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  • : Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 13:08

Un article dans libé du 15/02 commis par Henri Pena-Ruiz écrivain et philosophe, ancien membre de la commission Stasi que l'on m'a conseillé et que j'ai trouvé assez interressant, à vous de juger...

Libé du 15/02

Qu’est-ce que «moderniser la laïcité» selon M. Sarkozy ? La loi laïque de 1905 a 102 ans. Son âge la disqualifie-t-elle ? Que dire alors des droits de l’homme (200 ans !), et de la loi d’amour attribuée au Christ (2 000 ans !). La seule vraie question, en fait, est de savoir si cette loi est juste ou non. Or que dit-elle ? D’abord que la conscience doit être libre, et le libre exercice des cultes garanti (article 1). Ensuite que la croyance religieuse n’engage que les croyants. La République doit donc s’abstenir de se prononcer sur elle, comme d’ailleurs sur l’athéisme. Son silence signifie neutralité et assure aux différents types de conviction personnelle une égalité de traitement. Aucun type de conviction ne doit donc jouir d’une reconnaissance publique ni d’un quelconque financement public (article 2). Ce qui concerne certains ne peut s’imposer à tous, ni être à la charge de tous. Bref, la religion n’est pas un service public.

La laïcité se définit donc par la conjonction de trois principes : la liberté de conscience, l’égalité de droits des citoyens, sans distinction de conviction, et l’universalité de l’action de la sphère publique, dévolue au seul intérêt général. En cessant de financer les cultes, l’Etat peut d’autant mieux se consacrer à ce qui concerne tous les hommes : la santé, la culture, l’éducation, entre autres, sont des biens universels, et leur prise en charge publique permet pour tous une réelle économie. Le croyant qui reçoit des soins gratuits à l’hôpital public, sans devoir acquitter de franchise sur les médicaments, peut d’autant mieux se cotiser volontairement pour financer son culte, s’il est pratiquant. On voit que la laïcité, sans adjectif, n’est pas «négative» à l’égard des religions, ni non plus «fermée» ou «exclusive». Les adjectifs dont on voudrait l’affubler (positive, ouverte, inclusive, moderne) recouvrent une critique masquée.
Est-ce la nostalgie des privilèges publics de la religion qui se cache ainsi sous un vocabulaire polémique ? M. Sarkozy appelle modernisation le rétablissement de tels privilèges, au nom de l’utilité sociale supposée des religions. Veut-il refinancer publiquement les cultes ? La création de franchises médicales pour la santé, qui concerne tout le monde, laisse songeur : trop pauvre pour la santé, l’Etat serait assez riche pour la religion.
La laïcité a-t-elle vraiment pris des rides ? En quoi la loi laïque de séparation serait-elle aujourd’hui dépassée ? Une écriture partisane de l’Histoire le prétend. Elle consiste à dire que la séparation laïque se serait faite contre les religions, et en particulier contre le catholicisme. Faux. Supprimer les privilèges institutionnels des religions, ce n’est pas lutter contre elles, mais contre la collusion entre le pouvoir politique et les autorités religieuses. Le pasteur Lafon de Montauban et l’abbé Lemire virent d’ailleurs dans la laïcité une occasion salutaire pour la foi religieuse de se recentrer sur son témoignage spirituel. L’amalgame entre laïcité et combat antireligieux est faux et malveillant. Le croyant Victor Hugo fait l’éloge de la religion tout en critiquant le parti clérical. Il définit magistralement la séparation laïque : «Je veux l’Etat chez lui et l’Eglise chez elle.»
Cent ans après, les principes énoncés dans la loi laïque ont-ils perdu de leur pertinence ? Leur portée va bien au-delà du contexte historique de 1905, et ils sont plus actuels que jamais. Plus la diversité des traditions et des convictions s’accroît dans la population, plus il est nécessaire que le cadre qui organise la vie commune soit affranchi de tout particularisme religieux. La laïcisation de la puissance publique fonde un tel cadre pour permettre aux hommes de vivre ensemble avec leurs différences de conviction. Elle évite l’enfermement communautariste, aliénant et source de conflit, tout en assurant à chacun, sans discrimination, le libre choix de sa conviction personnelle et de son éthique de vie. Comment une Europe privilégiant le christianisme pourrait-elle assurer l’égalité des droits aux tenants des autres confessions religieuses, de l’athéisme, ou de l’agnosticisme ? La distinction entre l’intérêt général et l’intérêt particulier implique une frontière nette entre le culturel et le cultuel. Brouiller ou relativiser cette distinction, c’est subvertir insidieusement le partage laïque. Et tenter de réintroduire le financement public du cultuel via celui du culturel. C’est ce que recommande le rapport de la commission Machelon, machine de guerre contre la laïcité et référence constante de Mme Alliot-Marie. Les adversaires de la laïcité dissimulent mal la nostalgie des privilèges perdus.
Comment déguiser un nouveau privilège en mesure de justice ? En quoi la montée de l’islam ou des églises évangéliques devrait-elle mettre en cause la laïcité ? Certes, en 1905, les catholiques conservent l’usufruit partiel, pour leur culte, des 34 500 églises et cathédrales léguées par l’histoire. Ces édifices, en partie classés monuments historiques, sont aussi un patrimoine artistique accessible à tous. Va-t-on reprocher à la loi laïque d’avoir été trop douce ? Dans un Etat de droit, aucune loi n’est rétroactive. Reste que la nouvelle norme est claire : toute nouvelle construction est désormais à la charge des seuls fidèles. Aujourd’hui, certains entendent faire rétablir le financement public des lieux de culte au nom de l’égalité des religions. Ils déguisent cette revendication très intéressée en une défense des plus démunis, et invoquent le déficit supposé des mosquées. Or ce déficit n’est pas si grand qu’on le dit. D’une part, toutes les personnes issues de l’immigration maghrébine et turque ne sont pas de confession musulmane. D’autre part, seule une minorité de croyants sont pratiquants (environ 20 %). La priorité n’est-elle pas d’assurer à toute la population des logements décents, des équipements éducatifs de qualité, des soins accessibles ? En république, aucune loi ne peut reconnaître aux uns ce qu’elle refuserait aux autres. Donc la réintroduction du financement public des cultes bénéficierait à toutes les religions. Faudra-t-il aussi financer, par souci d’égalité, des maisons de la Libre Pensée et des temples maçonniques ? La communautarisation de l’argent public n’est évidemment pas souhaitable. Donc priorité au bien commun et à lui seul : ainsi croyants et athées financeront eux-mêmes leurs lieux de rencontre plus aisément. Quant à la crainte des financements étrangers, elle est irrecevable. La République, arbitre des actes et non des croyances, peut exiger que tout responsable religieux, étranger ou non, respecte le droit. Un chef religieux qui dans ses discours appelle à battre une femme adultère enfreint la loi. La laïcité est vraiment menacée dès lors que s’inventent des prétextes pour la détruire en prétendant la rénover. Sachons rétablir la vérité pour promouvoir un idéal commun à Taslima Nasreen et à Victor Hugo.
 
