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  • : Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 17:28

1mechmoum.gifJ'ai été invité le 05 mai dernier par l'association "la liberté de l'esprit" de Quimper à participer à un débat sur "Comprendre les révolutions arabes ?"  autour de Yamen KOUBAA Tunisien, professeur de marketing et d’affaires internationales à l’Ecole Supérieure de Commerce de Brest.

 

N'étant pas en France à ce moment là, et donc ne pouvant pas participer à ce débat physiquement, j'ai tenu à laisser une contribution et je tiens à remercier au passage les organisateurs d'avoir lu une partie de cette contribution lors de ce débat.

 

Cette contribution, écrite très rapidement ne se veut pas être le reflet d'une vérité révélée, ce sont mes analyses à un instant t, mes réactions à des articles lus à des évênements ou la transposition de commentaires que j'ai lu et que je trouvais pertinant.

 

Je vous en donne ci dessous le contenu:

 

 

Le parfum du jasmin

 

Les changements des dernières années Ben Ali

 La Tunisie que je retrouvais presque chaque année m’était de plus en plus étrangère. Les voiles islamiques remplaçaient peu à peu les superbes safsaris, ces grande étoffes blanches dont les femmes se paraient et qu’elles maintenaient avec les dents, la chaleur et la générosité de l’accueil dans les magasins et les familles se sont transformées en une agression mercantile et individualiste et partout la corruption généralisée, les bakchichs…

I L’identité tunisienne au cœur du soulèvement

Malgré l’évolution de la société, il y a des constantes à cette culture, identité tunisienne.

La schizophrénie tunisienne  est une constante de cette spécificité tunisienne.

Cette schizophrénie fait le charme et en même temps l’angoisse identitaire de ce pays.

Première illustration, la laïcité et la religion. Héritage de Bourguiba, la Tunisie s’est doté de pare-feux laïcs. C’est plus qu’institutionnel, c’est une culture ouverte qu’elle a ranimé. Une Tunisie Musulmane et Laïque. La constitution précise que la religion de la Tunisie est L’islam mais place juste derrière la liberté de culte. Et dès l’introduction place l’ensemble de la constitution sous le fil rouge des droits de l’homme.

De plus les premiers textes votés par la jeune république sont en parfaite contradiction avec une interprétation stricte de l’islam. Le statut de la femme instaure des 1956 le droit à l’avortement, l’adoption légal et filial (interdit par le coran), la fin de la polygamie et l’égalité des droits entre les sexes (sauf sur l’héritage).

Enfin toute une génération de dirigeants politiques et de la classe intellectuelle post protectorat a été formée sur les bancs des écoles du protectorat où ils apprenaient leurs ancêtres les gaulois et la loi de 1905.

Deuxième illustration Le choc monde arabe-monde occidental. J’ai longtemps été surpris par ma grand-mère qui ne cesser de me vilipender sans cesse dans ces terme « arrête de manger comme un arabe, tu t’habille comme un arabe… adjectif employé à connotation négative alors que dans le même élan elle était d’une intrisangeance totale dans la défense de son identité arabe. Et il en est de même pour la majorité des tunisiens.

Il est vrai que la Tunisie a été souvent à l’écart du panarabisme du fait notamment de la rivalité forte entre Bourguiba et Nasser (père du panarabisme) né du processus d’indépendance de la Tunisie contesté par Nasser, de la protection de l’Egypte du principal opposant au Combattant suprême et de la position tunisienne dans le conflit israelo-palestinien.

De ce fait, les tunisiens n’ont cessé de se justifier au cours des années de leur arabité, comme s’ils devaient prouver leur appartenance à cette culture en même temps que l’ensemble de la société vivait à l’heure occidentale.

Ces dernières années il y a eu un retour brutal vers cette arabisation. A l’université, à l’école d’abord où les cours sont passés intégralement dans la langue du Coran, provoquant une chute du niveau de l’enseignement. Les professeurs n’ayant pas été préparés à cela. Il est vrai que l’élite culturelle et intellectuelle tunisienne a été formée à l’école française sous le protectorat puis dans les universités francophones en majorité.

