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  • : Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 16:52

 

ump_fn-9afd8.jpgMais où va l’UMP ?

 

La droite se cherche, elle n’a plus rien à voir avec le parti de Chirac qui malgré quelques bourdes de langage parfois (« le bruit et l’odeur ») a toujours été claire sur sa position vis-à-vis du Front National et de l’extrême droite en général.

 

Je ne parle pas simplement des accords électoraux (même si l’on a oublié l’élection de certains présidents UDF de région en 1998 avec un accord avec le Front National Charles Million …) mais aussi du programme et des valeurs. Depuis 2007, le gouvernement UMP n’a pas cesser de se frotter aux revendications frontistes et a même, par ses différentes déclarations (Discours de Grenoble, Dakar, loi sur l’immigration, débat sur l’identité nationale…)  mis en perspective le programme du FN des années 80-90.

 

Et aujourd’hui, en plus de non constitution d’un front républicain, des personnalités de premier rang de l’UMP lance des phrases qui sentent plus que le soufre.

 

Pourtant, je ne suis pas un adepte du politiquement correct mais là cela dépasse la volonté de faire de bons mots ou la bourde, cela traduit un bouleversement d’un parti, une partie de cette droite totalement décomplexée ne se gène plus pour se vautrer dans la lie de l’extrême droite.

 

Une partie car il reste, "pour combien de temps encore ?" à l’UMP encore pour l’instant une frange attachée aux valeurs républicaines de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, une droite assumant son ultralibéralisme, mais profondément attaché à son héritage chrétien-démocrate. Ceux qui ont vu la soirée électorale de dimanche dernier, on pu s’apercevoir du décalage entre les responsables locaux de l’UMP en Bretagne et de leur direction nationale. Pas de tergiversation, ces responsables locaux ont appelé à faire barrage au FN en votant pour la gauche. Il y a un gouffre qui se creuse entre la droite traditionnelle "des terroirs, canal historique" et celle inspirée des Alpes-Maritimes et des Hauts de Seine.

 

Allez voici un florilège de citations récentes sentant bon le fumier (liste vraiment pas exhaustive) :

 

  1. Claude Guéant :  « Les Français à force d'immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale. »
  2. Claude Guéant :   «Heureusement, le président a pris la tête de la croisade pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations unies, et puis la Ligue arabe et l'Union africaine»
  3. Christian Vanneste évoquant «l’attachement à la France, le patriotisme»,: «Si vous parlez de l’attachement à la France, du patriotisme, la plupart des électeurs du FN sont plus proches des électeurs de l’UMP que de ceux du PS. Vous savez, quand vous entendez des gens comme Sandrine Mazetier, vous croyez vous rappeler la notion du parti de l’étranger.»
  4. Chantal Brunel : « les Français trouvent qu'on débat beaucoup mais qu'il n'y a pas d'actes concrets (...). Il n'est pas normal qu'on ne [les] rassure pas sur toutes les populations qui viennent de la Méditerranée. Après tout, remettons-les dans les bateaux ! »
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Published by Karim Ghachem - dans Politique
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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 23:54

 

 

Le 21 mars 2011


Les Français ont placé les candidats de gauche et les écologistes largement en tête des élections cantonales.
Ils ont voulu, par leur vote, signifi er une fois de plus leur rejet des choix politiques de Nicolas Sarkozy et sanctionner l’échec du gouvernement.


Notre économie ne sort pas de la crise, notre environnement continuede se dégrader, le chômage ne diminue pas, le pouvoir d’achat régresse,les inégalités progressent et notre République est abimée.


L’abstention de millions d’électeurs sanctionne le décalage croissant entre les urgences sociales et les réponses apportées par le gouvernement. Les Français ont également montré leur soutien aux politiques locales menées par la gauche et les écologistes qui, jour après jour, soutiennent l’emploi dans les territoires avec des politiques innovantes socialement et respectueuses de l’environnement, et défendent les services publics locaux.


Aujourd’hui, plus que jamais, la gauche et les écologistes ont une grande responsabilité. Toutes nos forces doivent être utilisées pour amplifi er dimanche prochain le vote du premier tour.

 

Le 27 mars, il faut un maximum d’élu-e-s de gauche et écologistes.