Auteur de Qu’est-ce que la laïcité ? (Gallimard) et de Leçons sur le bonheur (Flammarion).
 
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Published by Karim Ghachem - dans blog politique : Sarkozy
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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 12:02

Petit article qu'un camarade m'a fait suivre et que je ne résiste pas à partager avec vous

La presse étrangère, reprise par Courrier International, se lâche surSarkozy avec une férocité jubilatoire ! Extraits choisis pour illustrer à quel point notre Président est désormais la honte de la France.

 

Sarkozy, la politique de l'érection permanente

 

'Sur l'échiquier politique mondial, il ne semble pas y avoir de chef d'Etat plus satisfait de l'être, d'homme qui tire un meilleur parti de l'exposition médiatique qu'implique sa charge, de mâle plus exultant sur le trône des conquêtes. Nicolas Sarkozy s'amuse beaucoup et veut montrer à quel point le pouvoir le remplit d'énergie pour mieux désirer et être désiré, pour faire deson mandat une fête permanente, une ivresse de lui-même, une érection. En somme, après avoir appris que Sarkozy apprécie comme personne le bonheur et le plaisir que procure le pouvoir, nous venons de découvrir qu'il n'a aucun sens du ridicule. Les Français se demandent à bon droit ce que va leur coûter le voyage de Sarko en Egypte, avec ses vingt chambres louées dans un hôtel de luxe et ses avions de chasse escortant le jet présidentiel. Parce qu'à l'aller Sarkozy et Carla ont voyagé à bord d'un jet privé appartenant à Vincent Bolloré, l'homme d'affaires à la tête d'un institut de sondages [il détient 40 % de CSA] qui continue de placer Sarkozy au premier rang des personnalités préférées des Français. La première place : la seule qui vaille pour un homme qui s'agite comme une marionnette, avance comme un char d'assaut et aime certainement comme une machine à sous. Car enfin, seuls les chanceux gagnent le gros lot. Les autres regardent Nicolas Sarkozy triompher à la télévision':
Antonio Morales Riveira, Terra Magazine(Argentine).