À bien des égards, la jeunesse tunisienne semble comme frappée de schizophrénie culturelle. Elle est affectée, en profondeur, par deux évolutions parallèles et contradictoires. Elle est à la fois plus libérée et plus conservatrice. Plus libérée, car on assiste, chez une fraction des jeunes, à une prise de distance de plus en plus marquée par rapport à la religion, et plus généralement aux règles de la bienséance en pays islamique : audaces vestimentaires et comportementales, consommation d’alcool, permissivité sexuelle. Des symptômes d’une occidentalisation accélérée du pays. Mais, à côté de cela, et notamment depuis 1991 1ere guerre du golfe, et encore plus depuis la seconde, le retour du sentiment religieux et des valeurs conservatrices, peu ou prou liées au référent arabo-musulman, est également manifeste. La réapparition du voile, le regain de religiosité, la tentation du repli identitaire, le souci exagéré des convenances : autant d’éléments qui trahissent un mouvement de « réorientalisation » alimenté, en partie, par les télévisions arabes par satellite, très regardées, et qui ont supplanté les chaînes françaises ou italiennes dans le cœur des téléspectateurs.

Dans un article prémonitoire « Chouchoutés et encadrés » paru sur jeune Afrique écrit par Mr Samy Ghorbal ! la conclusion disait : «Avoir 20 ans à Tunis ? C’est être à la fois les enfants de M6 et ceux d’Al-Jazira. De quoi y perdre son latin. Jje crois que cet état témoigne de la schizophrénie de notre jeunesse a cheval entre l’orient et l’occident, le sud et le nord, le conservatisme et le libéralisme…une jeunesse puritaine et émancipée à la fois, une situation à faire perdre son arabe et son français! je me demande combien de temps encore nous faudrait il pour trouver notre propre identité Tunisienne et maghrébine! le chemin est encore long, mais vu la qualité qui se dégage de la blogosphére maghrébine ça me redonne confiance dans notre avenir »

La dernière illustration est le patriarcat. La figure du respect inconditionnel au père, au patron reste de mise, même si tout une part de la jeunesse, au fond d’elle-même ne reconnaissent plus la sagesse des plus anciens, ceux-ci étant eux même complètement dépassé par les mutations rapides du monde, des technologie du consumérisme à outrance.

En pays d’Islam sunnite, un principe fondamental développé à travers les siècles par les oulemas rejette de façon absolue la fitna (le désordre, le chaos, la discorde) Selon un haddith connu de tous les musulmans « la fitna est pire que le meurtre ». L’imam Malik, fondateur de l’école qui régente

L’islam au maghreb va jusqu’à recommander pour éviter la menace de la fitna de sacrifier deux tiers de la communauté pour sauver un tiers.

II La révolution de jasmin

Deux facteurs essentiels ont été fatals au régime de Ben Ali: la lassitude de la population face à la confiscation des libertés publiques et la montée du chômage des jeunes diplômés. C’est dans la négociation des libertés par un régime dictatorial, que la Tunisie a construit son développement mais «le but ultime du développement reste la possibilité, pour chaque citoyen, de pouvoir choisir librement la vie qui a de la valeur à ses yeux». Des lors ce qui était possible et admis au début de la phase de développement ne pouvait être pérenne.

Succédant à Habib Bourguiba, le président Ben Ali s’est inspiré de Lee Kuan Yiew de Singapour, en mettant en place un modèle économique axé sur l’ouverture économique, la planification du développement national, la diversification du tissu industriel et la limitation des libertés individuelles et collectives. Ce Policy-mix n’a pas été sans générer des résultats, comme l’attestent les performances économique le Pib par tête de la Tunisie a continuellement augmenté de plus de 3 % par an, permettant au pays de devenir un pays émergent ; le taux de pauvreté a subséquemment baissé pour l’ensemble du pays, se situant à moins de 4 % en 2010, contre 33 % en 1966/67.

Mais Ben Ali a malgré lui,  lui-même instillé le germe de la révolte. Il  a bâtit sa force sur une double stratégie depuis 1985 : comme Ben Ali l’annonçait lui-même en 1986 « Dans notre lutte contre les islamistes (et opposant), nous devons recourir à deux méthodes : la désinformation et les délinquants. Nous allons les sortir de prison pour leur confier des tâches de police » et c’est ainsi que 25 ans plus tard, i l y a autant de policiers en Tunisie qu’en France pour 7 fois moins d’habitants. Mais ce passionné d’informatique a contribué au boom tunisien du développement numérique plaçant ce pays développé à la pointe de la révolution numérique et à l’air d’internet a permis à des millions de jeunes tunisiens d’accéder à une autre information jusqu’au rapport wiki leaks. L’excellence reconnue du contrôle tunisien sur les communications internet, cette fameuse censure n’a pas été pas de taille face à la toile. Et le flux d’information a peu à peu creusé des fissures irréversibles dans le dispositif de propagande jusqu’à ce mois de décembre 2010.