Nous appelons toutes les forces de gauche, les écologistes, les démocrates et les républicains à se rassembler dans tous les départements, à se mobiliser et à s’unir pour battre la droite et l’extrême droite au deuxième tour des élections cantonales, derrière les candidats de gauche et écologistes arrivés en tête au premier tour.
Au-delà, nous savons que notre responsabilité est de construire une politique alternative globale et cohérente à la politique de la droite pour porter l’espoir d’une alternance politique en 2012.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 18:29

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Published by Karim Ghachem
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 11:49

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Bien sûr ce n’est qu’un sondage. Evidemment il est contesté et sans doute contestable.

Mais le 21 avril 2002 n’était pas un sondage. Ce fut un coup de tonnerre que nous n’entendons plus revivre.

Nous  sentons tous sur le terrain, dans nos actes militants quotidiens, à l’occasion des élections cantonales comme dans les permanences d’élus, qu’il se passe quelque chose de mauvais dans notre pays. Qu’un sale vent se remet à souffler et qu’il souffle fort.
Si la fille ressemble beaucoup au père nous nous rendons bien compte qu’elle n’a pas la même image, qu’elle semble faire moins peur en revendiquant une certaine modernité.

A l’extrême droite classique française et au discours violent du fondateur du Front National, Marine Le Pen a donné à son parti une nouvelle dimension identitaire, pointant l’Islam comme ennemi premier, dont on voit qu’elle trompe de nouveaux publics, surfant sur une vague venue d’Europe du Nord et dont on a déjà vu les triste résultats aux Pays-Bas et ailleurs.

Oui nous le voyons, le danger le Pen existe bien pour la présidentielle de 2012. Nous refusons de revivre cela.
Bien sûr nous pourrions commencer par chercher les causes et surtout les « responsables » à droite, mais aussi à gauche. Nous faisons cela tellement bien. Les uns dénonceraient le discours « populiste » d’un tel, les autres la dérive « libérale » de l’autre, les troisièmes les « vieux partis qui n’ont pas vu le monde changer », etc.

Aujourd’hui, reconnaissons-le : l’enjeu du 1er tour de l’élection présidentielle risque de ne se résumer qu’à une seule question : va-t-on revivre un 21 avril ?
On nous répète que les primaires en France ne seraient pas utiles car le 1er tour de l’élection présidentielle suffit à départager les candidats. Mais cette vision date d’une époque où gauche et droite étaient assurées d’y être représentées, où les partis assuraient seuls la légitimité des prétendants, où les divisions d’un temps ne prenaient pas le pas sur l’union nécessaire des forces de gauche.

Pour ce qui nous concerne, nous ne connaissons qu’une seule arme nous garantissant d’être au second tour de l’élection présidentielle et de pouvoir nous battre pour la victoire : les primaires de la gauche et des Ecologistes !

Seules de grandes primaires populaires, ouvertes à tous les électeurs, soutenues par l’ensemble des partis de la gauche et des écologistes seront susceptibles de trancher les différences entre nous, d’engager la dynamique de rassemblement indispensable pour battre la droite et l’extrême droite, et ainsi fonder le projet politique commun que nous pourrons alors présenter aux Français.
Mieux, ces primaires du peuple de gauche nous permettront de sortir des accords d’appareils, des confrontations tactiques, des mauvais arrangements électoraux, des renoncements de dernière minute.
Les électeurs trancheront, établiront les rapports de force, fixeront le poids et la représentativité de chacun, base démocratique et transparente pour bâtir un projet commun, fédérer autour d’un candidat et organiser les accords d’union lors des législatives.
Face à la droite dure de Sarkozy et à l’extrême droite de Marine Le Pen, nous appelons tous les responsables des partis de la gauche et des Ecologistes à prendre leurs responsabilités : il est encore temps !

Débattons et rassemblons nous dans de grandes primaires populaires de la gauche et des Ecologistes !