 

De l'élégance, que diable !

 

'Pour son plus grand malheur, Sarkozy semble toujours frôler la 'coolattitude' sans jamais l'atteindre. Il lui manque au moins 5 centimètres pour pouvoir porter des lunettes de soleil aviateur à verres réfléchissants ;grassouillet, il a tout juste 5 kilos de trop pour faire comme Poutine et tomber la chemise en public ; à 52 ans, il est trop vieux de cinq ans pour être pris en photo enlaçant la taille dénudée d'une femme de 39 ans.(...) Ce n'est pas un hasard si NicolasSarkozy est désormais affublé du surnom américanisant de 'PrésidentBling-Bling'. Il évolue dans un monde tapageur, fait de paparazzi, de micros tendus et de jets privés mis à disposition par des amis milliardaires. (...) De ce côté-ci de la Manche, les maladresses du chef de l'Etat français, son côté 'nouveau riche' et ses faux-pas nous paraissent tout bonnement comiques, voire rafraîchissants après la pompeempesée des années Chirac. Mais pour beaucoup de Françaises et de Français, et pas forcément les plus traditionalistes ou les plus âgés, le 'Sarkoshow' a des allures de soap opera mortifiant, une énième preuve du fait que la pipolisation àl'anglo-saxonne est en train de phagocyter les valeurs de la France éternelle. L'économie française est dans une situation alarmante, et alors que le président part en vacances au soleil avec un cortège de 26 véhicules et une belle héritière italienne, les Français ne se sont jamais sentis aussi pauvres depuis le début des années 1990.(...) Alors que son histoire d'amour avec l'opinion française commence à tourner au vinaigre, Sarko devrait revoir son scénario et,cessant de porter son coeur en sautoir, comme il le fait, le passer au poignet,avec sa montre au luxe clinquant' : Ben Macintyre, The Times (Angleterre).

 

C'estBerlusconi au carré !

 

'A Paris, on s'est beaucoup gaussé des Italiens mais, à vrai dire, lecoeur n'y est plus ; quand un Parisien rencontre un Italien, le nom de Carla Bruni ne tarde pas à être lâché, puis on repense à Berlusconi, enfin on commente les dernières pantalonnades de Sarkozy pour conclure fraternellement : «Chacun son tour !» A eux maintenant de se dépatouiller avec un leader embarrassant. A Paris et en France, la cote du «président people» est en chute libre ; et, à propos du«Sarkoshow», depuis l'annonce des noces prochaines, les blagues vont bon train,du genre «trois mariages et un internement» et autres joyeusetés du même acabit':
Maria LauraRodotá, Il Corriere della Sera (Italie).

 

Quelquechose en  lui de Britney Spears

 

'Il n'y a pire imbécile qu'un vieil imbécile mais rien ne surpasse un vieil imbécile français, surtout quand il dirige le pays. Regardez Nicolas Sarkozy qui, transi d'amour, rêvasse dans Paris en faisant les yeux doux àCarla Bruni pendant que le reste du pays brûle des voitures ou se met en grève. Il suffit de voir Sarkozy sortir des eaux avec son top-model-devenu-chanteuse de treize ans sa cadette pour en avoir le rouge aux joues. (...) En d'autres termes, la France a réussi à élire un ado attardé à la présidence. (...) Et tout ça quelques jours après avoir rencontré Sa Sainteté le pape BenoîtXVI, une rencontre au cours de laquelle Sarko a passé l'essentiel de son temps àloucher sur son portable pour voir s'il avait reçu des SMS, de la Bruni sans doute. C'est tout à fait le genre de chose que Paris Hilton ou BritneySpears, par exemple, pourraient faire, sauf que, pour leur rendre justice, aucune d' entre elles ne dirige la sixième économie du monde*' :
BryonyGordon,The Daily Telegraph(Angleterre).

 

* :erreur, la France est repassée toutrécemment au cinquième rang.