3eme axe (source rue 89 Zohair Ghenania)

« Les années 2000 ont aussi vu le clan de la famille du Président profiter progressivement des fruits de la propsérité tunisienne en s'accaparant des entreprises florissantes, en monopolisant toutes les négociations avec les investisseurs étrangers et en spoliant les grands propriétaires immobiliers.

En conséquence, alors que la Tunisie disposaient d'hommes et de femmes d'affaires dynamiques, entreprenants et innovants, leur volonté de développer leurs activités se trouvait entravée soit parce que leur activisme économique pouvait menacer l'ordre économique institué, soit par ces individus eux-mêmes qui ne souhaitaient pas que leur entreprise prospère au-delà d'un certain seuil qui attirerait forcement l'attention du clan familial du Président.

En outre, une autre partie de ces hommes et femmes talentueux s'évertuaient à gagner les faveurs du palais présidentiel, convaincus qu'il s'agissait du moyen le plus sur d'accéder au prestige, à la richesse et au pouvoir au lieu de mettre leurs compétences au service de réalisations économiquement et socialement utiles.

Ce mode de gouvernance, en limitant et contraignant les aspirations des Tunisiens, commençait à nuire gravement au développement économique du pays, comme en témoignaient les signes suivants :

  • des multinationales qui refusaient de s'installer en Tunisie au vu de l'appétit de « la famille »,
  • une propriété pas toujours bien protégée qui sape la confiance des investisseurs et des épargnants,
  • des inégalités croissantes,
  • un chômage galopant notamment chez les jeunes diplômés (plus touchés par ce fléau que les non-diplômés ! ). »

III L’après …

J’ai été partagé entre beaucoup de sentiments comme beaucoup de tunisien au moment des soulèvements de décembre 2010. Dans un premier temps, le sentiment principal a été la surprise et la pondération. Beaucoup d’appréhension et une dose assez forte de crainte. Dans un second temps ce fut un sentiment de fierté qui dépasse de loin des sensations intenses vécus à d’autres moments et une sorte de soulagement, de légèreté qui même si le doute et la crainte de l’avenir demeurait, a tout balayé.

Les tunisiens ont apporté la démonstration que du désordre, la révolte, peut sortir un nouvel ordre dépassant l’interdit de la fitna.

Les tunisiens se sont montrés pour la plupart dignes, responsables et terriblement matures. Qui a déjà vu, après des manifestations si importantes, revenir des centaines de jeunes nettoyer les rues, effacer les graffitis, s’organiser pour prévenir les pillages. Et sur la question islamiste, peu aurait cru voir spontanément et massivement se lever la population pour préserver les avancées laïques de la Tunisie et même réclamer l’instauration d’une république laïque.

Quoique soit l’issu de cette révolution, c’est l’identité tunisienne qui s’est révélée, réclamant la double spécificité d’un état démocratique, laïque moderne sans renier sa culture arabo-musulmane, la combinaison des deux est possible et elle le brandit fièrement. Je pense qu’aucun retour en arrière n’est possible car le peuple tunisien a retrouvé par lui-même sa fierté, il n’est pas à la remorque d’autres pays, sa personnalité n’est pas calqué sur une autre nation, il est en train de construire une nation, c'est-à-dire des valeurs originales partagées par tous ces concitoyens. Il ne se construit pas en rapport aux autres mais avec les autres. Je reçois chaque jour des appels signés par des milliers de tunisiens réclamant que l’urgence est dans l’établissement de droit des associations véritable garde fou de la démocratie, à graver dans le marbre la laïcité, à la responsabilité des actions.

