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  • : Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 15:50

Dans le cadre de la campagne régionale, Jean Yves Le Drian, tête de liste régionale, Marylise Lebranchu, tête de liste départemental seront le jeudi 4 mars à Quimper pour un meeting au chapeau rouge à 19h00. Ils seront présent de 17h30 à 18h30 au bar "le Ceili" pour une rencontre/débat avec les habitants.
On vous y attends nombreux



Retrouvez le site de campagne en cliquant sur le logo ci dessous

http://prod.jyld.v2.eurorscg.customers.artful.net/jyld2010/uploads/fichierclient/file/JYLDlogoFB.jpg



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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 22:23
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 11:46






Sidaction
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 14:51
Bloggers Unite


A l'initiative de Blog catalogue, Blog Unit tente de mobiliser la blogosphère mondiale autour d'une cause. Ce mois ci est consacré à la situation des réfugiés dans le monde. Ils sont plus de 40 millions dans le monde

Cette opération pour sensibiliser l'opinion sur le sort des réfugiés coincide avec le désastre qui se trame en République démocratique du Congo, où  la population civile, déjà confrontée à une situation humanitaire désespérée, risque fortement d'être prise dans des tirs croisés si des combats reprenaient dans la région. Je vous invite fortement à aller visiter le site de l'agence des Nations Unis pour les réfugiés 

Comment ça marche?
Chaque mois,
Blog Unit invite les blogguer du monde entier à faire un article sur un sujet le même jour, afin de créer un buzz et de mobiliser l'opinion mondiale autour d'une cause. Plus de 10000 blogs ont répondu à cet appel et chaque jour de nouveaux participent à cette nouvelle façon de manifester son soutien à une cause.





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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 09:47
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 13:13
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 10:20

Suite au brouhaha de la blogosphère sur l'afghanistan en ce moment, je trouvais interressant de vous proposer une note proposée par Pascal Clérotte et publiée le 25 juillet par la fondation Terra Nova.

C'est assez long mais l'analyse est interressante.

Stabilisation de l’Afghanistan : la responsabilité des autorités afghanes

Écrit par Pascal Clérotte

25 juillet 2008

 

 

Sept ans après la chute des Talibans, l’Afghanistan n’est toujours pas en voie de stabilisation. Des développements positifs sont à noter : 

 

- les accords de Bonn ont bien été mis en œuvre, avec notamment l’adoption d’une Constitution et la tenue d’élections législatives et locales globalement libres

- La situation sociale s’est dans l’ensemble améliorée. La reconstruction de l’éducation nationale, détruite par les Talibans, a été particulièrement rapide.

- L’économie légale croit durablement.

 

Le regain des activités insurrectionnelles s’explique par l’échec de la communauté internationale à intégrer la nature profondément locale de la société afghane, ce qui a exacerbé les tensions traditionnelles entre le centre et la périphérie. La présidence et le gouvernement Afghan portent également une part de responsabilité. Le processus électoral, s’il a été globalement libre, a interdit tout débat politique au sein de la société afghane. L’hypercentralisation administrative est la cause de la faillite de l’Etat à pourvoir des services de bases à la population. La corruption du gouvernement et de l’administration sont à la source de la dispersion de l’aide internationale qui est gérée par le gouvernement afghan. Enfin la reprise de la production de masse d’opium empêche la reconstruction de l’économie agraire et donne les moyens à des groupes armés de défier les autorités centrales, souvent grâce à la complaisance de politiques et de hauts fonctionnaires.

 

La stabilisation de l’Afghanistan passe par la restauration de la confiance des Afghans dans leurs institutions. Cela ne pourra se faire que par l’encouragement du débat politique et le renforcement  des partis politiques comme un préalable – et non pas un résultat – à la tenue d’élections véritablement libres. Une certaine forme de décentralisation est nécessaire pour que l’accès aux services publics de base soit enfin garanti. La communauté internationale, qui a fait passer son aide à la reconstruction et au développement par le gouvernement afghan, doit reprendre en main les programmes et les budgets qui n’ont pas eu l’impact escompté et revoir ses méthodes d’interventions. Enfin, le gouvernement afghan se doit de combattre avec plus de vigueur la narco-économie et mettre en œuvre une politique agricole qui puisse garantir des conditions de vie décentes aux paysans, les incitant à ne pas se lancer dans la culture du pavot. 