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 13:41
Une petite vidéo qui fait succes, du tres bon roumanoff:
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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 12:57
Notre cher chanoine honoraire

Au moment ou je suis en Egypte, je me sens encore plus concerne que jamais dans la defense de la laicite a la francaise que vient encore d'ecorcher notre cher president. C'est pourquoi je me fait le relai d'un article paru dans le monde  le 28 decembre par  Yvon Quiniou  que je vous propose ci dessous:

Laïcité : l'approche sarkozyenne

Le discours du président de la République au Vatican révèle un parti pris idéologique au service du religieux


C'est une véritable régression dans la manière de concevoir la laïcité que Nicolas Sarkozy vient de nous proposer dans son discours de Rome, sous prétexte de nous en offrir une version positive et moderne. Cela tient à ce que sa réflexion implique à la fois un contresens théorique, une ignorance historique et un parti pris idéologique difficilement acceptables. Le contresens, d'abord. La laïcité, telle que la France la revendique depuis la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ne se définit pas positivement par une ouverture de principe aux croyances religieuses. Elle consiste bien plutôt dans un retrait ou une abstention qui fait devoir à la République de ne pas porter atteinte à la liberté de conscience et de culte et, par conséquent, de n'en reconnaître ou de n'en soutenir aucun en particulier. Elle garantit ainsi, à l'encontre du prosélytisme religieux, la liberté absolue d'être sans religion.

Si la laïcité a un sens positif, ce n'est pas celui que lui prête notre président. Elle a pour fonction non de libérer les croyances, c'est-à-dire de les favoriser, mais de libérer des croyances instituées que les différentes églises ont toujours, peu ou prou, voulu imposer. Appuyée sur la raison, elle doit former l'esprit critique et le libre jugement de chacun, de façon à ce qu'il prenne ses distances avec tous les contenus de pensée religieux qui prétendent se soustraire au débat rationnel et fonder leur légitimité sur une source transcendante échappant à l'intelligence profane. Cette démarche n'interdit en rien que l'on retrouve et donc que l'on accepte les croyances religieuses, mais contrôlées par la raison humaine : des croyances qui ne s'opposent pas à ses acquis scientifiques et moraux, et débarrassées alors des emportements irrationnels qui les ont trop souvent caractérisées.

C'est ici que la prise de position de M. Sarkozy révèle une ignorance étonnante, si elle n'est pas feinte. L'identité progressiste de la France républicaine ne s'est pas construite avec l'héritage chrétien officiel mais, pour l'essentiel, contre lui. Laissons de côté le grave passif de l'Eglise catholique dans son rapport aux sciences : au nom d'une Révélation dogmatisée, elle s'est régulièrement opposée aux grandes théories scientifiques, comme celles de Galilée ou de Darwin, pour autant qu'elles mettaient en cause sa vision du monde et de l'homme.

Ne parlons que des grands bouleversements sociopolitiques qui font désormais consensus : la République elle-même, les droits de l'homme, l'égalité de l'homme et de la femme, les conquêtes sociales, la conception civile du mariage, la libération sexuelle et l'acceptation du droit à la différence dans ce domaine (comme l'homosexualité). Tout cela a été refusé et combattu par l'institution religieuse, avec virulence.

Une conception exigeante de la laïcité se doit de rappeler ces faits, et appeler à une vigilance constante, dans la tradition de la philosophie des Lumières, face aux menaces dont est porteuse toute foi quand elle n'est pas soumise à l'examen critique.

A la racine de l'approche sarkozyenne de la laïcité, qui rompt avec la tradition républicaine française, il y a un parti pris idéologique : l'idée que l'homme ne saurait se passer de la religion et du fondement qu'elle est censée apporter à ses choix moraux. Il rejoint ici clairement Benoît XVI qui, dans sa dernière encyclique, défend un scepticisme radical quant à la possibilité pour l'humanité d'améliorer sa condition historique sans le secours de la foi.

Toute l'histoire de l'humanité nous prouve que l'homme a su progresser sans l'aide des religions (même si elles ont pu aussi aider à ce processus) et qu'il n'a pas besoin de la référence à une transcendance pour savoir ce qu'il en est du Bien et du Mal : la raison humaine, compétence naturelle qui s'améliore au fil du temps, y suffit, et elle a même dû souvent se débarrasser des préjugés religieux pour exercer sa liberté. Vouloir enraciner la morale dans la religion, c'est faire dépendre les valeurs qui doivent réunir toute l'humanité de croyances particulières, souvent opposées entre elles et dont la pérennité est rien moins qu'assurée ; c'est s'exposer soi-même au relativisme et au nihilisme à l'instant même où on croit les combattre.

