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  • : Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 22:32
Yannick Noah votera évidemment Ségolène Royal


RTL
ON NE POUVAIT PAS LE RATER –
Le 05/04/2007 – 08 :57
Interview de Yannick NOAH
 
 
Marc-Olivier FOGIEL
Un mot de politique Yannick, pour terminer. L'an passé Joachim n'a pas voulu serrer la main de George BUSH à la Maison Blanche, parce qu'il trouvait que sa position sur la guerre en Irak était inadmissible, il a du caractère Joachim, vous, la campagne pour la présidentielle en France vous la suivez ?
Yannick NOAH
Bien sûr, et puis on est un peu forcé !
Marc-Olivier FOGIEL
Vous dites quoi là, à quelques semaines ?
Yannick NOAH
A gauche, à gauche, à gauche, toujours à gauche.
Marc-Olivier FOGIEL
Donc vous soutenez Ségolène ROYAL ?
Yannick NOAH
Evidemment.
Marc-Olivier FOGIEL
L'année dernière il y avait une sorte de mini polémique où vous auriez dit que vous quitteriez la France si Nicolas SARKOZY était élu.
Yannick NOAH
Oui, je serais vraiment profondément déçu, pour moi, pour tous les travailleurs immigrés, pour tous les gens qui sont obligés au quotidien de prouver qu'ils sont français, même pour ceux qui comme moi sont nés en France. Alors, forcément, moi on me connaît, mais je sais très bien, parce que j'ai des cousins, j'ai de la famille, aussi des gens, qui souffrent du fait d'être justement pas jugés comme de vrais Français, et c'est pour eux que… c'est eux qui me touchent. Moi ma vie elle ira bien ici ou là, mais je pense que quand on est sensible et un peu artiste on a envie d'aider les autres, et aider les autres c'est voter à gauche.
Marc-Olivier FOGIEL
Mais vous dites, si Nicolas SARKOZY est élu, vous partez ?
Yannick NOAH
Non non, je ne pars pas, il faut résister. Je suis plutôt pour la résistance.
Marc-Olivier FOGIEL
Merci beaucoup Yannick. FIN-

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Published by Karim Ghachem - dans Politique
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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 17:45

A lire sur libération.fr

Un article interressant par Catherine Coroller sur le site de libération sur un mini bilan réalisé par la CIMADE sur la circulaire du 13 juin dont voici un extrait:

"Dans son rapport, aujourd'hui, la Cimade décrypte les intentions réelles de l'ex-ministre.
 
Elèves sans papiers :
 
 le «coup» de la circulaire Sarkozy
 
C'est la radiographie d'une «triste farce» que livre aujourd'hui la Cimade (service oecuménique d'entraide, qui se consacre à l'accompagnement des étrangers). Le titre du rapport qu'elle consacre à «la circulaire du 13 juin 2006 relative à la régularisation des familles étrangères d'enfants scolarisés» est éloquent : «De la loterie à la tromperie». Maître d'oeuvre de cet épisode ? Nicolas Sarkozy. En juin 2006, l'ex-ministre de l'Intérieur publiait une circulaire ouvrant des possibilités exceptionnelles de régularisation aux parents sans papiers d'enfants scolarisés. Depuis des mois, les militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) faisaient peser, en effet, sur lui et ses services une pression constante. «C'est dans ce contexte d'intense mobilisation que Nicolas Sarkozy annonce, le 6 juin 2006, la possibilité d'être régularisées pour des familles "dont les enfants sont nés en France, ont toujours été scolarisés et ne parlent pas la langue de leur pays d'origine"», rappelle la Cimade." 
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Published by Karim Ghachem - dans blog politique : Sarkozy
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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 23:45
Sortons le sortant

Je vous propose dans ce post un argumentaire que m'a transmis un camarade (maximes pour ne pas le citer): Intéressant et je vous invite si vous ne l'avez déjà pas fait (ce ne sera pas la première fois que je vous le propose) de visiter le site de RESO et son petit frère AntiSarko

Le 22 avril et le 6 mai 2007, nous sommes appelés à voter lors de l'élection présidentielle. Ce vote est décisif pour notre avenir. Face à la Gauche, l'UMP présente un candidat qui veut imposer en France, les mauvaises recettes de la droite américaine : ultralibéralisme, populisme et démagogie.

Cet homme, c'est Nicolas Sarkozy.

