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  • : Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 23:11

arp1788772-6da3f.jpgEn produisant des analyses, des connaissances et des idées, les chercheurs, les intellectuels, les femmes et les hommes de culture contribuent à animer l’espace public, en citoyens. A un moment où notre pays attend que lui soient proposés des repères pour se projeter à nouveau vers l’avenir avec confiance, plus que jamais la recherche, la création, la production et la diffusion des savoirs sont indispensables pour redonner du sens et un cap à l’action politique.

 

 

Notre vocation, notre mission, notre profession aussi, bien souvent, nous conduisent à distinguer ceux qui, parmi les responsables politiques, s’intéressent à notre travail, établissent une relation authentique et durable avec nous, tiennent compte de nos publications, de nos œuvres, de notre apport à la vie de la Cité. 

 

Martine Aubry a toujours témoigné un intérêt réel et profond à la culture et à la vie des idées. Elle a comblé un manque devenu criant au sein de son parti en mettant en place un « laboratoire des idées » qui développe des dynamiques nouvelles entre les deux univers, le sien, politique, et le notre, intellectuel, culturel et scientifique. 

 

L’élan qu’elle a impulsé à Lille, capitale européenne de la culture, perdure, avec des logiques d’innovation ouvertes au monde et le souci d’assurer l’accès des milieux populaires à ce que la culture offre de meilleur.         

 

Les temps où la distance se creusait entre la gauche et l’univers des idées s’éloignent. L’époque impose à nouveau l’engagement. Cette évolution n’est elle-même qu’un aspect des rapprochements qui se nouent entre la gauche et la société dans son ensemble. Nous sommes convaincus que Martine Aubry, femme d’Etat, saura à l’avenir veiller à ce que soient poursuivies et intensifiées ces relations, indispensables et fécondes. C’est pourquoi nous la soutenons dans son action, et pour représenter la gauche à l’élection présidentielle de 2012.

 

Pour signer l'appel écrire à : ma(at)martineaubry.fr

 

Signataires

 

Laure Adler, journaliste

Jean-Pierre Azéma, historien

Philippe Bataille, sociologue

Christian Baudelot, sociologue

Fabienne Brugère, philosophe

Johann Chapoutot,  historien

Catherine Clément, philosophe

Daniel Cohen, économiste

Philippe Darriulat, historien

Jean-Pierre Dozon, anthropologue

François Dubet, sociologue

Pierre Encrevé, linguiste

Alain Fischer, professeur de médecine, membre de l’Académie des sciences

Françoise Gaillard, philosophe,

Alain Geismar, universitaire

Maurice Godelier, anthropologue,

Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste

Françoise Héritier, anthropologue

Stéphane Hessel, Ambassadeur de France

Axel Kahn, généticien

Guillaume Le Blanc, philosophe

Hervé Le Bras, démographe

Christian Lechervy, politologue

Valérie Masson-Delmotte, paléo-climatologue

Pierre Mathiot, politologue

Olivier Mongin, philosophe

Frédéric Monier, historien

Bertrand Monthubert, mathématicien

Pap Ndiaye, historien

Isabelle Neuschwander, archiviste paléographe

Serge Paugam, sociologue

Christine Petit, Professeure au Collège de France

Natalie Petiteau, historien

Camille Peugny, sociologue

Jenny Raflik, historien

Joël Roman, philosophe

Joel Ruet, économiste

Fabienne Servan-Schreiber, productrice

Alfred Spira, épidémiologiste

Serge Tisseron , psychiatre, psychanalyste

Jean Vigreux, historien

Annette Wieviorka, historienne

Michel Wieviorka, sociologue

Catherine Wihtol de Wenden, politologue

François Wolff, professeur de philosophie à l'ENS

 

--

 

Nouveaux signataires

Michel  Bourse, Maître de Conférences Sciences de l'Information et de la Communication

Michele Manceaux , écrivain et journaliste

Marek Kirszenbaum, généticien

Veronique Vincent, biologiste

Michel Saint Jean, physicien, directeur de recherche au CNRS

Rémi Bazillier, économiste

Renaud de Beaurepaire, psychiatre

Sylvie Meyer, scénariste réalisatrice

Claude Thiéfine, plasticien

 