Une société réellement laïque ne trouvera donc dans les doctrines éthiques des différentes religions qu'un élément parmi d'autres de sa discussion sur les normes qui doivent régir notre vie collective et individuelle, sans leur conférer le moindre statut privilégié. Elle fera, par conséquent, du pouvoir humain de juger, partagé par tous, le fondement exclusif de ses prises de position morales : seul ce qui est universel peut décider de ce qui vaut universellement, par-delà les croyances ou les incroyances des uns et des autres.

Yvon Quiniou

Agrégé de philosophie,

membre du comité de rédaction de la revue " Actuel Marx "
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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 11:28
Rama Yade, Nicolas Sarkozy et Kadhafi sont sur un bateau (mouche)...

ramayadekhadafisarkozyvi5.jpg



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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 08:05
La reconquête de l'ouest

Source "libé"
L'UMP a chargé Raffarin
de rendre à la droite ses territoires perdusdu grand ouest avec le renfort de ce qu’il appelle la «génération Grenelle», de nouvelles recrues de moins de 40 ans sensibles aux questions environnementales.

L’ancien Premier ministre et actuel vice-président de l’UMP, anime ce samedi matin à Pornic (Loire-Atlantique) une table ronde sur la stratégie électorale de son parti pour les élections municipales de mars. Pour ce «conseil national décentralisé», le premier du genre, plusieurs centaines de militants sont invités à prendre connaissance des résultats de l’enquête réalisée par l’institut CSA sur «l’attitude et le comportement des électorats dans le Grand Ouest».

Avec cette étude récemment réalisée auprès de 1 000 électeurs, l’UMP veut comprendre ses très médiocres résultats au deuxième tour des législatives de juin. L’objectif, explique Raffarin, est «la reconquête en 2010 des trois régions [Bretagne, Pays-de-Loire et Poitou-Charentes] perdues en 2004. Les prochaines élections municipales seront la première étape de cette reconquête». "Libération"

Mais cela c'est sans compter sur de nouveaux propos de notre cher président. Après le "je me fout des bretons", il a traité ces derniers de quasi cons lors de sa visite au Guilvinec.

Lors d’une rencontre avec les pêcheurs du port de pêche du Guilvinec, le président a reçu un accueil mouvementé, filmé par les caméras de télévision. Voici la suite: une vidéo où on voit Nicolas Sarkozy dire à un pêcheur «je vous amène le beau temps.» «En Bretagne, il pleut que sur les cons !» lance le marin pêcheur. Après une petite hésitation, le président lui glisse «il doit pleuvoir souvent alors.» «Ça veut dire quoi, que les Bretons sont des cons?» «Non, ça veut dire qu’il y en a et que j’en connais», se rattrape Nicolas Sarkozy.

 

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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 11:30

Marche à l'ombre


Juste un petit mot sur la visite de notre président en Bretagne, vous vous souvenez celui qui "s'en fout des bretons".

Je ne vais pas revenir sur le fond ou le sujet de sa visite, ni sur le desaveu flagrant qu'il a infligé à deux de ces ministres relégués au rang de potiches dont les interventions sont balayées d'un coup de vent par l'hyperprésident (voir déclaration de Michel Barnier et Christine Lagarde au début du conflit avec les pêcheurs) mais sur la nouvelle façon de s'exprimer dans les hautes sphères de l'état.

Je ne parle pas de Fadela mais de notre rocky-président sans son Adrian , en vrai caïd de la récré prêt à la castagne. On en a tous connu un, un petit roquet toujours énervé qui pour compenser je ne sais quel complexe, démarrait au quart de tour et voulait en venir aux mains à la moindre occasion. I

ll y a quelques temps, on nous parlait de la suceptibilté des gamins de cité qui pour un propos déplacé comme "Karcher" mettaient le feu à des voitures.
 Aujourd'hui on voit que l'exemple vient de haut, nos académiciens doivent être tout chamboulés, il va falloir revoir intégralement les discours protocolaires et il va falloir demander aux profs de modifier leurs références littéraires...

Je pense que pour une fois Tabary ne souffrira pas de la disparition de son scénariste Goscinny pour le prochain numéro d'Iznogoud: "Iznogoud, calife tout puissant" , encore une fois la réalité a dépassé la fiction.