Et voilà au moins dix bonnes raisons de lui faire barrage lors de l'élection présidentielle :



1. Nicolas Sarkozy, c'est la précarité de l'emploi généralisée.
Le candidat de l'UMP veut "fluidifier" le marché de travail en instaurant un contrat unique calqué sur le CNE /CPE. Avec lui, c'est la fin des CDI, la fragilisation des droits des salariés et la précarisation généralisée de l'emploi. Il l'a d'ailleurs reconnu : "Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher " (, 24 janvier 2007)


2. Nicolas Sarkozy, c'est la remise en cause des acquis sociaux.
Dans son programme, le candidat de l'UMP défend l'idée que les chômeurs devront dorénavant exercer une activité pour pouvoir bénéficier d'allocations chômage ou le RMI. Voilà le retour des travaux forcés !


3. Nicolas Sarkozy, c'est l'instauration de la sélection à l'entrée de l'université.
Cherchant à mettre en concurrence les universités publiques et privées, Nicolas Sarkozy veut restreindre l'accès à l'université des bacheliers par la sélection.


4. Nicolas Sarkozy, c'est le développement de l'école privée au détriment du public.
Nicolas Sarkozy, en tant que président du Conseil général des Hauts-de-Seine, continue à financer largement la "fac PASQUA" avec des fonds publics. Dans la même logique, il souhaite promouvoir les écoles privées et supprimer les Zones d'Education Prioritaires qui permettent pourtant de donner plus de moyens aux établissements des quartiers les plus défavorisés.


5. Nicolas Sarkozy, c'est la société des héritiers.
"Tout devient possible"… pour les plus riches ! En se prononçant pour la suppression des droits de succession, Nicolas Sarkozy construit un système qui va reproduire, génération après génération, les inégalités plutôt que de les réduire. C'est la concentration des richesses dans les mains des héritiers.


6. Nicolas Sarkozy, c'est la fin de la sécurité sociale.
En instaurant une franchise pour les remboursements de soins et en favorisant le développement du secteur privé, Nicolas Sarkozy met profondément à mal la sécurité sociale et ouvre la voie à la privatisation totale du secteur de la santé en France.


7. Nicolas Sarkozy, c'est une France atlantiste.
A plusieurs reprises, le candidat de l'UMP s'est prononcé pour un rapprochement entre la France et les Etats-Unis dont il est fasciné. Fustigeant "l'arrogance française", Nicolas Sarkozy privilégie l'axe franco-américain à la construction européenne.


8. Nicolas Sarkozy, c'est le "tout répressif".
Alors que politique de lutte contre l'insécurité qu'il a mené depuis plusieurs années, a eu des résultats désastreux, Nicolas Sarkozy compte poursuivre le "tout répressif" en abaissant la majorité pénale de 18 à 16 ans et en multipliant les mesures sécuritaires et inhumaines.


9. Nicolas Sarkozy, c'est la remise en cause des libertés publiques.
Au nom de la lutte contre l'insécurité, le Ministre de l'Intérieur a déjà rogné de nombreux droits fondamentaux et fragilisé le principe de séparation des pouvoirs en stigmatisant les magistrats et les décisions de justice. Dans la même logique, Nicolas Sarkozy remet, par exemple, en cause le droit de grève.


10. Nicolas Sarkozy, c'est la stigmatisation des plus précaires.
Profondément populiste, le candidat de l'UMP cherche en permanence des bouc-émissaires pour expliquer ses échecs. Dans son projet, il s'attaque de nouveau aux plus démunis et aux immigrés. En limitant l'immigration aux seuls besoins du marché, Nicolas Sarkozy réduit les étrangers à une seule force de travail sans considération pour leur équilibre social et familial.



Vous hésitez encore ?

La preuve en image : http://www.antisarko.net/spip.php?article3166



Les jeunes de Gauche contre Sarkozy
http://www.antisarko.net


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Published by Karim Ghachem - dans blog politique : Sarkozy
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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 18:23

Réserver votre 15 avril

Le dimanche 15 avril se déroulera dans les communes de la première circonscription du Finistère (Pays de Quimper), le rallye "Tous Ségo". Le top départ sera donné à partir de 09h00 place de la Tour d'Auvergne à Quimper.

Il ne s'agit pas d'une course de vitesse mais d'un parcours d'orientation à travers les communes de la circonscription en répondant à des enigmes d'observation, politiques ou de culture générale.