Philippe Angrand, Saint-Cyrien

François Grünewald, Agronome

Maël Rannou, Editeur et critique

Jean Pierre Gattegno, Ecrivain

Eliane Escoubas, Philosophe

Benoît Vallet, Professeur de médecine

Nadine Job-Spira, Epidémiologiste

Sabine Franel, Réalisatrice, Scénariste

Michel Saint-Jean, Physicien

Lionel Povert, Professeur de lettre

Bruno Péquignot, Sociologue

Fabienne Vonier, Productrice

Jacqueline Billiez, Sociolinguiste

Anafak Lemofak, Historien

Véronique Vincent, biologiste

Stuart Seide, directeur du théâtre du Nord, metteur en scène

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Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 16:08

264779_10150173895959058_716459057_6141249_4156165_n.jpgHier, j’étais à Brest pour former les militants et sympathisants qui auront la charge de tenir les bureaux de vote primaires le 09 et 16 octobre.

C’est la quatrième séance de formation que j’anime après Quimper, Rosporden et Châteaulin. Des cessions de rattrapage seront programmées bientôt en septembre ainsi que dans le Morbihan

 

Une participation assez importante hier puisque prés de 100 personnes ont assistées à cette formation. Il a été question de la disposition et du fonctionnement d’un bureau de vote avec un exercice de simulation de vote pour mettre en pratique tous les dispositifs. Un exercice intéressant pour prendre la mesure de tous les procédures qui ont été mises en place pour un processus totalement démocratique, transparent et répondant à toutes les exigences des différentes instances institutionnelles (CNIL, Financement …).

 

Cela a été aussi l’occasion d’échanges et de multiples questions : qui peut voter ? Comment la participation aux frais se déroule ? L’obligation de pièces d’identité même pour les petites communes, La communication pour informer les citoyens du lieu du vote etc …

 

Bref,  2h intense qui auront permis je l’espère d’outiller ces acteurs des primaires  pour que le 09 et 16 octobre soit une réussite.

 

 270378_10150173896429058_716459057_6141259_7832683_n.jpg  264270 10150173896049058 716459057 6141252 7041350 n

hoto : jycP

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Published by Karim Ghachem - dans Politique
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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 13:38

1359878 10053959-aubryprimaires-20110705-h101aHier, j'étais avec quelques camarades du département à une conférence de presse sur notre soutien à la candidature de Martine Aubry.

 

Nous avons parlé de ces capacités de rassemblement (des socialistes et de la gauche), de gouvernance et de courage politique. Tout ceci illustré par le travail qu'elle a effectué depuis 3 ans à la tête du PS qu'elle a remis sur pied et lors de son passage au gouvernement Jospin où elle a participé à la mise en oeuvre des dernieres grandes avancées sociales que l'on ait connu (CMU-35h ...).

  

Voici le "restitué" de cette conférence de Presse : article du Télégramme

  

Une semaine après la déclaration de candidature de Martine Aubry aux primaires du PS, ses partisans finistériens rendent publique une première liste de soutiens à la première secrétaire de leur parti. La liste en question, forte d'une soixantaine de noms, est essentiellement constituée de militants et d'élus de base. On y retrouve cependant le nom de la députée Marylise Lebranchu, ceux de quelques conseillers généraux (les Brestois Franck Respriget et Rebecca Fagot-Oukkache, la Morlaisienne Nathalie Bernard) et régionaux (Richard Ferrand et Pierre Karleskind) et celui du premier secrétaire fédéral du PS, Marc Coatanéa.

  

«Droits sociaux»

 

Pas de doute pour eux, Martine Aubry est la candidate idéale. «Elle a été capable de remettre le parti au travail après le désastreux congrès de Reims, s'enthousiasme Pierre Karleskind. Cela faisait plusieurs années qu'il n'était plus facile, parfois, de se dire socialiste...». Le conseiller général du PS met aussi en avant l'expérience de l'ancienne nº2 du gouvernement Jospin, «la dernière ministre grâce à laquelle les gens ont obtenu des droits sociaux, comme les 35heures ou la couverture maladie universelle». Les choses sont encore plus simples pour Claudie Favennec, de Plougonvelin: «La France a besoin d'une femme à la présidence de la République». Une femme qui, à ses yeux, ne peut être personne d'autre que la première des socialistes. Les soutiens à Martine Aubry dans le Finistère se réuniront jeudi, à 19h, au local du PS, 6, rue Anthony, à Châteaulin. Pratique Contacts: martineaubry.finistere@gmail.com ou aubryjeunes29@gmail.com

 

Photo (Télégramme)

 

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Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 10:18
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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 12:10
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Published by Karim Ghachem - dans blog politique : DSK
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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 13:39
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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 10:27

martine-aubryLors de l’épineux congrès de Reims, j’avais adhéré à la démarche des reconstructeurs qui avait porté Martine Aubry à la tête du PS. L’objectif était clair, que le PS dépasse ses querelles intestines, que le PS se remette au travail sur les idées et s’ouvre résolument aux partenaires et à la société.