 

 Les  quelques 80 participants à la conférence internationale de soutien à l’Afghanistan le 12 juin 2008 à Paris, ont mis en lumière les  progrès accomplis par ce pays en matière d’éducation, de santé et de développement économique, reconnu les manquements graves en  matière de gouvernance, d’Etat de droit, de capacité administrative et de sécurité et réaffirmé leur soutien au financement de la stratégie nationale de développement.

 

Rien en revanche, n’est dit sur les causes du bilan mitigé de l’action internationale depuis 2001, ni sur le regain de violences dans le Sud et l’Est du pays. L’incapacité de la communauté internationale à  intégrer la réalité politique afghane et l’impéritie des autorités afghanes expliquent largement la situation actuelle, marquée, sur le terrain par la perpétuation des tensions séculaires entre le pouvoir central et les systèmes de gouvernance traditionnels de la périphérie. 

Cette note ne traite ni des problèmes sécuritaires, ni de la situation dans les zones tribales autonomes pakistanaises, mais uniquement de la problématique politique interne à l’Afghanistan –  c’est-à-dire le périmètre sur lequel le Président afghan et son gouvernement ont une influence effective et une réelle marge de manœuvre.

 

1 – Des résultats encourageants mais superficiels

 

1.1 - Les objectifs de l’accord de Bonn ont été remplis

 

L’accord de Bonn, signé en 2001, proposait une feuille de route pour stabiliser politiquement l’Afghanistan et reconstruire ses institutions. La Constitution fut entérinée en 2004. Les premières élections libres (présidentielles en 2004, législatives et locales en 2005) se sont tenues dans un calme relatif. A noter que 27% des sièges de l’assemblée nationale sont aujourd’hui occupés par des femmes. L’accord de Bonn fut remplacé en 2006 par le Pacte pour l’Afghanistan qui pose des objectifs ambitieux en matière de gouvernance, d’Etat de droit et de développement. C’est sur la base de ce Pacte que la stratégie de développement nationale a été conçue et amendée

 

1.2 - De vraies réussites sociales et humanitaires … peu visibles pour l’ensemble de la population

 

- Près de 5 millions de réfugiés afghans sont rentrés de leur exil, dont plus de 325 000 en provenance du Pakistan. Seulement 150 000 d’entre eux ont bénéficié d’une aide au retour fournie par le Haut Commissaire aux Réfugiés de l’ONU (UNHCR) et 300 000 terrains ont été distribués par le gouvernement Afghan pour les accueillir.

 

- En matière d’éducation, des progrès importants doivent être notés, même s’ils résultent mécaniquement de la chute des Taliban et de la résurgence de l’ancien système d’école publique accompagné par le financement de bailleurs de fonds internationaux. Le  nombre d’enseignants a été multiplié par 7 pour atteindre 142 500 et celui des enfants scolarisés est désormais de 5,7 millions. Seulement 50 000 enseignants ont jusqu’à ce jour bénéficié de formation.

 

- La proportion de la population vivant dans des provinces ou des soins de base sont disponibles est passé de 9% en 2003 à 82% en 2006. Ce chiffre n’a que peu de sens, puisqu’il ne traduit que l’existence de services capables de dispenser ces soin et non pas l’accès réel de la population aux services de santé.

 

- Plus de 2,5 millions de personnes ont bénéficié de programmes de protection sociale (anciens combattants, handicapés, orphelins, victimes de catastrophes naturelles et retraités)

 

- Plus de 20 000 km de routes rurales ont été construits afin de faciliter l’accès aux marchés agricoles, aux soins et à l’emploi.

 

 - 18 000 conseils de développement de villages ont été créés  dans le but de gérer des projets de développement locaux (petites infrastructures communales : eau, irrigation, installations sanitaires etc.) dans le cadre du Programme National de Solidarité, posant ainsi les bases d’un aménagement du territoire basé sur la bonne gouvernance locale et des investissements poussés par la base, et non planifiés et imposés par la capitale. 