Les voitures propres y participant s'engage à être complète (toute place vacante sera pénalisée) et à arborer les couleurs de Ségolène Royal (2 affiches et un macaron fournie par l'équipe organisatrice).

Le tout dans la bonne humeur et pour terminer dans un endroit convivial au bord de la mer pour un déjeuner et des activités diverses.

 

Venez nombreux, inscription obligatoire au 02 98 53 20 22 avant le mercredi 11 avril 2007.

Réglement intégral ci joint : réglement

 

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Published by Karim Ghachem - dans Politique
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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:18
Jean Glavany, nous parle de François Bayrou


Jean Glavany animé hier soir une réunion devant plus de 200 personnes à Lesneven, il en a profité pour parler du parcours de son voisin de circonscription, François Bayrou. Bonne écoute!




Jean Glavany : qui est François Bayrou
envoyé par leps29avecsegolene
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Published by Karim Ghachem - dans Politique
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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 23:15
Ombres et brouillards

Au moment où les médias traditionnels nous abreuvent de sondages techniques, scientifiques sur les présidentielles et d'état de l'opinion sur le moindre battement de cils de telle ou telle personnalité, Internet fait de même et surenchérie. La blogosphère regorge de sondages fait par des particuliers et certains sites en font même leur spécialité. Une autre réalité se crée, se joue.

Vous me direz au vue de la fiabilité des sondages traditionnels, ça ne peut pas être pire. C'est oublier ce qu'est un sondage, c'est une photo à un instant donné qui est d'autant plus lisible qu'on le met en perspective avec les précédents et que l'on y analyse une évolution et non une destinée. Malgré, la pléthore de défauts des sondage et les multiples manières d'orienter le résultat, ces analyses restent des données plus ou moins rationnelles avec leur marge d'erreur connue et mesurable statistiquement.

Les sondages sur internet, qui sont d'autant plus nombreux qu'ils sont très faciles à mettre en place sont quant à eux totalement biaisés. Un, ils s'adresse à des internautes, dont la répartition socio-culturelle n'est pas très représentative de la société, ensuite le résultat est plus le fait d'activiste politique sur le net que de l'électeur lambda, d'où une surreprésentation de l'extrême droite et de la droite qui fait un véritable lobbying sur ces site tandis que d'autres animent plus des débats ou des sites d'idées. Enfin une place préférentielle pour les "petits" candidats, qui au vu du nombre de pages internet plus restreinte leur étant consacrées, jouissent d'une place préférentielle pour les liens en rapport avec ces sondages lors des interrogations sur les différents moteurs de recherche. Si vous tapez Ségolène Royal sur Google, le premier lien vers un site de sondage non institutionnel apparaît en 15ème page alors que si vous taper Frédéric Nihous, dès la 4ème page, un lien vers le même site de sondage en ligne vous est proposé.

Cela ne constituerait pas de danger si les quelques personnes non militantes ne les prenaient pas parfois au sérieux. Internet peut être aussi l'instrument de la désinformation et de la manipulation. J'ai appris ce jour qu'un de ces sites venaient de suspendre les votes pour les présidentielles 2007 des internautes ne résidant pas en France, cela faisait des mois que ces votes étaient comptabilisés (d'un coup les français de l'étranger sont exclus). Je pense que ces sondages sont pris comme un jeu par beaucoup. Moi même je m'étais amusé à voter lors de la désignation du candidat démocrate aux USA.

C'est comme cela qui faut le prendre je penses, je me suis même pris au jeu d'un quizz de l'IEP de lyon pour choisir son candidat. Décidément je suis vraiment de gauche, le résultat est étonnant: en tête de mes convictions virtuelles arrivent successivement José Bové, Olivier Besancenot, MG Buffet, Dominique Voynet, puis à égalité Arlette et Ségolène Royal et très loin derrière avec peu voire pas d'affinité Phillippe de Villiers, Nicolas Sarkozy et enfin JM Le Pen. Pour les derniers pas de problème, pour les premiers c'est assez rigolo quand on connaît mes positions clairement sociales-démocrates, mon peu d'affinités idéologiques avec José Bové. On peut simplement dire que je suis de gauche résolument.

Si vous voulez vous amusez en conscience : www.monvoteamoi.fr

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 22:41
L'équipe de campagne de Ségolène, c'est nous!