 

Depuis 3 ans, Martine Aubry a su réconcilier les socialistes, dépasser les animosités entre nous (jospiniens et fabiusiens, les nonistes et les oui-oui du referendum europeen…) tout cela sans tomber dans la facilité d’un consensus mou et insipide.

 

Le PS a enfin pris ses responsabilités, a tranché les questions restées en suspens depuis trop longtemps à travers des conventions ambitieuses. C’est un travail phénoménal en termes d’idées et de renouvellement idéologique qui a été mené en collaboration avec le monde associatif, le monde syndical et les partenaires.

 

Rassemblement des socialistes, rassemblement de la gauche, travail sur les idées, courage dans la prise de décision, le PS depuis 3 ans est sur la bonne voie et Martine Aubry n’y est pas étrangère.

 

Pour la présidence de la République, nous avons besoin d’une personne qui soit une meneuse d’hommes, de femmes, qui arrive à créer une alchimie entre les différentes compétences au service d’idée et d’un avenir. Nous avons besoin d’une personne qui croit résolument en la force de la volonté politique, du travail pour changer la France, pour tendre vers une France plus juste, plus fraternelle, plus équitable.

 

Pour moi, Martine Aubry est celle qui réunit aujourd’hui tous les ingrédients nécessaires à l’accomplissement de ce chantier.

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Published by Karim Ghachem - dans Martine Aubry 2012
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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 14:18

Il y a moins d'une semaine je centrais mon tour d'horizon politique à la réunion de section sur la crise que traversait aujourd'hui l'Europe. J'y pointais le manque d'ambition et d'impulsion pour pousser plus en avant cette belle idée d'Europe du notamment à une commission plus gestionnaire que prospective et à une majorité de gouvernement de droite séduite à l'idée d'une Europe réduite à un simple marché.

Cette gestion sans aucun avenir d'état à état est à mon sens, pour beaucoup dans la crise actuelle. A quand enfin lune Europe plus fédérale...

 

Une lueur d'espoir residait dans la volonté nettement plus marqué depuis 3 ans du PS de travailler plus au niveau des partis européens et notamment au sein du PSE pour un véritable projet de gauche européen.

 

Eco 89 publie aujourd'hui un article "Europe : Aubry fait programme commun avec les Allemands". donc je n'hésite pas à vous le faire partager

 

Rue89 publie la déclaration commune du Parti socialiste (PS) français et du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) présentée par leurs première secrétaire et président, Martine Aubry et Sigmar Gabriel.

L'union monétaire européenne connaît depuis l'année dernière la plus grave crise de son Histoire. La situation actuelle – qualifiée par beaucoup de « crise de l'euro », eu égard à l'énorme dette publique de certains pays membres – menace l'intégration européenne dans son ensemble.

Il a fallu sauver d'abord la Grèce puis l'Irlande et le Portugal de la banqueroute par le biais d'aides financières européennes communes, dont l'objectif était de garantir la solvabilité de ces Etats et d'éviter une faillite nationale doublée de répercussions imprévisibles pour l'espace monétaire européen.

L'Union européenne a déployé un parapluie provisoire, dans un premier temps, d'un montant total de 750 milliards d'euros, qui doit à partir de 2013 déboucher sur un mécanisme européen de stabilité (MES) pérenne.

Il était et est impératif de soutenir solidairement les Etats européens qui traversent une grave crise financière et d'instituer un mécanisme de protection durable de l'euro dans son ensemble.

Les mesures de protection et les plans de sauvetage actuels sont toutefois trop limités et ne peuvent suffire, loin s'en faut, à sortir durablement l'Europe et la monnaie commune européenne de la crise. Ils s'attaquent uniquement aux symptômes mais ne luttent pas contre les causes plus profondes des crises financières des Etats.

Il faut par conséquent réformer en profondeur la politique économique, financière et sociale européenne dans le cadre d'un gouvernement économique européen démocratiquement légitimé et doté d'une grande capacité d'intervention. L'enjeu n'est rien de moins que d'en finir avec les erreurs originelles de l'union monétaire européenne : le manque d'encadrement de la monnaie commune par une politique sociale et économique commune et concertée.

