour payer les heures supplémentaires a tout simplement été abandonné. Après, c’est facile de mettre sur le dos des 35 heures tous les problèmes de l’hôpital. Le progrès social n’est pas l’ennemi de l’organisation et de la modernisation des hôpitaux. Il faut simplement donner les moyens au progrès social. Le pouvoir actuel peut bien avoir un discours dégoulinant de compassion en disant que les infirmières sont formidables et les médecins très beaux. Mais à côté de ça, il ne paye pas ce qu’il leur doit. La modernité serait de reconnaître le temps de travail en heures des personnels de l’hôpital et de le payer. À l’heure actuelle, l’État ne l’entend pas de cette oreille. Je connais un ambulancier qui cumule plus de 1000 heures supplémentaires non payées. Et quand il demande à être rémunéré, on lui répond qu’il n’y a pas de budget. Il a donc proposé de prendre tous ses jours en repos. On lui a rétorqué que c’était impossible étant donné le manque de personnel.

Sarkozy estime qu’il ne s’agit pas d’un manque de moyens mais d’un problème d’organisation et d’efficacité…

C’est un écran de fumée.Tout le monde peut être d’accord avec ce discours. Mais l’application ? Zéro. Rien. On a fermé 100 000 lits d’hospitalisation au cours des dix dernières années. Le budget des hôpitaux s’écroule. On a des plans de licenciement. Jamais, au contraire, on a autant réorganisé. En regroupant des structures. En fermant des maternités et des services de psychiatrie. Est-ce que ça a amélioré les choses ? Non. Au final, le système hospitalier est totalement désorganisé. Au classement européen EHCI des hôpitaux, nous arrivons en dixième position. En 2007, nous occupions la première place.
La dégradation est indéniable. Le personnel hospitalier, les médecins en première ligne, passent aujourd’hui leur temps au téléphone à trouver des places pour les malades au lieu de les soigner. C’est intolérable.On nous parle de performance économique. Mais la rentabilité appliquée à l’hôpital est contradictoire avec l’idée même de service public de la santé. On ne calcule pas nos actes, on soigne des êtres humains !

Pourtant, le Président a précisé que 23 milliards d’euros supplémentaires avaient été accordés à l’hôpital entre 1998 et 2008…

Ce n’est pas aussi simple. Le déficit s’est creusé entre 1998 et 2008 notamment à cause de l’augmentation du nombre de personnes âgées en France. Entre ces dates, il y a également eu la canicule. Et les différents plans de « modernisation » mis en place ont eu un coût. Notamment le plan hôpital 2006- 2007 qui a instauré la notion d’hôpital entreprise. De soi-disant réinvestissements pour construire de nouveaux bâtiments étaient prévus. Mais le fonctionnement en auto-financement des établissements hospitaliers les a endettés. Ainsi pour occuper ces nouveaux bâtiments, les hôpitaux et l’État devront les louer à des prix prohibitifs aux gros consortiums de bâtiment public. C’est ridicule.

Un nouveau projet de loi baptisé Hôpital Santé Patients Territoires (HSPT) sera discuté le mois prochain au Parlement. Il est censé réorganiser les établissements hospitaliers et les adapter aux exigences du XXIe siècle. Qu’en pensez-vous ?

Ce projet de loi ne servira à rien. Il est empreint du même néo-libéralisme que défendait Margaret Thatcher dans les années 1980 : en réalité,on veut privatiser le plus possible l’hôpital, donner un maximum d’avantages aux grandes multinationales de la santé. C’est enlever la démocratie en supprimant les conseils d’administration dont les maires occupaient la présidence. C’est mettre fin à toute notion de proximité. Ce plan n’est ni pour l’hôpital ni pour les patients. Il va démanteler les territoires.
Mettre en oeuvre un directoire en remplaçant les maires à la présidence des conseils d’administration par des dirigeants formés dans le privé ne va rien améliorer. Certains maires étaient des incapables, d’autres étaient bons. Comme il y a des ministres de la santé incapables et d’autres qui entreprennent de vrais changements.
L’Etat fait preuve d’une certaine perversion car il passe son temps à dire qu’il veut renforcer le service public en utilisant des termes comme « efficacité ». Le plan de communication est excellent. Mais dans les faits, il tue le service public à l’hôpital.