Premiers signataires :

  • Sarah Proust, Première fédérale Adjointe du PS Paris
  •  Mao Peninou, Adjoint PS au Maire de Paris
  •  Thibault Delahaye, Bureau National du MJS
  • et
  • Christophe Girard, Adjoint au Maire de Paris
  • Frédérique Calandra, maire du 20e arrondissement de Paris
  • Stéphane Pillet, Premier secrétaire fédéral du PS Savoie
  • Pierre Kanuty, Conseiller régional PS Ile de France
  • 

 

SIGNER L'APPEL POUR DES PRIMAIRES DE TOUTE LA GAUCHE ET DES ECOLOGISTES : www.appelauxprimaires.fr

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 13:31

Voici un article de Paul Alliès publié sur média part que m'a envoyé un ami et que je voulais partager avec vous.

 

En 24 heures la révolution démocratique a fait un nouveau bond en avant à Tunis. Les deux seules autorités en place, le président de la République par intérim Foued Mebazaä et le Premier ministre Béji Caïd Essebsi ont successivement, ce jeudi soir et vendredi matin, ratifié la mise en route du processus que beaucoup réclamaient: une assemblée constituante sera élue la 24 juillet prochain, veille de la fête traditionnelle de la République.

 

Aussitôt la Kasbah a levé le camp avec force youyous dans "la joie, la dignité et la fierté" comme toute la presse l'a observé. Elle a démontré sa maturité comme sa nécessité politique (voir mon billet du 27 février). Mais ce dénouement a aussi révélé la grande expérience d'une "classe politique" formée aux premières heures du bourguiguisme ou dans l'opposition à Ben Ali. Cette dimension devrait être intégrée une fois pour toute en France (on en est loin et j'y reviendrai dans un dernier billet): elle est un atout considérable pour la réussite de cette révolution et l'avènement d'une Deuxième République.

 

Car les Tunisiens sont en train de donner un exemple à tout le monde arabe et peut-être au-delà. Ce sera la première fois depuis le XIX° Siècle qu'aboutira une révolution non seulement républicaine mais populaire et  démocratique. La Tunisie contemporaine renoue ainsi avec ce que sa tradition avait de singulier: elle fut le premier Etat arabe a adopter une Constitution en 1861 sous le règne de Sadok Bey, effacée bien vite par le colonialisme français. Aujourd'hui elle inaugure une procédure sans équivalent ailleurs, celle de la Constituante, riche de promesses.

 

La feuille de route tracée par le Président et le Premier ministre est limpide. La Constitution du 1° juin 1959 est "suspendue" et avec elle tous les organes qu'elle désignait sauf le Conseil de l'Etat c'est-à-dire le Tribunal administratif et la Cour des Comptes chargés de veiller à la régularité juridique des textes et des comptes publics. Le président de la République reste en fonction (alors que l'intérim aurait dû prendre fin le 15 mars prochain) au nom de "la pérennité de l'Etat" qu'il incarne. Depuis le mois dernier, par modification de l'article 28 de la Constitution il a reçu le pouvoir de légiférer par décret-loi, mettant ainsi hors jeu les Chambres de l'ancien régime.

 

Le Premier ministre va annoncer dans le 48 heures un gouvernement composé de techniciens. En toute hypothèse ceux qui en seront membres ne pourront se présenter aux prochaines élections. Cette disposition fort habile a entraîné la démission des ministres politiques du gouvernement Ghannouchi, parti dimanche soir. La  Commission "pour la réalisation des objectifs de la Révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique" qui a déjà bien entamé son travail pour ce qui concernait les missions attribuées au Doyen Ben Achoun (voir mon billet du 26 février) se réunira en Conseil formé de personnalités politiques, représentants des partis et d'organisations de la société civile; et on peut compter sur Facebook pour élargie le pérmiètre. Il est une réponse (négative) aux prétentions du Comité de défense de la Révolution qui s'était installé sous l'autorité de l'UGTT (alliée aux islamistes) syndicat dont le rôle avant et après le 14 janvier n'a pas fait encore l'objet des clarifications nécessaires.

 

Une de ses premières contributions est la rédaction d'une code électoral garantissant la sincérité des scrutins à venir. C'est un document (pour l'instant non publié mais que nous avons pu consulter) extrêmement rigoureux: il va de l'organisation des bureaux de vote aux sanctions pénales en cas de fraude  Le scrutin se déroulera au niveau des arrondissements (sections des Gouvernorats) et probablement au scrutin uninominal; ce qui pourrait encourager l'émergence de candidats susceptibles de devenir des responsables politiques locaux de partis démocratiques qui en sont pour l'instant dépourvus.