Ni économiquement pertinent, ni socialement juste

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens, en majorité conservateurs et libéraux – en tout premier lieu la chancelière allemande et le président Sarkozy – se sont refusé bien trop longtemps à débattre d'une gouvernance économique européenne. Ils ont sous-estimé l'ampleur de la crise monétaire et financière. Ils ont réagi et usé de tactiques au lieu d'anticiper et ont finalement manqué de la vision politique dont l'Europe aurait eu cruellement besoin pendant la crise.

L'Europe régie par les conservateurs a trop hésité. Elle a réagi bien trop tard aux défis posés par la monnaie commune et inutilement continué à réduire la confiance des marchés financiers envers l'espace monétaire européen. A ce jour, la crise de la zone euro n'est toujours pas surmontée.

Les avancées décidées lors du dernier Conseil européen en mars 2011 – réforme du pacte de stabilité et de croissance, accord sur les principes d'un mécanisme de stabilisation européen durable et sur un pacte pour l'euro – sont bien en deçà du grand élan politique nécessaire à la mise en œuvre d'un véritable gouvernement économique européen. Ce sont des initiatives qui visent pour l'essentiel uniquement la rigueur budgétaire et une austérité stricte, considérées comme la voie royale pour sortir de la crise la totalité de l'Union européenne et des Etats membres de l'UE.

C'est pourtant une approche aussi erronée que dangereuse. Elle réduit en effet la crise monétaire européenne à une crise d'endettement des pays membres et oblitère ainsi totalement une cause centrale de la crise actuelle qui traverse la zone euro : la crise des marchés financiers internationaux déclenchée par une spéculation outrancière qui a contraint à plusieurs reprises les Etats membres de l'Union européenne à s'endetter plus profondément pour empêcher un effondrement total des marchés financiers.

Ce sont les contribuables qui vont devoir payer la note de la crise. A cause des conservateurs européens, les banques et les spéculateurs, dont les opérations financières hasardeuses ont pourtant provoqué la crise, s'en sortent sans avoir à en porter les conséquences. Ce n'est ni économiquement pertinent ni socialement juste.

Solidarité et cohésion sociale en Europe, en danger

Les initiatives et réformes actuelles sont insuffisantes parce qu'elles prescrivent une voie, celle de l'austérité économique, censée être le remède universel pour tous les Etats membres. Elles négligent inconsidérément des disparités économiques et des déséquilibres parfois considérables entre les Etats membres de l'UE et menacent de creuser encore les fractures économiques au sein de l'union monétaire et économique, au lieu de les combler.

En dépit de réformes et d'économies considérables, la Grèce ne sera probablement pas en mesure de revenir sur les marchés en 2012. Cela montre que le plan d'aide de la Grèce n'était ni assez équilibré ni assez pérenne. La population ploie sous les mesures d'austérité drastiques, l'activité économique recule et les intérêts élevés annulent toute marge de manœuvre pour réaliser les investissements pourtant impérieux. La croissance économique nécessaire à une consolidation fait défaut.

Une politique d'austérité ciblée de cette nature passe non seulement à côté de son objectif annoncé : remettre sur pied le pays en crise concerné. Elle met également en danger la solidarité et la cohésion sociale dans l'Europe entière en suscitant de l'incompréhension et du mécontentement autant au sein de la population que parmi les Etats donateurs et destinataires.

► Les bases d'une gouvernance économique et sociale plus forte et plus efficace

Les initiatives actuelles ne permettent pas de fonder un gouvernement économique européen fort en réponse à la crise financière et monétaire. Il est nécessaire d'adopter à cet effet d'autres réformes, bien plus vastes.

1

Une taxe sur les transactions financières en Europe

Les décisions prises à ce jour resteront inopérantes car leur but est d'imposer simplement une réduction de l'endettement sans mettre en place simultanément des instruments susceptibles de générer des recettes supplémentaires permettant à l'UE et à ses Etats membres de financer les nécessaires investissements futurs.

A cet égard, la revendication centrale du SPD et du PS est claire : nous voulons une taxe sur les transactions financières en Europe qui fasse participer les responsables de la crise à ses coûts. Cette taxe doit figurer au cœur du développement de la politique financière et fiscale européenne.