Quelles sont alors les mesures à mettre en oeuvre pour améliorer l’offre et la qualité de soins pour tous à l’hôpital ?

Reprendre l’idée d’une taxe Tobin sur le grand capital et les mouvements boursiers en l’appliquant aux profits réalisés par les grandes industries pharmaceutiques. C’est la sécurité sociale qui fait leur richesse. C’est elle qui donne de l’argent aux grands groupes des maisons de retraite, comme Korian. Ils s’enrichissent et envoient ensuite leurs dividendes aux actionnaires, via les fonds de pension. Ce serait un moyen d’accroître le financement de l’hôpital public. Une mesure de justice sociale en somme.

De plus, à l’origine, dans les statuts de la sécurité sociale, on ne pouvait pas faire du profit sur la maladie des êtres humains. Il y avait une modernité que l’on n’a plus. Le discours du Président n’évoque pas du tout ces questions. Quant à une meilleure organisation, personne n’en demande moins. Mais encore faut-il que les suppressions de postes ne viennent pas empêcher nos hôpitaux de prendre en charge les patients.

Propos recueillis par Fanny Costes

Site du PS


Voir aussi les remèses de la gauche pour l'hopital

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Published by Karim Ghachem - dans Politique
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 13:30

Samedi, j'étais à Logonna Daoulas pour la journée des secrétaires et trésoriers des section PS du finistère. Un cadre très agréable entre mer et bois pour une journée de travail interressante.

Tour à tour les nouveaux secrétaires fédéraux nous ont présenté leurs projets et feuilles de route pour les trois ans à venir et ont échangé avec les secretaires de section sur leurs attentes, leurs difficultés, leurs propositions.

L'après midi fut consacrée quant à elle aux prochaines élections européenne avec un état des lieux de l'opinion, un historique des précédentes campagnes et un propos de Bernard Poignant résumant le contexte et le manifesto (Base du programme de l'ensemble des parti socialistes et socio-démocrates européens). S'en est suivi un débat assez riche et animé.

Une belle journée de travail !

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Published by Karim Ghachem - dans Politique
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 08:52

Jeudi midi, Les responsables des partis de la gauche quimpéroise (PS-PC-UDB-PRG-Verts) ont donné une conférence de presse commune pour dénoncer les dangers de la loi Bachelot qui sera présenté cette semaine au parlement.

C'est toute la politique de droite du paiement à l'acte de Douste Blazy à la loi Bachelot en passant par les franchises médicale qui remet en cause la politique de santé publique en France qui longtemps a été donné en exemple à l'extérieur de nos frontières.

Nous sommes conscient qu'il y a des réformes à faire pour maintenir un haut niveau d'accès au soin de qualité mais nous refusons de toujours considérer la santé comme un coût, c'est l'un des premiers investissements que doit faire l'Etat.

Dans le plan de relance des socialistes, il est proposé:
-Le retrait immédiat du plan social engagé par le gouvernement (20 000 postes en 2009)
-L'adaptation du mode de financement pour lutter contre les effets pervers des règles actuelles de la tarification à l'activité
-Le lancement d'un plan de modernisation de l'hopital d'un montant de 1.4 milliards d'euros poursuivant l'égal accès aux soins pour tous et de la préservation du rôle de l'hôpital public au coeur de l'excellence du système de santé.

Pour la conférence de presse, vous retrouverez les articles dans les éditions du vendredi du Télégramme et Ouest France.

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 12:20

C'est un grand plaisir de voir qu'enfin, à de belles paroles suivent des actes forts.

En effet, comme annoncé par Martine Aubry dimanche, une règle de non cumul des mandats va être imposée aux candidats socialistes pour les élections européennes de juin prochain (décision de la commission électorale qui s'est réuni hier).