Ce week end, avec plusieurs camarades nous avons continuer de proposer, de discuter avec les quimpérois des propositions du pacte présidentiel de Ségolène Royal.

Samedi, aux halles de Quimper comme à Penhars, des camarades ont bravé la pluie pour distribuer des tracts et l'expliquer lors d'échanges parfois cocasses. L'accueil en raison de la météo défavorable, pluie et froid glacial, y était un peu moins chaleureux que d'habitude mais pas hostile. Mais c'est toujours un moment de débats et de discussions plus ou moins constructifs avec son lot de surprises.

Ce n'est que de petites exceptions mais c'est celles-ci qui marquent. J'ai eu l'occasion à quelques reprises d'halluciner, j'ai eu le droit entre autre à "Il y a un  complot maçonnique et juif qui veut détruire la France, et il n'y a que Le Pen pour arrêter cela". Je vous avoue que cela fait un choc, je croyais cet argument totalement relégué dans les archives noires d'une certaine France dont on a pas à être fier, ou plus anecdotique "je ne veux ni du Goebels hongrois ni de la poupée Barbie et encore moins de sauce béarnaise"

Samedi après midi et dimanche matin, nous nous étions donnés rendez vous à l'entrée du salon des vins et de la gastronomie. Dimanche, le temps plus clément aidant, nous avons eu un accueil très positif, beaucoup d'adhésions aux propositions de notre candidate et une atmosphère d'espoir, un réel désir de changement.

Et après l'effort le réconfort (c'est facile, j'en conviens). Visite du salon du vin et de la gastronomie de Quimper. Si vous pensez déjà à votre ligne pour cet été, passez le reste de l'article ou allez directement voir l'article de JJU sur le Coca Cola Zéro. Les odeurs vous accueillent des l'entrée, mélange de charcuterie fumée et de fromage traditionnel. Entre un verre de Fronsac et de liqueur de poire, place à la dégustation de foies gras entiers, de saucisses sèches de canard, de jambon basque ou de crépinettes. Sans oublier les fromages de brebis corses ou de la vallée d'Aspe, du reblochons et de la tomme de Savoie ...

"Ptit gros aux paradis de la tentation." (...)

Et une ribambelle d'accents chantants de Provence, de Corse, du pays Basque, d'Alsace, d'Aveyron et bien entendu du Gers, des Landes et du pays toulousain. En bref, une visite très sympathique. Merci Dom pour les invitations.


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Published by Karim Ghachem - dans Quimper
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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 00:08
La culture au coeur de tout


J'animais ce soir avec mon camarade Gilbert la commission "Enjeux culturels et éducatifs" dans le cadre du projet socialiste quimpérois pour les municipales de 2008.

Le débat a porté d'une part sur un diagnostic global et sur les fondamentaux d'une vrai politique culturelle qui ne soit pas une seul gestion de l'existant mais un outil d'émancipation et de cohésion sociale, et d'autre part sur l'enseignement supérieur. Ce fut encore une fois un débat riche et constructif grâce à l'apport de l'expérience et de la vision de chacun des participants.

La culture et l'éducation au centre de tout, c'est aussi le propos d'une vidéo proposée par le site du PS sur les proposition de Ségolène Royal sur la réussite éducative et  culturelle que je vous propose ci après:



Enfin pour continuer sur le sujet, voici une contribution sur "les enjeux d'une politique culturelle socialiste" que vous pouvez retrouver parmi d'autres sur le site du Manifeste Socialisme et Démocratie proposée par Michel Ray


"les enjeux d'une politique culturelle socialiste"

La culture se présente comme une voie essentielle vers la construction d’un idéal commun et vers l’émancipation individuelle. Héritage des Lumières et de la Révolution Française, cette conception place notre sujet au service de valeurs humanistes, et de fait au cœur de la pensée socialiste.

Cette tradition explique que la culture fait partie en France de la liste restreinte des missions pour lesquelles on reconnaît à l’Etat une véritable légitimité. C’est le sens donné à la Charte des missions de service public de la culture voulue par Catherine Trautmann qui visait alors la définition de ce que doivent comprendre les missions artistiques, culturelles, territoriales, sociales, professionnelles des équipements publics. Cet acte est un premier pas vers la nécessaire reconnaissance d’un véritable service public culturel dont la République a besoin pour réaliser son objectif d’égalité et de justice sociale.