 

Ce processus est impeccable. Il contraste avec celui décidé par les militaires égyptiens: d'abord la Constitution ne sera qu'amendé; ensuite ces amendements seront le fruit des réflexions de huit experts; enfin le peuple ne pourra que les ratifier par référendum. En Tunisie la procédure retenue porte en elle une toute autre ambition démocratique.

 

D'abord l'Assemblée Constituante va conduire les partis (21 reconnus à ce jour) à donner un contenu à leurs projets politiques. Le débat s'est d'ores et déjà engagé sur le avantages et inconvénients des différents "modèles", étant entendu qu'il n'est pas question de reproduire l'un ou l'autre existant à l'étranger (comme cela s'était fait en 1959 en importation de la Constitution de la V° République française). Aujourd'hui les spécialistes les plus engagés dans la réflexion regardent beaucoup du côté du Portugal si ce n'est de la Pologne.

 

Ce sont en effet deux pays qui au sortir de leurs dictatures avaient beaucoup imité le présidentialisme français. Or le Portugal entre 1976 et 1982 comme la Pologne entre 1990 et 1997 ont neutralisé le sur-pouvoir présidentiel que voulaient incarner le général Eanes comme Lech Walesa. Ces pays ont alors rejoint le monde autrement équilibré du système primo-ministériel, laissant la France seule en Europe avec son archaïsme bonapartiste. C'est ce qui pourrait advenir en Tunisie.

 

Rares sont les partis tel le PDP qui défendent une formule quelconque de régime présidentiel; l'ambition de son fondateur Najib Chebbi, candidat par avance à la fonction suprême peut expliquer la volonté de ce parti de gauche de vouloir des élections présidentielles avant la Constituante et d'appeler de ses voeux un "régime semi-présidentiel" à la française. Le débat va donc se centrer sur les modes de production d'un parlementarisme rationalisé et sur l'opportunité de conserver l'élection du Président au suffrage universel direct.

 

Quoi qu'il en soit, l'unanimité est pratiquement faite sur la limitation extrême des pouvoirs du président; si bien qu'à supposer que son élection populaire soit retenue elle ne sera pas différente de celle en vigueur dans onze Etats membres d l'Union Européenne, de la Finlande à l'Autriche en passant donc par le Portugal et la Pologne.

 

Mais d'autres débats vont animer la Constituante, en particulier celui de la sécularisation de la République. L'article 1 de la Constitution de 1959 faisait de l'Islam la religion de l'Etat tunisien.  Les laïques n'en veulent plus mais ils n'entendent pas pour autant laisser les mosquées ou l'enseignement religieux à la discrétion des imams. L'autre question est celle d'Ennahda, le mouvement islamiste inspiré à ses origines par les Frères musulmans égyptiens. Son dirigeant rentré d'exil, Rachel Ghannouchi (homonyme du ci-devant Premier ministre mais rien de plus) a tenu un discours apaisant respectueux d'une distinction entre l'Etat et la religion. Mais, s'il a reconnu la laïcité c'est en tant que" courant d'opinion" et non pas comme un mode d'organisation de toute la société.

 

Ceci étant, ces islamistes qui se revendiquent de plus en plus de l'AKP turque ne sont plus le recours au mal être de la jeunesse et n'apparaissent pas plus ici qu'ailleurs comme le meilleur choix des élites sociales.

En tout état de cause la campagne pour les élections à la Constituante comme les débats qui vont l'animer après le 24 juillet, nonobstant le Ramadan qui devrait débuter alors, sont susceptibles de clarifier considérablement la scène politique; certains partis de gauche réfléchissent dés maintenant à leur possible fusion.

 

Quoi qu'il en ressorte, tout cela est un véritable événement historique qui aura des conséquences considérables et durables. D'ores et déjà la question d'Israel change de nature. Avec l'installation de régimes démocratiques et de gouvernements pratiquant l'alternance, il n'est plus du tout l'unique démocratie dans un environnement hostile, bastion contre l'islamisme radical dans la région.