Pour pouvoir postuler  il ne faudra pas être : député, sénateur, président de région, président de conseil général, président de communauté d'agglo ou d'intercommunalité, ou maire. Cela veut dire que pour être candidat(e), si on exerce l'un de ces mandats, il faut en démissionner d'abord !

C'est un premier grand pas de la rénovation nécessaire de notre parti et des partis politiques en général. Je reste persuadé que le cumul des mandat nuit gravement au bon déroulement de nos institutions et à l'expression démocratique.

Mais le chemin reste long pour arriver à un non cumul de tout mandat  et notamment à la limitation du nombre de mandat dans le temps

A suivre et encore bravo à Martine pour avoir su obtenir cette résolution

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 10:59

Je me rappelle certains discours de notre cher candidat président sur les patrons voyou à Toulon en 2007, je me rappelle des phrases dures prononcées par lui toujours à Toulon en fin 2008 dénonçant ce capitalisme financier qui seul aurait été responsable de la crise que nous traversons.

 

Que dénonçait il au fait ?

 

Des patrons voyous qui s’octroyaient des augmentations de salaires alors que leur société était en crise.

Le patron de l’Elysée ne s’est il pas octroyé une augmentation de salaire de 140% en 2008. N’a-t-il pas fait dans le même temps croître le budget de fonctionnement du palais de 12%. De là à utiliser le même qualificatif pour notre monarche national il n’y aurai qu’un pas

 

Des sociétés qui préfèrent jouer le court terme en distribuant à leurs actionnaires des dividendes alors qu’elles licencient et qu’elles n’investissent pas dans l’appareil productif ?

Notre gouvernement n’a-t il pas et ne va-t-il pas continuer de reverser à ces actionnaires électeurs à travers la loi TEPA plus de 15 milliards d’euros alors que rien que cette année il compte supprimer plus 50 000 postes dans la fonction publique (Hôpital, Education …)...

 

Les discours se suivent, ils ont parfois des accents gaulliens, d’autres  des accents évangéliques ou au contraire gauchistes mais les actes sont toujours les mêmes : Casse du système social, avantages indécents à son clan, à ses amis etc…

 

Mobilisons nous pour montrer aux français qu’une autre politique est possible, qu’une nouvelle voie vers un autre modèle de société se dessine.

 

Merci à Placide pour l'illustration.

 

 

 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 16:16

J’étais dimanche, avec quelques camarades finistériens, à la mutualité pour une rencontre des secrétaires de section du parti socialiste en présence de la nouvelle direction élue à Reims. Ce fut une journée studieuse, avec beaucoup d’intervenants de qualité qui nous ont détaillé les axes du contre plan de relance des socialistes : un plan d’urgence massif, un plan équilibré entre pouvoir d’achat et investissement et un plan qui ouvre les voies vers un nouveau modèle de société.

 

Ce dimanche, j’ai ressenti l’enthousiasme des secrétaires de section quelque soit leurs sensibilités, contents de retrouver le chemin du travail et de la réflexion commune, armés d’un vrai dispositif de dialogue avec les citoyens et fiers de retrouver l’ensemble des forces de progrès dans la rue, aujourd’hui, pour travailler ensemble, demain.

 

Je relèverai un engagement parmi tous, celui du non cumul des mandats et de l’engagement d’effecteur un mandat complet qui va être demandé aux futurs candidats aux élections européennes. Vu l’enthousiasme que cette proposition a suscité dans la salle, j’espère que chacun à son niveau, dans sa fédération sera vigilent et alerte sur ce sujet car c’est selon moi la première étape essentiel pour redonner ces lettres de noblesse à la Politique.

 

Enfin, Martine Aubry, même si chacun de vous sait pertinemment que je ne suis pas totalement objectif, s’avère de jour en jour une première secrétaire à la hauteur des enjeux : combative sans tomber dans les propos de caniveau, collective en tendant constamment la main aux autres, responsable en mobilisant les talents pour que le PS soit une véritable force de propositions. Je retrouve enfin dans la direction ce que je considère être le véritable sens de l’engagement politique.