Ci apres, une vidéo réalisé sans trucage:

 

 

 

 

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 23:06

L'empire est en marche


pers-napoleon3-kaiser-frankr.jpgUn pouvoir législatif majoritairement sous ses ordres, un exécutif totalement verrouillé, le pouvoir médiatique à sa botte et maintenant l'indépendance et le jugement des magistrats sous surveillance.

L'histoire de la convocation du vice procureur de Nancy n'est en fait que la manifestation de l'idée d'une justice indépendante de la droite française. Et ceci s'inscrit dans la longue et vieille tradition de la droite gouvernementale, des hélicoptères envoyés en himalaya à l'affaire du jour.

Sur l'affaire du jour je vous renverrai à 2 articles qui illustrent bien que derrière cette affaire, il y a un réel danger c'est toute la conception de l'organisation de notre république qui est en jeu. Non ce n'est pas cette affaire qui met en péril nos institutions mais bien l'esprit et le venin que distille jour après jour le petit bonaparte.

Un article intéressant pour une fois du nouvel observateur traduit tout le mépris pour cette séparation des pouvoir: une convocation effectuée en toute violation de la loi

Et toujours aussi pertinent sur Rue 89: 

Un vice-procureur convoqué par Dati: pourquoi c'est inquiétant


Quand on compare Nicolas Sarkozy à Napoléon III, ce n'est peut être pas juste une légère parabole.
.

 

Lu dans Wikipédia sur Napoléon III: Autoritaire, mais dénué de toute inhumanité ou rancoeur personnelles, Napoléon III sait aussi bien étouffer toute opposition que manifester sa préoccupation sincère pour les ouvriers, les humbles et les pauvres. Par tempérament comme par politique, il aime user de mesures de clémence pour rallier les anciens adversaires et pallier son manque d'appuis dans les élites traditionnelles.

Homme moderne et nullement dénué d'intelligence politique ou diplomatique, il a été constamment sous-estimé ou méprisé par beaucoup de ses contemporains, en particulier par les élites traditionnelles qui voyaient en lui un parvenu et par les adversaires monarchistes ou républicains de son régime autoritaire. Thiers en 1848 le peignait comme "un crétin que nous mènerons". Victor Hugo invoqua systématiquement la gloire de Napoléon Ier pour rabaisser Napoléon III, dépeint dans ses ouvrages comme un vulgaire aventurier, médiocre, parjure et tyrannique.

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 22:45
"Je me fous des bretons !"

No comment sur ce petit évênement de la rentrée litteraire mais bon je vous le livre quand même, plusieurs autres talentueux blog l'ont déja bien et mieux commentés. Petit résumé sur cette vidéo...

La droite bretonne déja mal en point, sans aucun représentant au gouvernement, avait grand besoin de cela...


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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 23:24
Dallas à l'Elysée ...

Oui, je sais, je n'ai pas beaucoup alimenté ce blog ces derniers temps, un peu de fainéantise et surtout la peur de trop m'emporter. A chaque fois que je lis les news en ce moment j'ai envie de hurler à la bêtise humaine.

Entre Cécilia Sarkozy en wonder woman qui sauve les victimes d'un odieux chantage et son superman de mari qui fait ami-ami avec notre nouveau partenaire "blanc comme neige" libyen, entre les ministres marionnettes qui tentent de faire illusion, on ne peut qu'être en colère ou désabusé. Mais cela ne constitue que le sommet de l'iceberg, visible mais sans grand intérêt.

Ce qui est le pire, c'est toutes ces propositions de loi qui sont votées à la chaîne au parlement en plein période de vacances, des lois qui vont au mieux coûter cher aux petites gens, au pire jeter encore plus de personnes dans la misère, dans la précarité...

En 2 mois, Sarkozy a réussi a jeté les plans efficaces d'une machine que l'on croyait fictive : la machine à remonter le temps. Destination express: le 19ème siècle. Retour au paradis, pas de code du travail, des enfants envoyés directement au bagne. Même au niveau des institutions, on est embarqué pour rétablir la seconde république ou le second empire au choix.

Si vous voulez lire des infos un peu moins formatées élyséenne, je vous conseille vivement le site Rue89 et notamment ces 2 articles :

Le blues des agents de l’ANPE... et des chômeurs

"Nous sommes tous des enfants de Bongo"

Pas de post ce week end, je m'embarque pour l'isère où je vais au mariage d'un copain

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