 

 1.3 - Une économie stable qui tarde à porter ses fruits 

 

- L’inflation est jugulée, le taux change de l’Afghani est stable, une certaine discipline fiscale a effectivement été mise œuvre – mais plus de 78% du budget de l’Etat afghan est directement financé par des donateurs internationaux

 

- 16 établissements privés ont obtenu une licence bancaire

 

- Le secteur des télécoms a été libéralisé et connaît une très forte croissance ; une abondante presse libre s’est développée

 

- L’urbanisation rapide – un quart de la population est aujourd’hui urbaine – continue de mettre sous pression des infrastructures insuffisantes et dégradées

 

- Seulement 2 millions d’Afghans (sur 23 millions) ont bénéficié des investissements engagés dans l’amélioration des infrastructures d’eau et d’électricité

 

- La part de la narco-économie croît dans les zones rurales du Sud et de l’Est du pays

 

2 – Bonne stratégie, mauvaise exécution

 

2.1 Les premières élections législatives et locales libres depuis la chute des Talibans ont été faussées 

 

Les élections législatives et locales (conseils provinciaux) de 2005 en Afghanistan ont été faussées par la Présidence afghane. Elle avait exigé, afin d’éviter d’être mis en cause durant la campagne électorale, que nul candidat ne se présente sous les couleurs d’un parti politique ni se réclame de quelque projet et programme politique que ce soit. L’argument d’unité nationale, instrumentalisé pour justifier ce mode de scrutin certes libre mais politiquement absurde, ne peut convaincre : l’identité nationale afghane a survécu à 25 ans de conflit ; le nationalisme ethnique et le séparatisme sont inexistants en Afghanistan. 

 

Les conseils provinciaux avaient été conçus pour contrebalancer l’hyper-centralisme de l’Etat afghan par un contrôle politique local. Dans les faits, ils ne possèdent qu’une fonction consultative et Kaboul n’avait prévu aucun budget pour assurer leurs moyens et leur fonctionnement.

 

2.2 L’hypercentralisation contreproductive de l’administration afghane 

 

Les Gouverneurs, qui sont les représentants  de l’autorité centrale dans les provinces, et les conseils provinciaux sont toujours dans l’incapacité totale de formuler et de mettre en œuvre des politiques répondant aux besoins locaux. Pourtant, ce sont bien les administrations locales et les services déconcentrés qui fournissent dans l’ensemble du pays, y compris à Kaboul, les services publics de base. 

 

- Kaboul contrôle tout: le recrutement, le nombre de fonctionnaires provinciaux, les budgets de fonctionnement, les budgets d’investissement. Ils sont alloués ministère par ministère d’une manière arbitraire, d’amont en aval.

 

 

- Les provinces ne disposent d’aucunes ressources propres ou de  budget  pour financer les services  répondant aux besoins locaux spécifiques et pour lancer des programmes d’investissements à moyen et long terme. 

 

- 80% de la population afghane n’a toujours pas accès à l’eau potable par manque d’investissements    publics dans des infrastructures de base.

 

Cette hypercentralisation donne lieu à des irrationalités budgétaires, à une mauvaise coordination des administrations centrales,  à une mise en œuvre calamiteuse des politiques nationales au niveau local et une impossibilité d’adapter et de compléter localement ces politiques nationales pour répondre aux besoins locaux.

 

2.3 La majeure partie de l’aide internationale à la reconstruction passe par les mauvais canaux et est mal coordonnée

 

L’immense majorité de l’aide internationale à l’Etat afghan est directement versée à l’administration centrale au travers de plusieurs fonds (Fonds pour la Reconstruction de l’Afghanistan (ARTF), Fonds pour la Justice et le Maintien de l’Ordre) à l’exception notoire des Etats-Unis qui s’y sont toujours refusés et gèrent directement les projets qu’ils financent. Il est estimé que seulement 38% des budgets remis à l’administration centrale parviennent effectivement aux provinces  – les 62% restants sont consommés à  Kaboul ou sont détournés.

 

A titre d’exemple, le programme de stabilisation de l’Afghanistan (ASP – 272 millions de dollars pour les années 2005, 2006 et 2007) qui visait à reconstruire l’infrastructure et les moyens de l’administration et des forces de l’ordre locales, a dû marquer une pause de 11 mois en 2005 suite à un audit qui a mis en lumière des trucages d’appels d’offres, de graves défauts de gestion et une qualité des infrastructures construites ne correspondant pas à leur coût. 