 

Lire le discours de clôture de cette journée de Martine Aubry

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 22:54
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 22:26
Ce matin, comme la plupart de mes camarades socialistes, comme la majorité du peuple de gauche et comme une grande partie des français, j'ai participé aux manifestations pour exiger du gouvernement qu'il agissent vraiment contre la crise. qu'il relance l'investissement, le pouvoir d'achat et la consommation, qu'il protège les salariés. A Quimper, on etait aux alentours de 15 000 manifestants de tous horizons, de toutes sensibilités syndicale, de toutes affinités politique (enfin presque je n'ai pas vu d'UMP).

Contrairement au "bon" mot du président, aujourd'hui quand il y a une grève en France ça se voit et en plus plus des 2/3 des français la soutiennent.

Aujourd'hui plus que jamais le PS tient son rôle et propose une traduction politique à leurs aspirations et revendications avec son plan de relance. Ce plan de relance (lire le résumé) qui fait echo à la majorité des propositions des syndicats, qui est très proches de mesures ambitieuses prises par d'autres pays (USA, Grande Bretagne, Allemagne...).

Aujourd'hui, à défaut d'être aveugle, le président a décidé de faire la sourde oreille. Le gouvernement ne changera pas sa politique... A suivre, restons vigilent et continuons les combats qui nous semble justes.


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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 12:06


Voici un article interressant de Eco89 sur le plan de relance proposé par le PS. Je reviendrai plus tard sur ces propositions que je trouve très pertinentes à première lecture

voir aussi La depêche AFP, Nouvel Obs, Les Echos


Par Julien Martin sur
Eco89


Le plan de relance annoncé le 4 décembre par Nicolas Sarkozy est "insuffisant et inadapté" aux yeux des socialistes. Alors le PS a décidé de riposter avec un contre-plan de relance plus "massif, global et adapté aux enjeux", qu'Eco89 s'est procuré avant sa présentation officielle ce mercredi après-midi.

Un contre-plan intitulé "Agir vraiment contre la crise", que le bureau national du parti doit valider ce mercredi matin. Son montant a déjà été révélé mardi par Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'Economie: plus de 40 milliards d'euros. Nettement plus que le plan Sarkozy, estimé à 26 milliards par le gouvernement, mais évalué à seulement 4 milliards "d'effort net" par le camp socialiste.

Si ce contre-plan de relance ne contient pas de volet recettes clairement identifié, il fait toutefois apparaître les moyens de son financement: l'annulation du paquet fiscal, la remise en cause des aides publiques aux entreprises qui distribuent des dividendes alors qu'elles licencient, la lutte contre la fraude fiscale, et l'emprunt.

Entre 40 et 50 milliards d'euros donc qui, selon les socialistes, permettraient à la France de faire face à la situation de "quasi-récession" dans laquelle le pays se trouve actuellement. Eco89 dévoile les principales mesures proposées par le PS.

Augmenter le pouvoir d'achat

Point volontairement négligé par le gouvernement, qui préfère une relance par l'investissement, le pouvoir d'achat est à l'inverse au coeur de ce contre-plan. Le Parti socialiste y voit dans son augmentation par ces mesures le seul moyen d'apporter aussi une réponse "immédiate" à la crise:

  • Le versement d’un chèque de 500 euros dès le mois de mars 2009 aux 9 millions de bénéficiaires de la prime pour l’emploi.
  • Le versement d’un chèque de 500 euros dès le mois de mars 2009 à tous les bénéficiaires des minima sociaux.
  • Une revalorisation du SMIC de 3% au 1er février 2009, avant l’engagement des négociations annuelles sur les salaires.
  • La généralisation obligatoire du chèque transport à tous les salariés et à tous les moyens de transport nécessaires pour aller du domicile au lieu de travail.
  • La revalorisation immédiate des allocations logement de 10%.


Baisser les prix des biens essentiels

Toujours pour "favoriser une augmentation du niveau de vie des catégories moyennes et populaires", le Parti socialiste souhaite agir sur le niveau de la TVA, ainsi que sur les coûts du logement et de l'énergie:

  • Une baisse de 1 point du taux normal de TVA, passant de 19,6% à 18,6%.
  • Un gel des loyers dans les zones de forte hausse en 2009 et 2010, et la limitation de la hausse de l’ensemble des autres loyers au taux d’inflation.
  • La mise en chantier de 300.000 logements sociaux (PLAI et PLUS) sur les deux prochaines années.
  • La fixation annuelle par le Parlement du prix du gaz .