Dans le cadre de l’élaboration du manifeste de Socialisme et Démocratie, nous devons entamer la réflexion sur la culture et les arts en posant, dans un premier temps, les enjeux.

 

Concevoir une politique de la demande pour éliminer les racines des inégalités

 

La crise des banlieues, la désertification rurale, la fracture sociale non résolue, l’accroissement de la pauvreté, sont autant de témoignages de l’accentuation des inégalités territoriales et sociales dans notre pays. Afin que ces symptômes ne se transforment pas en facteurs du déterminisme des catégories sociales en difficulté, la culture doit être réaffirmée d’intérêt général au même titre que l’éducation. En s’appuyant sur le développement de l’offre, notamment en matière d’aménagement culturel du territoire, l’intervention publique n’a réalisé qu’une partie du parcours menant à la démocratisation culturelle. On constate que l’offre est aujourd’hui réservée à un public restreint d’initiés. Il s’agit désormais de développer une action visant à amener tous les publics vers les espaces de rencontre avec l’œuvre. Cela suppose une politique globale tournée en direction de la demande.

Rapprocher les citoyens des œuvres passe en premier lieu par l’éducation. Sensibiliser aux arts est un aspect de la transmission de la connaissance. Il convient donc de placer au cœur de cet enjeu l’école dont la mission républicaine consiste à combattre les racines des inégalités. Mais d’autres formes complémentaires doivent s’adjoindre telles que la médiation assurée par la sphère socioculturelle ou encore l’éducation populaire. Il s’agit de savoir comment aujourd’hui créer les meilleures conditions pour permettre une rencontre féconde entre le public et l’œuvre. Il s’agit également d’imaginer les synergies avec notre système éducatif.

 

L’économie culturelle comme levier des politiques publiques ?

 

Pour toutes les raisons évoquées plus haut, la filière culturelle -production, création, formation, diffusion – demeure une exception face aux logiques marchandes. La culture n’est pas un service comme les autres et doit bénéficier d’un traitement spécifique : subventions, lois… Face à la concentration des industries culturelles, comment garantir la diversité de la création, la neutralité de la diffusion et l’égalité d’accès de la production ?

Le développement des pratiques de loisirs a entraîné l’organisation d’une économie culturelle duale où cohabite un secteur marchand fortement concentré et rentable d’une part et un secteur reposant sur l’exigence artistique et pâtissant d’une forte précarité d’autre part. Comment étendre la solidarité –aujourd’hui insuffisante- de l’industrie culturelle en direction de cet humus dont elle se nourrit ? Cet enjeu ne concerne pas seulement la question de la vitalité du cycle de l’offre culturelle. Il interroge avant tout sur la manière de financer la création et rappelle que celle-ci est affranchie de tout critère de rentabilité. L’Etat et les collectivités doivent-ils être seuls à porter cette mission ?
Quel accompagnement face aux évolutions de la sphère culturelle ?

La production contemporaine se joue des cloisonnements en traversant les disciplines artistiques telles qu’elles sont définies traditionnellement. Ce que l’on nomme les « nouveaux territoires de l’art » a transformé les relations avec le public. Les nouveaux lieux de diffusion échappent également à la grille de traitement public. La création pose le problème de son soutien public dont les formes actuelles inadaptées conduisent involontairement à l’émergence de formes artistiques non reconnues.

La technologie numérique bouleverse les pratiques de consommation et la diffusion. Nous aurons à faciliter l’accès à Internet au plus grand nombre. Sans quoi, nous faillirons dans notre devoir de démocratisation culturelle. L’émergence de cette même technologie appelle, par ailleurs à reconsidérer les modes de rémunération des artistes qui soit respectueux à la fois de la liberté individuelle et des droits patrimoniaux des créateurs. Mais de quelle manière ?

 

Encourager la diversité culturelle

 

La mondialisation et l’intégration européenne ont paradoxalement pour effet l’expression du besoin d’affirmation des identités territoriales. Une réponse a été apportée par l’adoption le 20 octobre 2005 par l’UNESCO de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Il s’agit de reconnaître sur le territoire national la diversité culturelle et de respecter les identités sans pour autant céder à la tentation communautariste. Quels moyens mettre en oeuvre pour que cet accord ne reste pas sans effet ? La lutte contre la concentration de l’édition et de la diffusion, l’encouragement à la prise de risque artistique en particulier de la part de la puissance publique, le renforcement de la solidarité des industries culturelles en faveur de la création sont autant de pistes à explorer...