Des études scientifiques estiment qu'une taxe modérée à hauteur de 0,05 % permettrait de rapporter des recettes à hauteur de 200 milliards d'euros annuels. Une telle taxe sur les transactions financières en Europe permettrait aussi de restreindre les spéculations à court terme, nuisibles pour les marchés financiers.

 

2Un programme de croissance européen

Une orientation de tous les Etats membres sur une même rigueur budgétaire et un gel des salaires est trop simpliste et ignore les enjeux complexes d'une politique économique et financière européenne concertée.

Il serait au contraire indispensable de mettre en œuvre des règles et objectifs communs qui garantissent un équilibre entre la compétitivité à l'exportation et la demande sur le marché intérieur dans tous les Etats membres. Les « pays excédentaires » doivent consolider leur demande nationale et les « pays déficitaires » améliorer la productivité de leur économie.

Les instruments adoptés jusqu'ici par les chefs d'Etat et de gouvernement pour réduire les déséquilibres économiques font certes un pas dans le bon sens. Mais il leur manque une dimension sociale forte, qui garantisse les minimas sociaux et donne en même temps des incitations à l'investissement.

Il faut aller au-delà de la série de mesures arrêtées par le Conseil européen en mars 2011 et donner rapidement naissance à un programme de croissance européen qui soutienne en particulier l'activité économique et la compétitivité des Etats membres affaiblis et qui, grâce aux excédents de recettes dans ces Etats membres, stabilise l'union monétaire dans son ensemble.

3Des euro-obligations

Le gouvernement économique européen doit en outre créer un cadre durable pour refinancer les Etats de la zone euro. On ne peut pas se contenter de compter sur les sommes débloquées par le parapluie actuel et par le futur mécanisme pérenne de stabilisation. L'assainissement d'un pays fortement endetté ne doit pas être uniquement à la charge des contribuables. Les créanciers privés doivent également assumer leurs responsabilités. Ce processus doit être assuré dans le cadre du mécanisme pérenne de stabilisation.

A cela devrait s'ajouter l'émission d'euro-obligations ou la mise en place d'autres mécanismes qui permettent aux pays de la zone euro de refinancer à meilleur coût une partie de leur dette sur les marchés.

Les euro-obligations doivent toutefois s'inscrire dans un projet politique global qui comprend :

  • l'implication des créanciers dans les pays les plus touchés,
  • une responsabilité solidaire pour la totalité de la dette publique restante de la zone euro, en lien avec la réalisation des autres étapes nécessaires à l'institution d'un gouvernement économique européen.

Les euro-obligations ne sont pas seulement un instrument permettant de créer des cadre durable de refinancement. Elles peuvent conjointement donner un signal fort aux marchés financiers sur la fermeté et la solidarité européenne.

4

Redonner aux banques leur fonction originelle de service

Il est en outre impératif de faire de nouveaux pas vers la réforme des marchés financiers et du secteur bancaire en Europe. Lors des négociations des directives sur la régulation des agences de notation, des hedge funds et de la titrisation des risques de crédit, les conservateurs et libéraux européens se sont contentés de compromis a minima. Il reste beaucoup à faire pour redonner aux banques leur fonction originelle de service, c'est-à-dire d'instituts qui réunissent des capitaux et alimentent l'économie avec des crédits.

Il faut réduire notablement encore l'attrait que constitue l'investissement d'argent excédentaire – qui fait cruellement défaut ailleurs – dans des spéculations à haut risque.

  • les banques doivent posséder des parts de capital propre plus élevées ;
  • il reste impératif d'accroître la régulation des produits hautement spéculatifs, comme les produits financiers dérivés, et d'améliorer le contrôle et la transparence, par exemple grâce à l'introduction d'obligations pour le commerce, par la création d'organismes de compensation (« clearing ») ou encore par l'interdiction de certains produits ;
  • il est également inéluctable de mettre en œuvre un contrôle encore plus efficace des agences de notation. Il faut veiller à ce que les « arbitres » ne soient pas aussi des « joueurs ». Une régulation européenne est en train de se constituer. Il serait cependant encore préférable de créer des agences de notation de droit public ;
  • il faut changer les règles comptables afin d'identifier tous les risques et engagements dans le résultat global ;
  • il faut constituer un véritable fonds de garantie financé par les banques, capable de financer les restructurations et la liquidation des instituts en situation critique ;
  • il faut renforcer la protection des épargnants et des clients des banques en séparant les activités de dépôt de celles d'investissement.