Combattre le chômage

En plein recrudescence depuis l'été dernier, à des niveaux inégalés depuis le début des années 80, le chômage est redevenu une préoccupation majeure du gouvernement. "Insuffisant", tonne encore le Parti socialiste, face à "la catastrophe sociale qui s’annonce". Et de proposer:

  • Le gel immédiat de toutes les suppressions de postes dans la fonction publique.
  • La création dans l'urgence et à titre exceptionnel d'un chômage partiel prolongé (de 800 heures supplémentaires au-delà de 800 heures annuelles) et mieux indemnisé (avec l'élévation de l’indemnisation des salariés, pendant cette période, à 80% du salaire).
  • La création de 100 000 emplois aidés supplémentaires.
  • La création de 100 000 emplois, à temps plein, d'une durée de trois ans et pris en charge à 75% par l'État, dans le secteur non marchand.
  • La réactivation des retraites anticipées dans les secteurs du bâtiment et de l’automobile.


Protéger les salariés

Alors que les licenciement pour motif économique se multiplient, le Parti socialiste entend améliorer leur indemnisation et mettre en oeuvre "une véritable sécurité sociale professionnelle":

  • Unification des contrats de transition et des conventions de reclassement, avec une indemnisation portée à deux ans et à 80% du salaire.
  • A titre exceptionnel et pendant 24 mois, les salariés inscrits à l'ANPE suite à une fin de CDD ou de mission d'intérim bénéficient d'une prolongation de six mois de leur indemnisation lorsque leurs droits arrivent à échéance pendant cette période.
  • Pour les entreprises qui engagent un licenciement économique alors qu'elles continuent à distribuer des dividendes ou à racheter leurs propres actions, le remboursement préalable des aides publiques perçues au cours des cinq dernières années sera une condition de recevabilité de la procédure.


Relancer l'investissement

"Insuffisant", le plan Sarkozy l'est enfin "notoirement sur la relance de l’investissement". L'investissement public d'abord, mais aussi "l’investissement privé, qui a fortement reculé cette année, après avoir stagné plusieurs années, doit être stimulé et relancé durablement", note le Parti socialiste, avant de lister ses propositions:

  • Dans les collectivités locales, avec un abondement exceptionnel du budget de fonctionnement des collectivités, comprenant notamment le remboursement des arriérés de paiement du RMI, le remboursement de la TVA dans l’année (et non plus avec un décalage d’un an), et l’octroi de prêts bonifiés pour les investissements relevant de leur champ de compétence.
  • Dans les hôpitaux, avec le retrait immédiat du plan social engagé par le gouvernement dans l’hôpital public, qui pourrait atteindre 20 000 emplois en 2009; et le lancement d’un plan de sauvegarde et de modernisation de l’hôpital public, d’un montant de 1,4 milliard d’euros.
  • Dans le BTP, avec la mise en chantier dans les deux ans de 300 000 logements sociaux, ainsi qu'un plan de rénovation écologique et d’isolation de 400 000 logements par an, comprenant un effort massif pour garantir l’accessibilité des bâtiments publics aux personnes handicapées.
  • Dans les entreprises privées, avec la modulation de l’impôt sur les sociétés suivant que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires; et le conditionnement de l’octroi des aides de l’Etat aux banques au maintien ou à l’extension des facilités de trésorerie aux entreprises.


Afin d'éviter que pareille crise ne survienne, ou pour le moins n'affecte aussi durablement l'économie d'un pays, le Parti socialiste entend, pour finir, "promouvoir une croissance verte" (avec une tarification incitative à l’économie des biens essentiels que sont l’eau, l’électricité et le gaz) et faire émerger "de nouvelles règles financières" (grâce à des droits de vote de l'Etat dans les conseils d’administration des banques aidées).

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