Dans le réenchantement politique de « Alain Faure, directeur de recherche en science politique au CNRS à l'Université de Grenoble » résume Toute la magie du moment tunisien est contenue dans la même combinatoire réussie au profit d'un certain idéal démocratique. Curieusement, les témoignages s'attardent peu sur les dérives et les délits du régime (pourtant considérables), comme si, au temps de l'indignation lié à la répression, devait succéder immédiatement celui des responsabilités collectives de la liberté retrouvée. Tendez l'oreille sur les déclarations émues et solennelles détaillant, avec délice et tellement de vigueur, l'adhésion aux valeurs républicaines, aux mondes de la culture et des savoirs, à l'égalité hommes-femmes, à la laïcité de l'Etat, au respect des traditions cultuelles aussi.

Au total, le moment tunisien semble tout entier construit et porté par un récit politique qui combine avec simplicité ces trois niveaux que sont les traumatismes fondateurs du territoire, les promesses de la politique et les croyances sur le service public. Le résultat ? La fulgurance des mots justes, quand leur expression publique et politique entre soudainement en phase avec des questionnements existentiels. Il s'agit assurément d'un enseignement précieux pour tous ceux qui cherchent à comprendre les énigmes du réenchantement par la politique.

Pourtant à court terme il y a encore beaucoup de sujet d’inquiétude :

1-la sécurité, les forces de l’ordre ayant été totalement déconsidérées on assiste en ce moment à une recrudescence voir une explosion d’agression, vol, démonstration de force qui terrifie la majorité silencieuse. Espérons que cela ne débouche pas sur une dictature militaire. Dernier exemple le saccage du service d’urgence de l’hopital farat hachet à sousse (3eme ville du pays) parce que les ambulances n’ont pas été assez rapides dans une intervention.

2-L’omiprésence des islamistes qui du statut de victime passe à celui de persecuteur. Loin de l’image policé des dirigeants politiques des partis islamiques, sur le terrain les activistes n’hésitent plus à menacer devant les université les femmes non voilées, d’agresser physiquement les manifestations laics …

La conséquence sera peut-être inverse dans la constitution d’un front anti islamiste par «  la majorité silencieuse »

3-L’économie totalement fragilisé que ce soit le tourisme ou plus préoccupant la fermeture quotidienne des usines notamment loi 1972 (usine étrangère de production délocalisée texgtile call center) du fait de la multi^plication des grèves et des blocage pour des motifs parfois totalement anodin. La situation s’amiélore cependant ces derniers temps, les tunisiens se montrentg encore une fois d’une responsabilité exemplaire.

Je reste cependant optimiste pour le long terme, le choix d’une transition par « Constituante », le maintien de la volonté de listes paritaires, et surtout la vigilance des nouveaux citoyens donnent des bases solides pour la réussite de ce changement

Je conclurai en citant Abou ElKassem Echabi, poète tunisien (integré dans l’hymne national «Lorsqu'un jour le peuple veut vivre…Force est pour le destin de répondre Force est pour les ténèbres de se dissiper Force est pour les chaînes de se briser.»

 

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Published by Karim Ghachem - dans Tunisie
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 10:06

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Jusqu'où ira la droite?

 

Apres les propos de Laurent Wauquiez sur le RSA, les discours de Dakar et de Grenoble, les propos de Guéant, voilà que l'on nous ressort une stigmatisation de plus.

 

La France si on écoute certains UMP va mal à cause des "chomeurs fainéants", des "émigrés", des "jeunes" et maintenant à cause des binationaux. Quel honte !

 

L'analyse est plus simple, les forces et atouts de la France ont été bridées par des politiques injustes, discriminatoires et clanesques d'une droite relookée aveugle à la détresse, vendue à une poignée de privilégiés qui n'a jamais autant bénéficié d'avantages depuis plus d'un siècle. et j'exagère à peine...

 

Où est passé la droite républicaine ? Celle qui combattait non seulement le FN mais aussi et surtout les valeurs, les propositions de l'extrême droite, celle qui respectait les valeurs acquise de haute lutte qui fondent notre nation.

 

Ci dessous le communiqué de presse de Fédération des Français à l’Etranger du Parti Socialiste:

 

Au nom de la Fédération des Français à l’Etranger du Parti Socialiste, j’exprime ma plus vive indignation à la suite des propos du député UMP Claude Goasguen ce matin dans La Croix en faveur d’une limitation de la binationalité et des droits politiques des binationaux. La position de Claude Goasguen, qui inclut le projet de créer un fichier des binationaux, est irresponsable et honteuse au regard de la tradition républicaine. Jusqu’à quel point l’UMP est-elle prête à braconner sur les terres du Front National à des fins bassement électorales ?