 

Refonder l’action culturelle pour plus de proximité

 

L’intervention de l’Etat est remise en cause en raison de son inefficacité. Cela tient à la convergence de différents facteurs parmi lesquels : l’inadaptation des outils publics aux nouvelles formes artistiques, une décentralisation ne permettant pas de rétablir un lien de proximité et qui ajoute un peu plus à la confusion dans les compétences territoriales, une baisse significative des financements en volume et en nombre. Ce constat invite à réinventer des modalités de dialogue entre l’Etat et les autres partenaires publics. Devons-nous substituer à la politique de labellisation qui a permis de fixer des exigences artistiques et sociales une logique de cogestion intégrant mieux les spécificités du terrain ?

 

Un statut d’intermittent pour mieux servir l’intérêt général

 

Le caractère hybride de la sphère culturelle où se côtoient un secteur public chargé d’une mission d’intérêt général et un secteur privé fortement financiarisé explique en partie les difficultés de l’intermittence. Comment, en effet concilier dans un même statut des conditions d’exercice professionnel opposées ? Nous devons réaffirmer le principe de solidarité interprofessionnelle dans un secteur dont nous aurons préalablement redessiné les contours. Le champ d’application de l’intermittence doit-il écarter les branches économiquement rentables telles que les productions à stricte vocation d’animation ou de divertissement issu du spectacle vivant et de l’audiovisuel ? Dans cette perspective, pourrions-nous imaginer de réserver le statut aux seuls techniciens et artistes en émergence ou dont l’intérêt artistique est reconnu par les pairs ou par le public ? De même, ce régime spécifique serait-il indiqué pour les projets démontrant un réel apport en terme de création, de diffusion ou d’éducation ? L’utilisation du statut doit-elle être recentrée autour des missions essentielles et élémentaires de la culture dans la collectivité (diffusion, création mais aussi éducation) ? Toutes ces questions ne doivent pas occulter la nécessité de préserver le droit à la pratique d’une activité artistique ou technique qu’elle soit amateur ou non. Ainsi, il conviendrait de créer un cadre adapté permettant à chacun d’expérimenter et de « s’essayer » aux métiers artistiques sans mettre en péril l’équilibre des comptes du régime mais offrant la possibilité d’une évolution vers la professionnalisation.

 

La présentation de ces différents enjeux intérieurs –il faudrait les mettre en perspective avec la question du rayonnement international de la France rappelle les multiples dimensions de la culture. 

 

La République doit mettre l’art à la portée de tous tant au plan matériel que sur le plan intellectuel. Dans cet objectif, la sociale démocratie aura à réformer les outils existant et à en inventer de nouveaux. Et parce que la communauté ne peut plus assumer seule cette compétence, il nous revient également le soin de poser l’esquisse de nouveaux rapports avec le marché générateur de richesses mais aussi premier bénéficiaire des effets des politiques publiques.

 

Michel RAY

Loire Atlantique

21 MARS 2007

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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 00:42
Vidéo de l'emission "En aparté" avec Ségolène Royal



Ségolène Royal :
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 22:14
Le droit de vote des étrangers, maintenant !
Appel de 1.000 jeunes pour Ségolène Royal


Une élection présidentielle n’est pas seulement un choix de personnes. C’est aussi, et avant tout, une confrontation entre plusieurs projets de société dont l’issue nous engagera collectivement durant les cinq prochaines années.

Lors du scrutin du 22 avril et du 6 mai 2007, nous aurons une occasion historique de réparer une injustice vécue par les étrangers non européens résidant en France, dont les enfants sont nos camarades de classe ou de facs, ou qui sont nos collègues de travail, qui paient des impôts comme nous….

Avec Ségolène Royal, le Parti Socialiste et ses alliés se sont engagés à mettre en place le droit de vote aux élections locales pour les étrangers séjournant régulièrement en France depuis plus de cinq ans.

Cette réforme doit enfin voir le jour. L’engagement d’organiser un référendum constitutionnel dans les six premiers mois de la nouvelle législature pourra nous le
permettre.

Voilà pourquoi, nous, jeunes de gauche, appelons nos concitoyens à voter pour Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle.

Pour que le droit de vote des étrangers devienne une réalité, maintenant !

Pour signer cet appel :

proposer2007@yahoo.fr


Appel à l'initiative de Socialisme et Démocratie Paris



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