 

Avec l'émergence d'une affirmation arabo-musulmane au lieu de l'invocation de la charia c'est l'irruption d'un autre monde, celui d'une jeunesse éduquée, d'élites éclairées, de peuples matures qui auront chassé ces dictatures corrompues qui étaient ses meilleurs alliés. A l'horizon de ce printemps arabe extraordinaire, redonnant foi dans les fins démocratiques et cosmopolites de l'histoire, demeure une inquiétude; celle d'une ultime guerre qu'un Etat devenu autiste et désespéré voudrait faire à ce grand basculement. 

 

Pour la conjurer il importe que nous soyons à la hauteur de la réinvention de la République tunisienne; or ni nos gouvernements ni nos partis ne le sont. C'est aussi chez nous qu'il faut changer profondément la politique.

 

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Published by Karim Ghachem - dans Tunisie
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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 13:19

Un  puissant mouvement populaire de libération bouleverse le monde arabe, balayant les dictatures en place depuis des décennies. L’aspiration des peuples à prendre en main leur destinée, leur soif de liberté et de justice sociale ont profondément transformé la donne en Tunisie puis en Égypte, et porté partout dans le monde le message que le changement est possible.

 

Nous apportons tout notre soutien à ces peuples en lutte et serons à leurs côtés pour faire respecter leur volonté.

 

Ces luttes sont les nôtres car elles portent en elles l’exigence d’un nouvel ordre mondial fondé sur la liberté, la justice et la paix, sur de nouvelles relations internationales basées sur la coopération et la solidarité, excluant tout rapport de domination.

Ces valeurs que nous partageons sont à l’opposé des orientations défendues par le Président de la République et ses amis qui ont préféré les intérêts des affairistes et des marchands d’armes à la démocratie, et donné une pitoyable image de la France.

 

Si Nicolas Sarkozy a dû remanier son gouvernement, discrédité aux yeux de l’opinion publique française et internationale, il a toujours la même vision dépassée et méprisante des peuples arabes, fantasmant sur l’explosion des flux migratoires et du terrorisme. Et il a conservé Patrick Ollier dont on sait les liens étroits qu’il entretenait avec les dirigeants libyens.

 

La situation en Libye où Kadhafi essaie de noyer dans le sang la révolte du  peuple est d’une extrême gravité. Il a montré ces derniers jours qu’il n’hésitera à recourir à aucun moyen, et les armes que lui ont vendues nos gouvernements et quelques autres rendent ses menaces encore plus inquiétantes.

 

Les proclamations démocratiques actuelles des dirigeants occidentaux seraient plus crédibles s’ils n’avaient pas encouragé Kadhafi par la complaisance coupable dont ils ont fait preuve  à son égard ces dernières années. Elles seraient plus crédibles aussi si elles s’étendaient à la reconnaissance des droits du peuple palestinien.

Derrière les prises de position des États-Unis et de l’Europe, il y a en réalité la préoccupation de garder le contrôle sur la Libye et son pétrole, et aussi, pour les gouvernements européens,  de fermer les frontières aux migrants.

 

Une intervention militaire de l’OTAN ou de certains de ses membres serait la pire des issues, l’exemple de l’Irak est là pour nous le rappeler.

Les Libyens en seraient les premières victimes.

Il faut employer tous les moyens politiques dont dispose la communauté internationale dans le cadre de l’ONU pour arrêter le massacre. Dans l’urgence il faut apporter une aide massive aux réfugiés qui se pressent aux frontières, et aux pays qui les accueillent, ainsi qu’aux victimes libyennes. Les gouvernements européens et l''Union Européenne doivent, en concertation notamment avec la Tunisie, amplifier les moyens de transport nécessaires pour permettre à tous les réfugiés de rentrer dans leur pays d'origine s'ils le désirent.

 

 La France et l’Europe doivent aussi assumer leurs responsabilités en accueillant ceux qui le demandent, conformément au dispositif dit de « protection temporaire » élaboré en 2001 par l'UE pour les ressortissants d'États en proie

aux troubles politiques et aux conflits armés.

Le Président de la République et ses ministres doivent cesser de nourrir la peur des populations en brandissant systématiquement le spectre de « l'invasion » et de piétiner les traditions de solidarité et d’accueil de notre pays.

 

L’image de la France a été profondément dégradée.

Elle ne retrouvera une voix respectable et respectée qu'en fondant sa politique, ici et au-delà de nos frontières, sur la démocratie et les droits sociaux, la justice,  la solidarité, valeurs sur lesquelles se construit la paix.