 

Il n’existe pas différentes catégories de Français, mono-nationaux d’un côté et binationaux de l’autre. Il n’existe que des Français, à égalité de droits et de devoirs. Le principe d’égalité au cœur de la République ne s’accommode d’aucune forme de discrimination que ce soit. La binationalité est une réalité, une richesse culturelle et une ouverture au monde. Dans un foyer binational, l’on ne choisit pas une culture et une nationalité par rapport à l’autre. L’une et l’autre se vivent pleinement.

 

Un enfant franco-espagnol est français en France et espagnol en Espagne. Vouloir l’empêcher de vivre sereinement ses deux nationalités, le ficher et le priver de ses droits politiques une fois devenu adulte défie l’entendement. Notre pays compte des millions de binationaux, parmi lesquels plusieurs centaines de milliers vivent à l’étranger. Ils doivent être écoutés, représentés et défendus au lieu d’être pointés du doigt, jetés à la vindicte populiste et discriminés.

Pierre Yves LEBORGN

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Published by Karim Ghachem - dans blog politique : Sarkozy
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:50

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Les manifestations sont nombreuses pour commemorer l'accession de la gauche à la présidence en mai 81, vous pouvez suivre notamment sur le site http://www.mon10mai.fr/ les souvenirs de ceux qui l'ont vécu, ce que cela représente pour ceux qui n'étaient pas encore né, l'aspiration au changement de cette époque et de la notre...

 

Cette année ne manquera pas de commémorations au vu des transformations majeures accomplises lors de cette premiere année mitterandienne, le 18/09 ce sera la commémoration des 30 ans de l'abolition de la peine de mort, le 09/11 celle de la libéralisation des radios "libres", le 20/12 celle de la dépénalisation de l'homosexualité ... etc etc etc ...

 

Preuve s'il en faut des changements sociétaux majeures que la gauche a mis en place apres 23 ans de règne sans partage de la droite.

 

Que commemorerons nous dans 30 ans ? Après presque 10 ans de droite au pouvoir : la non solidarité avec le printemps arabe de 2011, le bouclier fiscal, les lois Perben, les "casse toi p've con", l'exoulsion des rom ...).

 

Peut être je l'espere y aura-t il beaucoup plus à commemorer en 2022-2032-2042...

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 19:36

 


 
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Published by Karim Ghachem - dans Coup de coeur
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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 10:29

 

Un Le Pen reste un Le Pen...

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 14:09

 

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Je vous ai parlé il y a quelque temps de la lettre d'information éditée depuis décembre 2010 par des militants et élus socialistes du Finistère en soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn pour la présidentielle 2012.Voila maintenant le site Gagner en 2012

 

Les responsables de la lettre et du site souhaitent que cet espace soit un lieu de discussions libres et respectueuses des personnes.

 

Bonne visite et bonne lecture !

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 10:27

 

 

 

NON

 shame

 

21 avril, cette date est restée gravé dans beaucoup de mémoire de personnes de gauche, même d’une certaine droite malheureusement de plus en plus marginalisée qui résiste encore au sirène de l’extrême droite.

 

Mais dans l’esprit collectif ? Qu'est devenu cette génération de jeunes et moins jeunes qui défilaient le 22 avril et 01 mai 2002 pour affirmer l’attachement à nos valeurs républicaines et son refus de l’extrémisme ?

 

Aujourd’hui, 9 ans après l’accession de Jean Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, un sondage Haris Interactive pour le parisien donne Mme Le Pen au second tour dans tous les cas de figure.

 

Comment Le Pen a-t-elle réussit à ce que l’on considère ce parti d’extrême droite comme tous les autres en terre de Liberté, Egalité et surtout Fraternité. La droite au pouvoir a-t-elle contribué largement à vulgariser les thèses du FN en les reprenant à son compte ? Mme Le Pen est-elle en train de mettre un tournant national-socialiste au mouvement à l’image des partis fascistes des années 30, car ne l’oublions pas c’est bien sur une rhétorique sociale et nationale que les partis d’Hitler et de Mussolini ont forgé leur premières troupes.