 

Localement, la présence de multiples agences de développement étrangères  qui suivent leurs propres priorités contribue à diluer à la source l’impact des financements et à complexifier inutilement les mécanismes de coordination de l’aide à la reconstruction. Plus problématique encore est l’allocation des ressources perçue comme peu égalitaire par la population, ce qui a mené à des incidents violents aux conséquences politiques potentiellement graves, telles que les émeutes de Kaboul en 2006 ou celle de Kunduz en 2005.

 

2.4 La reprise de la production de masse de l’opium métastase la société Afghane, renforce l’interdépendance de l’économie de la ceinture tribale pachtoune avec celle des zones tribales pakistanaise et nourrit l’insurrection talibane

 

La production d’opium (193.000 hectares de terres consacrées à la culture du pavot, ce qui est plus que la surface totale de culture de la coca dans l’ensemble de l’Amérique Latine) a augmenté de 17% en 2007 pour atteindre 8 200 tonnes alors qu’en 2001, l’ONUDC l’estimait à 185 tonnes. 98% de la production est enracinée dans la ceinture tribale pachtoune, à la frontière avec le Pakistan.

 

Les chefs tribaux locaux ont par conséquent les moyens de défier l‘autorité centrale - dont certains liens avec les trafiquants sont par ailleurs avérés – tout en s’assurant un soutien fort des populations en compensant directement les carences de l’Etat. Ce sont dans ces régions que l’insurrection est la plus violente, pour trois raisons : la présence de troupes étrangères perçue comme une menace pour les structures sociales existantes (tribus, traditions etc.) ; la défense des intérêts purement financiers découlant de la culture du pavot ; la capacité à peser, y compris par la violence, sur les décisions prises à Kaboul. 

 

Le problème de la substitution de la culture du pavot par d’autres cultures se pose de manière moins problématique qu’on ne pourrait le penser : les  500 millions de revenus agricoles des cultivateurs de pavots n’ont aucune commune mesure avec les 3,5 milliards de dollars de chiffre d’affaire du trafic d’opium ; remplacer les surfaces dédiées à la culture du pavot par du blé  générerait, au cours mondial actuel,  un revenu agricole cumulé de 445 millions de dollars.

 

Ce qui motive la culture de l’opium est la monétisation rapide des récoltes qui sont préachetées par les trafiquants. Les autres cultures sont très difficiles à vendre, pour cause d’infrastructures déficientes, de marché agricole quasi-inexistant et d’aucun accès au crédit par les agriculteurs.

 

3– Pistes pour une stratégie de stabilisation efficace

 

3.1 - Démocratie procédurale ou démocratie réelle ?

 

Les  élections présidentielles de 2004 et les scrutins législatifs et locaux ont été perçus par une majorité de la population comme une farce, même si le taux de participation a été élevé (76% pour les législatives).

 

Plus que la liberté des élections, c’est un vrai débat politique que veut le peuple afghan, qui a, depuis fort longtemps, assimilé la notion de parti et de programme politique.

 

La communauté internationale a  affirmé son attachement à la tenue des élections présidentielles en 2009 et des élections législatives et locales en 2010. 

 

Ces élections pourront déboucher sur une réelle amélioration de la démocratie afghane seulement si la réalité politique, qui reste profondément ancrée au niveau local (village, vallée, tribu)  cesse d’être utilisée comme prétexte pour évacuer tout débat politique national, même s’il engage la responsabilité des dirigeants actuels. 

 

Il est temps de reconnaître que la population afghane aspire à formuler ses propres choix politiques nationaux de manière pacifique, par la confrontation dans le débat de partis et de programmes politiques. Le renforcement des partis politiques est par conséquent impératif.

 

3.2 - Ce sont les administrations déconcentrées qui organisent les services publics, pas les administrations centrales de Kaboul.

 

Les bases d’une réforme efficace de l’administration provinciale et de la gouvernance locale dans le but d’élargir le périmètre et  l’efficacité des services publics existent, comme l’a démontré une étude de 2005 conduite par l’Agence pour la Coopération Internationale et le Développement (ACTED) pour le compte de la Mission d’Assistance de l’ONU à l’Afghanistan.