5

Un encadrement des taux planchers des impôts sur les sociétés

En matière de politique fiscale, l'assiette fiscale commune va dans la bonne voie. Mais elle doit absolument être associée à un encadrement des taux planchers des impôts sur les sociétés.

C'est le seul moyen d'empêcher concrètement le dumping fiscal et une compétitivité négative.

6

Un pacte de stabilité sociale

Une gouvernance économique européenne doit aussi posséder une forte dimension sociale. Les conservateurs et les libéraux, qui ont la majorité au Conseil européen, à la Commission européenne et au Parlement européen refusent jusqu'à présent de faire un pas dans cette direction.

Pour le SPD et le PS en revanche, les choses sont claires : nous voulons qu'un pacte de stabilité sociale fasse partie intégrante du gouvernement économique européen. Nous y lions les revendications suivantes :

  • des objectifs communs des Etats de l'Union européenne en matière de dépenses sociales et éducatives qui soient proportionnées aux performances économiques de chaque pays ;
  • une évolution des salaires minimums dans chaque Etat membre de l'UE, en fonction du revenu national moyen de l'Etat ; les salaires devant suivre les hausses de productivité ;
  • des normes minimales en matière de prestations sociales (par exemple, assurance vieillesse, maladie, chômage) ;
  • une clause de progrès social, ancrée dans le droit communautaire primaire, qui stipule que les libertés économiques fondamentales du marché unique européen ne prévalent pas sur les droits sociaux fondamentaux.

Cette politique sociale et économique européenne concertée dans le cadre d'une véritable gouvernance économique européenne permettra une croissance économique durable et un niveau d'emploi élevé.

Nous nous engageons en outre en faveur de l'élaboration d'un Pacte européen des échanges extérieurs qui stipule la prise en compte du respect des normes sociales et environnementales dans les relations commerciales de l'Union Européenne avec le reste du monde ainsi que l'ancrage de ces normes dans les règles du commerce international.

Le « carré magique » pour l'Europe, c'est une monnaie stable, un commerce extérieur performant et une croissance économique qui permette à la fois un niveau d'emploi élevé et la durabilité écologique. C'est la bonne voie pour la politique sociale et économique de l'Europe pour l'avenir. Ce n'est cependant pas celle qu'ont empruntée les conservateurs et les libéraux sous la conduite franco-allemande de la chancelière Merkel et du président Sarkozy.

Une gouvernance économique doit être pleinement démocratique

A cela s'ajoute le fait que Mme. Merkel et M. Sarkozy entendent imposer au reste de l'Europe un directoire. Non seulement ils ont irrité nos partenaires européens en ayant conclu à plusieurs reprises des accords non concertés avec les autres Etats membres en amont des derniers Conseils européens, puis en les plaçant devant le fait accompli. Mais en plus, en faisant du Conseil européen, donc des chefs d'Etat et de gouvernement, l'instance décisionnelle centrale de la politique financière et économique européenne, ils ont bouleversé les structures actuelles de l'Union européenne.

La Commission européenne et le Parlement européen, organes communautaires du triangle institutionnel de l'UE, sont affaiblis au profit d'une logique intergouvernementale au sein du Conseil européen. C'est une régression pour la démocratie et la culture politique démocratique au sein de l'Union européenne.

Un gouvernement économique démocratiquement légitimé ne peut pas voir le jour dans ces conditions. Il suppose en effet que la Commission européenne, le Parlement européen ainsi que les parlements nationaux prennent largement part aux grandes décisions qui incombent à un gouvernement économique européen en matière de politique financière, économique et sociale.

Contre une renationalisation : oser plus d'Europe

Les conservateurs et les libéraux européens – et en tout premier lieu les gouvernements français et allemand – sont en train de ruiner les chances que l'Europe s'en sorte mieux après qu'avant la crise. Nous ne devons pas les laisser faire. Les enjeux sont trop importants.

Si l'Europe ne parvient pas à donner une réponse forte et unie à la crise, une réponse qui conjugue compétitivité économique et justice sociale, alors le projet d'unification européen risque de nourrir le ressentiment de la population. Et ceux qui pensent que moins d'Europe est la bonne réponse à la crise pourrait alors l'emporter.