 

Alors la question comment faire que la désespérance citoyenne, la rage face à un pouvoir qui les prend pour des c.. ,  la peur du déclassement poussent certains à donner carte blanche à un parti populiste, poujadiste et xénophobe.

 

Faut-il brandir la menace xénophobe ? Pour quels résultats jusqu’ici ?

Faut il expliquer pas à pas la tromperie sur « la marchandise » que ce soit l’incohérence et le danger de son programme économique, le trompe-l’œil social, l’impasse du repli sur soi…

 

Oui, mais il faut surtout montrer qu’une alternative crédible, socialement et économiquement différente du pouvoir en place, porteuse d’espoir et d’avenir est possible et là je vous conseille de vous approprier le projet socialiste, de le diffuser, discuter car c’est un premier pas vers un retour à la confiance dans l’avenir. La responsabilité de la gauche en général et du Parti socialiste en particulier est historique : il nous revient de redonner foi dans la possibilité d’un nouveau départ.

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 11:45

Un article du JDD que je n'hésite pas à vous faire partager http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Jean-Jacques-Urvoas-le-monsieur-securite-du-PS-294119/?from=features

 

Pour la deuxième année, le JDD et l’école de journalisme de Sciences-Po Paris ont organisé un prix du meilleur portrait. Nous publions les articles des deux vainqueurs: le premier prix remporté par Yann Thompson sur Jean-Jacques Urvoas, l’homme qui construit pour le PS un programme sur la sécurité; le deuxième prix est une rencontre avec Zaha, veuve d’un combattant tchétchène, signée Anaïs Llobet.

Le député du Finistère s’impose comme le Monsieur Sécurité du Parti socialiste. Discret mais bosseur, ce proche de Dominique Strauss-Kahn "adorerait" devenir ministre de l’Intérieur en 2012.

"Un policier m’a dit un jour qu’il ne faut pas sourire si l’on veut devenir ministre de l’Intérieur." Alors face à l’objectif du photographe, Jean-Jacques Urvoas opte pour une pose à la Mona Lisa. Interprétation libre. Dans le bureau soigné de sa permanence parlementaire à Quimper, le quinquagénaire tout de noir vêtu s’amuse à jouer au méchant mais assure dans le même temps être un "mec gentil". Un numéro d’équilibriste auquel il commence à s’habituer depuis qu’il est devenu, "par hasard", secrétaire national du PS chargé de la sécurité.

Mars 2009, coup de fil de Martine Aubry à Jean-Jacques Urvoas. La première secrétaire réorganise son équipe et a besoin de renfort à la sécurité. Non retenu dans l’effectif initial quelques mois plus tôt, le député fait part de sa disponibilité mais aussi de son embarras: "La sécurité, c’est même pas un sujet à Quimper, je n’y connais rien." Justement. La responsable du PS voit dans ce juriste pragmatique et bosseur une occasion en or: gommer la réputation d’angélisme sécuritaire qui colle à la peau du parti.

Débarqué en terre inconnue, Jean-Jacques Urvoas constate vite les dégâts. "Depuis 2002, le Parti socialiste n’avait jamais discuté d’un texte sur la sécurité." Le néophyte se retrousse les manches et multiplie les rencontres avec les forces de l’ordre. "Il a vraiment pris goût à la matière et vite progressé, vite lu, vite appris", remarque Yannick Danio, le porte-parole du syndicat Unité SGP Police, majoritaire dans la police nationale. "On se félicite qu’un parti de gauche commence à comprendre ce qu’est la sécurité", ajoute-t-il, vantant la "vivacité d’esprit peu commune" de l’élu breton.

"Je suis convaincu que DSK va se présenter pour 2012"

Le premier flic de l’opposition prend conscience de sa responsabilité: bâtir de A à Z le volet sécurité du prochain programme présidentiel. "La sécurité n’est pas une priorité pour l’électorat de gauche, mais c’est une de ses préoccupations", souligne-t-il. Une préoccupation d’autant plus forte que 2002 et le "péché de naïveté" confessé sur ce sujet par Lionel Jospin sont encore dans les esprits. "Je ne veux pas revivre 2007 non plus", assène Jean-Jacques Urvoas, marqué par la proposition par Ségolène Royal d’un encadrement militaire des délinquants, "une idée qui était arrivée comme un cheveu sur la soupe parce qu’elle n’avait pas été mûrie par le Parti socialiste".