 

Parmi les éléments positifs et prometteurs, on relève la  cohérence organisationnelle réelle et des efforts spontanés de coordination parmi tous les services déconcentrés des ministères dans les provinces ; les agents du service public sont sincèrement dévoués à leurs missions et font montre d’une motivation sans proportion avec leurs piètres conditions de travail et rémunérations ; les populations ne contestent pas la légitimité des gouverneurs, pourtant nommés par la Présidence et des services déconcentrés quant à la conduite des politiques publiques. 

 

Le renforcement de l’Etat central n’est possible, viable et efficace que si les mécanismes de négociations traditionnels (qui ont fonctionné sous le règne de Zaher Chah de 1933 à 1973) entre le centre et la périphérie sont reconstruits tout en veillant à l’équilibre de l’allocation des ressources mises à disposition de l’Etat afghan par la communauté internationale. 

 

Les efforts de réforme, de restructuration et de renforcement des capacités administratives doivent être concentrés sur le gouvernement local. Les provinces doivent bénéficier soit de ressources propres, soit de budgets propres pour financer des politiques locales.  

 

Les conseils provinciaux doivent être, aux côtés des gouverneurs, au centre du dispositif de reconstruction et de décision provincial.

 

Kaboul se doit d’étudier sérieusement les options de décentralisation politique et administrative qui renforceraient la légitimité des autorités centrales tout en maximisant l’impact de la reconstruction localement.

 

La mise en œuvre de mécanisme de contrôle et de  lutte anti-corruption est plus facile au niveau provincial car la proximité avec les administrés réduit et le volume et la fréquence de la corruption.

 

3.3 - La narco-économie de la ceinture tribale pachtoune est en passe de faire émerger un narco-Etat ingérable

 

La complicité des autorités afghanes dans le trafic d’opium ne fait aujourd’hui aucun doute : les services de renseignements occidentaux possèdent une liste d’une quinzaine de personnalités afghanes (politiques et hauts fonctionnaires) qui, par le truchement d’une mécanique complexe, facilitent et organisent le trafic d’opium et d’armes. Ces mêmes personnalités entretiennent des relations soutenues quoique indirectes avec les insurgés et les leaders tribaux de l’autre côté de la frontière pakistanaise. Ces 15 « parrains », bien qu’identifiés depuis plusieurs années, n’ont pas été inquiétés

 

Le président et le gouvernement afghan doivent prendre à bras le corps le problème du trafic d’opium, qui n’est pas le fait de paysans mais de mafias organisées :

 

- Démettre de leurs fonctions et, chaque fois que possible, mettre en examen les officiels corrompus.

 

- Assurer l’accès au crédit pour les agriculteurs en s’appuyant sur le réseau d’institutions de microcrédit existantes et autres organismes coopératifs (banque d’outils, banques de semences)

 

- Etudier et expérimenter des programmes de substitution de culture afin de réduire les surfaces consacrées à la culture du pavot

 

 - Comprendre que le marché agricole et le secteur privé afghan ne pourront être reconstruits qu’au prix d’une protection importante par le contingentement, taxation voir l’interdiction de l’importation de certains produits. Il ne s’agit pas d’une politique de substitution des importations, mais bien d’une politique reconstruction qui ne devra pas durer plus longtemps que nécessaire.

 

- Prendre l’initiative de convaincre la communauté internationale et ses voisins (Chine, Pakistan et Iran essentiellement) de la nécessité de financer ces programmes de développement agraires et d’accepter pour un temps cette protection.

 

3.4 La communauté internationale se doit de reconsidérer ses méthodes d’assistance à l’Etat afghan. 

 

- Si les budgets de fonctionnement des administrations centrales et locales doivent toujours être cofinancés, il faut fixer un objectif d’autofinancement clair au gouvernement Afghan : réduction des effectifs des administrations centrales, refonte progressive des processus budgétaires, formulation des politiques d’aval en amont.