Mais ceux qui conçoivent l'Europe comme un lieu de marchandage entre des intérêts nationaux, voire d'une renationalisation politique, sont foncièrement dans l'erreur. Ils négligent le fait que seule une Europe forte et unie dans la solidarité est capable d'apporter une réponse convaincante aux défis de notre époque, qu'il s'agisse de la réorganisation des marchés financiers, de la gouvernance économique, du changement climatique ou de l'instauration, à l'échelle mondiale, d'une politique de désarmement et de paix responsable.

Oser plus d'Europe – voilà la bonne voie pour aujourd'hui. Et c'est la voie dans laquelle nous nous engageons ensemble, sociaux-démocrates allemands et socialistes français. Un gouvernement économique européen qui agit efficacement, doté d'une orientation sociale et reposant sur des principes démocratiques, doit en constituer le principal projet d'avenir.

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Published by Karim Ghachem - dans Politique
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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 11:39

 

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Un blog pour soutenir le changement.

La République va mal, et les Français souffrent. Après 9 ans de droite au gouvernement et une crise économique et sociale majeure, nous aspirons à un profond changement. Plus que jamais, la gauche doit se rassembler et incarner un véritable espoir : celui d’une autre politique, celui d’un nouveau modèle de développement, celui d’une société plus juste où chacun à sa chance.

Depuis 3 ans, Martine Aubry a su rassembler le Parti Socialiste et le remettre en marche ; l’ouvrir sur l’extérieur, engager un vaste débat qui a donné naissance au projet socialiste et instaurer des primaires populaires ouvertes à tous.

Finistériens, citoyens engagés, militants politiques, syndicaux et associatifs, nous souhaitons que Martine Aubry, femme de gauche et femme d’Etat, soit la candidate socialiste qui incarne cet espoir pour l’élection présidentielle de 2012.
 
N'hésitez pas à faire un tour sur ce blog qui au cours des prochaines semaines ne cessera de s'étoffer
 
 
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Published by Karim Ghachem - dans Coup de coeur
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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 09:38

Encore sous le choc et pour un petit moment encore mais nous rebondirons quelque soit les évènements à venir.

 

N'arrivant pas à traduire mes sentiments en ce moment et en même temps n'ayant pas envie de réagir à chaud, je voulais tout de meme partagé avec vous cette publication de Mao Peninou qui m'a particulièrement touché.

 

Comme toi

 

Ma chère camarade, mon cher camarade,

 

Cela fait plus de 48 heures maintenant que, comme toi, j’observe médusé, balançant entre l’écran de ma télé et celui de mon ordinateur. Plus de 48 heures depuis cette nouvelle qui nous a tous, et peut-être surtout chacun, stupéfait et abasourdit. Plus de 48 de tonnerre médiatique, d’images en boucle, de rumeurs et de conjectures, de scénario de séries américaines sur des écrans où justement nous avons l’habitude de les suivre avec passion ou de les regarder d’un oeuil distrait.

Comme toi je suis choqué de voir cet homme jeté en pâture et exposé en place publique, dans une mise en scène que l’on pensait réservée à l’ancien régime ou à l’inquisition.

 

Comme toi je souhaite, je veux, défendre cet homme, Dominique Strauss Kahn.

 

D’abord parce que je ne crois pas à ce que j’entends. Cela ne lui ressemble pas, cela ne tien pas debout, ce n’est pas l’Homme d’Etat que je connais, le penseur de la régulation mondiale, le combattant de l’Egalité Réelle, le subtil intellectuel, le camarade chaleureux et profondément humain dans ses rapports avec les autres.

 

Ensuite parce que je n’accepte pas que l’on bazarde ainsi la présomption d’innocence, les droits de la défense, sur l’autel de l’immédiateté médiatique et de cette dictature de l’urgence que notre ami Gilles Finchelstein dénonçait ces dernières semaines. Il faut laisser le temps à la Justice d’être juste. La parole d’une femme ne vaut pas moins que celle d’un homme, ni plus. La parole d’un homme ne vaut pas moins que celle d’une femme, ni plus.