Déterminé à éviter le moindre atermoiement en 2012, le Monsieur Sécurité du PS prépare donc "des propositions sur chaque dossier". Esquissées en novembre dernier dans le Pacte national de protection et de sécurité publique, développées aujourd’hui dans le projet discutée par la direction socialiste, elles comprennent notamment la mise en place de "zones de sécurité prioritaires" et l’amélioration du dialogue entre la police et la justice. Mais Jean-Jacques Urvoas réclame surtout du temps, évoque la police de proximité de Montréal "qu’il a fallu dix ans pour installer" et se garde bien de proposer des solutions "choc" face à la complexité du problème. Il ne lui reste plus que quelques mois pour affiner les fiches de campagne qu’il remettra au vainqueur des primaires socialistes.

Qui soutiendra-t-il en 2012 ? La réponse se trouve étalée sur son bureau où les hebdomadaires sont soigneusement empilés. Tous ont la même Une: Dominique Strauss-Kahn. "Strauss", comme l’appelle Jean-Jacques Urvoas. Les deux hommes se connaissent bien et ils s’apprécient. "Je suis convaincu qu’il va se présenter pour 2012, par devoir et par esprit de responsabilité", affirme son ancien porte-parole au sein du courant Socialisme et Démocratie. En attendant, cet ex-rocardien "balise la piste d’atterrissage" pour le directeur du FMI. Et sans en faire un caprice (pas le genre de la maison), il avoue qu’il serait "très, très fier" si son "chef" l’intégrait, le moment venu, dans son équipe de campagne.

Le natif de Brest voit plus loin que la course à la présidentielle. Dans ses fonctions de secrétaire national du PS, il travaille déjà dans l’hypothèse d’une victoire de la gauche et prévoit la création de 5.000 postes de policiers et de 3.000 postes de gendarmes dès 2012. "J’essaye de me mettre en situation de décision", reconnaît-il. Est-ce à dire qu’après la conception des plans, l’architecte d’Intérieur se verrait bientôt à la réalisation de l’édifice, dans le costume de ministre place Beauvau? "Evidemment que j’adorerais ça, mais le dire est infiniment prétentieux. Infiniment prétentieux."

"Je déteste les vacances"

Jean-Jacques Urvoas ne cherche pas les projecteurs. Maire PS de Quimper, Bernard Poignant se souvient de sa surprise lorsque son ancien assistant parlementaire lui a annoncé, il y a onze ans, vouloir devenir premier secrétaire de la fédération PS du Finistère. "Lui l’homme de l’ombre, je ne le voyais pas à un poste si exposé." Même député, l’homme reste peu connu dans sa circonscription. La droite locale garde en mémoire sa campagne législative de 2007 "discrète, éteinte" – il l’emporta avec 52,13% des voix.

A défaut d’être une grande gueule et un bagarreur, Jean-Jacques Urvoas a trouvé sa voie pour s’affirmer: le travail, "respectable et donc respecté". Derrière sa bouille de lutin et son humour pince-sans-rire se cache un sérieux reconnu par tous, même à droite. Le sociologue Laurent Mucchielli remarque que cet ancien maître de conférences en droit public "n’a pas cessé d’être un universitaire : il s’informe auprès des chercheurs, il travaille et connaît ses dossiers, il a le souci du détail". Marié et père de deux enfants, il a ainsi consacré ses deux derniers étés à la loi pénitentiaire et à "l’été sécuritaire". "Je travaille parce que ça me plaît, je déteste les vacances."

Malgré son professionnalisme, cet opposant au cumul des mandats veille à ne pas devenir un professionnel de la politique. "Ce n’est pas un métier, c’est une fonction, un CDD." Ce qui explique sans doute qu’il accumule déjà de la documentation pour ses cours, en prévision de son retour, un jour, à l’université. Pour l’heure, ce technicien non technocrate sèche les réunions du PS pour aller visiter la police aux frontières d’Orly ou réunir des lieutenants-colonels à l’Assemblée. Un moyen aussi de se préserver des querelles internes et des luttes d’ego de la politique parisienne. "Ce n’est pas ma came. Et je crois même, quand je suis infiniment orgueilleux, que c’est ça qui plaît à Strauss."

 

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 15:56

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 19:34
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