 

- Quant aux dépenses d’investissement, elles dépendent largement de situations locales et doivent donc être conçues et exécutées localement, ce qui présuppose un effort de renforcement significatif des pouvoirs de décision et des capacités des administrations provinciales et leur coordination par le gouverneur et les conseils provinciaux, menant à terme à une forme de décentralisation administrative.

 

- Ces dépenses d’investissements, si elles peuvent et doivent être coordonnées par Kaboul, doivent être financées localement et directement, sans que ces fonds transitent par les administrations centrales.

 

Affirmer que la reconstruction de l’Afghanistan ne se fera pas sans les Afghans est tautologique.  C’est pourquoi la communauté internationale et les bailleurs de fonds doivent faire passer un message clair et ferme au Président Karzai et à son gouvernement. La République Islamique d’Afghanistan est un Etat souverain. Dans la mesure de leurs capacités actuelles, il appartient aux Afghans d’avoir la volonté d’assurer les conditions de la reconstruction et du développement de leur pays en acceptant de nourrir le débat politique national et d’assurer réellement la fourniture de services publics de base à tous.  

 

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 10:29

Je m’associe à la douleur des familles et de l'entourage des 10 soldats français tués en Afghanistan. J'ai une pensée pour tous ceux qui ont été bléssés et pour tous les soldats en opération. Le temps n’est pas à la polémique même s’il est indispensable de réfléchir et de discuter de la tournure de l’engagement militaire de la France dans ce pays.

 

Je ne crois pas que la réponse au problème afghan soit de nature stricto militaire et que suivre le « subtil » positionnement tactique américain soit une bonne stratégie.

 

Vouloir émanciper un peuple de l’obscurantisme et de la dictature est un combat noble et j’y souscris totalement. Mais je doute que ce soit la seul priorité pour un peuple dont l’espérance de vie, le taux de mortalité… sont les plus bas au monde (seul la Sierra Leone a des résultats nettement inférieurs). L’Afghanistan est le 13 pays le plus pauvre au monde. La réponse est évidemment économique et politique. Mais être volontariste sur ces aspects est largement  plus complexe…

 

 

Statistiques OMS:

Espérance de vie à la naissance h/f (années): 42/43

Espérance de vie en bonne santé à la naissance h/f (années, 2003): 35/36

Quotient de mortalité infanto-juvénile (pour 1000 naissances vivantes): 257

Quotient de mortalité 15-60 ans h/f (pour 1000): 500/443

Dépenses totales consacrées à la santé par habitant ($ int., 2005): 26

Dépenses totales consacrées à la santé en % du PIB (2005): 5.2

A lire aussi :

Nouvel obs : Afghanistan: le PS demande des éclaircissements "rapides" sur l'intervention de la France

JJU : C’était hier…

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 07:52
Pour mieux comprendre les enjeux voici un extrait de l'excellente émission "le dessous des cartes" . Bon visionage


Georgie rappel historique & géoPolitiques
envoyé par peanutsie


Si vous voulez approfondir l'histoire du conflit, allez voir l'excellent article sur Rue 89 : retour-en-images-sur-vingt-ans-de-conflits-en-georgie
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 09:05

"Etre de gauche, c’est être un homme en colère" disait Léon Blum, je crois que mon réel engagement à gauche date des années 93 et 94 où la lenteur des réactions internationales face aux barbarismes des conflits en ex-Yougoslavie m'avait profondément choqué.

Quelques années plus tard, le conflit pas encore terminé, j'avais participé à plusieurs représentations du "dictionnaire de la Vie" (Zarina khan), une pièce sur l'absurdité de la guerre écrite par de jeunes croates, serbes et bosniaques sous le bombardement de Sarayevo avec qui j'ai eu le privilège de jouer et les fonds récoltés ont servi à financer des initiatives maintenant le lien entre ces trois peuples.

Aujourd'hui, c'est une immense joie de savoir Karadzic arrêté. Non seulement parce que justice doit être rendue mais aussi parce que c'est un symbole que le nouveau gouvernement de la république serbe en livrant Karadzic reconnait pleinement les crimes contre l'humanité perpétré il y a maintenant 13 ans et commence à collaborer pleinement avec le tribunal de La Haye. Reste encore Goran Hadzic et Ratko Mladic qui sont toujours en "fuite".


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