 

Calendrier des manifestations à Quimper

 

  • Réunion débat avec une femme algérienne mardi 8 mars à 20h 30 aux Halles St François à l'initiative du mouvement pour la paix
  • Rassemblement vendredi 11 mars à 18h place de la Résistance

 

Signataires de cet appel :

 

Association France Palestine Solidarité – Association Républicaine des Anciens Combattants - Association des Travailleurs et Commerçants Marocains - ATTAC – CNT - Droit d’Asile – Europe Écologie Les Verts – FSU – Les Alternatifs  - Ligue des Droits de l’Homme – Mouvement de la Paix - NPA – PCF – PRG – PS – SNES – UDB

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Published by Karim Ghachem - dans Tunisie
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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 19:49


Un match superbe malgré les trop nombreuses fautes de main mais quel engagement, quelle belle phases défensives des français et les phases d' attaque des anglais. Bref un match comme j'aimerais les voir plus souvent avec un bémol j'aurais preferé une victoire française. Mais il faut être beau joueur les anglais ont été supérieurs et beaucoup plus perforants dans la concrétisation.

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Published by Karim Ghachem - dans Coup de coeur
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:02

Cela faisait longtemp que je ne m'étais pas prêté à une petit revue de blog des articles interressants glanés sur la toile. J'en ai consulté certains en faisant des recherches sur un sujet qui m'interpellait, d'autres parce que j'en suis un lecteur fidèle.

Je vous propose une liste non exhaustive d'articles que j'ai beaucoup aimé cette semaine:

 

  • Nouveaux blogs:

 

Culture : Jean-Yves Pennec

 

Un policier à découvrir : Gilles Eparbal:

 

  • Politic Circus :

 

Pierre Kanuty : Huile d’olive et socialisme - divagations sur la gauche couscous

 

Anne Sinclair : Jouer avec le feu

 

Jean-Jacques Urvoas : Si c’est Anne qui le dit…

 

Intox 2007 : Madame Michu, DSK et les primaires

 

Abadhinte : Présidentielles 2012 : Et si l’UMP proposait de rétablir la peine de mort ?

 

Partageons mon avis: L'ère Primaires fut la plus longue

   

  • International - Tunisie à la suite de la révolte du jasmin :

Slate :France-Tunisie: je t'aime, moi non plus 


La Presse : Des jeunes comme on les aime 


Lu sur Facebook : Lettre Ouverte Au Gouvernement Provisoire 


Auto promo :Pour que la France politique ne nuise pas à la France culturelle..

 

Et si vous voulez faire un don pour soutenir ces peuples en chemin vers la liberté, je vous conseil de donner au croissant rouge via la croix-rouge 

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Published by Karim Ghachem - dans Actualités
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 12:22

 Ce qu'a vraiment dit DSK (source l'express)

 

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Published by Karim Ghachem - dans blog politique : DSK
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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 15:52

Le titre est une reprise de groupe facebook et d'article sur la maladresse du nouveau et peut-être ex dans quelques temps ambassadeur de France en Tunisie: Boris Boillon.

Une maladresse de plus dans les relations franco-tunisiennes, vous me direz on est plus à ça près.

 

La polémique a enflé apres la difusion de cette vidéo sur le net, même s'il s'agit d'un montage subjectif (voir l'article sur arrêt sur image), le ton et l'arrogance de ce diplomate ne fait pas débat. Et la réaction des Tunisiens et des français résident en Tunisie a été immédiate. Les excuses dans un arabe parfait à la chaine TV tuninisienne ne suffiront pas à mon avis à l'absoudre.

 

 

Mais c'est peut être le nouveau style de la diplomatie française version sarko bling bling, tout dans l'apparance, le roulement des épaules et la virilité des cours de recré.

 

Pourtant ce jeune ambassadeur avait tous les atouts pour être une nouvel star, il pourrait sans probleme incarner le nouvel idole d'un secret story (voir sa photo ici, ne soyons pas hypocrite, je crois que c'est la photo qui fait le plus de buzz en ce moment et pas qu'en Tunisie). Mais comme quoi la plastique et l'apparance ne font pas tout même dans un pays méditerranéen et surtout en ce moment.

 

 

 

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Published by Karim Ghachem - dans Tunisie
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