 

Enfin parce que même si, par malheur, tout ou partie des faits qui lui sont aujourd’hui reprochés s’avéraient réels,  je revendique le droit de défendre l’homme et l’ami et de continuer à l’aimer. Je ne suis pas juge et ne souhaite jamais l’être. Je suis militant, je suis citoyen, je suis politique, je rêve d’un monde plus juste et pacifique et je veux transformer notre monde pour l’améliorer. Et si dans ce monde je me bats pour une justice indépendante humaine et apaisée, c’est aussi pour me permettre, à moi, comme à chacun, de défendre les hommes et les femmes dont je suis proche, qui m’ont apporté lumière et espoir, qui ont participé de la formation de ma conscience politique, qui m’ont enrichit de leur intelligence et de leur vision. Continuer à les défendre tout en sachant qu’il y aura une Justice indépendante des pouvoirs, de tous les pouvoirs, qui saura faire la part des choses, établir les faits, prononcer les peines indispensables à l’établissement de ce monde plus juste que j’appelle de mes vœux, indispensable à une communauté humaine qui veux faire société.

 

Comme toi aujourd’hui je pense à Dominique, à Anne, à leurs enfants et à leurs proches.

Comme toi aujourd’hui je pense à celui qui depuis des mois, voire pour certain des années, incarne,et cela en est encore plus frappant aujourd’hui, l’espoir d’un peuple, l’espoir d’une autre façon de voir et de transformer le monde.

 

Car au-delà de l’homme, Dominique est aussi un grand dirigeant politique. Un homme qui incarne des idées et des combats pour lesquels nous nous battons car ils ont emportés notre conviction de citoyenne et de citoyen. Ce pour quoi nous nous battons.

 

L’idée que le Monde est Un, et que dans ce monde l’Humanités est Une, fonde notre Internationalisme, notre Humanisme et notre Universalisme. En ce sens pour nous la mondialisation a toujours existé et elle est positive.

La conviction que la gauche c’est d’abord la réduction des inégalités, parce que notre gauche porte d’abord son attention vers le plus faible, vers celui qui a moins, où qu’il soit, à Sarcelles comme à Shanghai ou Kinshasa. Que le plus faible a besoin de protections mais aussi de perspective de progrès et d’avenir. Et donc que le protectionnisme ne saurait être une politique même si, ponctuellement et localement, il peut-être un instrument.

 

La conviction que la démocratie politique est la seule voie soutenable de gouvernement du monde et de sa transformation. Que chacun y a droit et que cet accès à la démocratie se construit par l’éducation, la culture mais aussi par une politique internationale qui apporte son soutien à tout ceux qui se battent pour elle. Que cette démocratie politique ne peut être durable sans démocratie sociale.

 

Que si l’Humanité est Une, l’homme et la femme, eux, sont divers, dans leurs identités comme dans leurs aspirations, qu’elles et ils doivent être maître de leur corps, de leurs idées, de leurs mouvements, de leur destin. Et donc que la défense et la promotion des libertés individuelles doit être constante, face aux états, aux idéologie, aux religions qui ont la tentation permanente de l’embrigadement.

 

La conviction que l’inventivité humaine, sa technologie, doivent permettre le progrès pour tous, que l’humanité n’est elle-même que quand elle avance, progresse, se fixe de nouvelles frontières et jamais quand elle se tourne vers le passé et les nostalgies faciles et les peurs ancestrales.

 

La certitude que pour atteindre ces objectifs, ou au moins progresser vers eux, il faut comprendre le monde et ses mécanismes pour pouvoir le reformer. Que pour atteindre nos rêves il faut partir du réel, le comprendre, le maîtriser.

 

Enfin la croyance, oui la croyance, que la France a un rôle à jouer dans cette immense bataille permanente. Que la France n’est elle-même que quand elle se bat pour l’égalité et le progrès. Que la France est écoutée et attendue dans le monde pour défendre ses valeurs et convictions.

 

 

C’est parce que la Présidence Sarkozy est à l’opposée de cela qu’il trahit notre France, et que nous le combattons.

C’est parce que Dominique Strauss-Kahn incarne cette orientation politique que nous nous battons à ses cotés, et que nous continuerons à nous battre avec lui, ou sans lui si il ne peut provisoirement être à nos cotés.

 

Avec lui nous sommes « Un » tendu vers l’objectif, sans lui nous serions « Multitude », solidaires et forts de nos différences et de nos combats communs.

Avec lui nous serons « Président », sans lui nous serions « Parti », organisés et prêts au combat avec tous nos camarades et notre Première Secrétaire.

 

Prêts nous devons l’être, pour battre la droite, l’extrême droite et les démagogies avides de pouvoir et toujours promptes à rejeter la responsabilité sur l’autre.

 

Prêts nous le serons, dès 2012.  Comptons sur nous.

 

Mao Peninou

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Published by Karim Ghachem - dans blog politique : DSK
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