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  • : Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 00:08
La culture au coeur de tout


J'animais ce soir avec mon camarade Gilbert la commission "Enjeux culturels et éducatifs" dans le cadre du projet socialiste quimpérois pour les municipales de 2008.

Le débat a porté d'une part sur un diagnostic global et sur les fondamentaux d'une vrai politique culturelle qui ne soit pas une seul gestion de l'existant mais un outil d'émancipation et de cohésion sociale, et d'autre part sur l'enseignement supérieur. Ce fut encore une fois un débat riche et constructif grâce à l'apport de l'expérience et de la vision de chacun des participants.

La culture et l'éducation au centre de tout, c'est aussi le propos d'une vidéo proposée par le site du PS sur les proposition de Ségolène Royal sur la réussite éducative et  culturelle que je vous propose ci après:



Enfin pour continuer sur le sujet, voici une contribution sur "les enjeux d'une politique culturelle socialiste" que vous pouvez retrouver parmi d'autres sur le site du Manifeste Socialisme et Démocratie proposée par Michel Ray


"les enjeux d'une politique culturelle socialiste"

La culture se présente comme une voie essentielle vers la construction d’un idéal commun et vers l’émancipation individuelle. Héritage des Lumières et de la Révolution Française, cette conception place notre sujet au service de valeurs humanistes, et de fait au cœur de la pensée socialiste.

Cette tradition explique que la culture fait partie en France de la liste restreinte des missions pour lesquelles on reconnaît à l’Etat une véritable légitimité. C’est le sens donné à la Charte des missions de service public de la culture voulue par Catherine Trautmann qui visait alors la définition de ce que doivent comprendre les missions artistiques, culturelles, territoriales, sociales, professionnelles des équipements publics. Cet acte est un premier pas vers la nécessaire reconnaissance d’un véritable service public culturel dont la République a besoin pour réaliser son objectif d’égalité et de justice sociale.

Dans le cadre de l’élaboration du manifeste de Socialisme et Démocratie, nous devons entamer la réflexion sur la culture et les arts en posant, dans un premier temps, les enjeux.

 

Concevoir une politique de la demande pour éliminer les racines des inégalités

 

La crise des banlieues, la désertification rurale, la fracture sociale non résolue, l’accroissement de la pauvreté, sont autant de témoignages de l’accentuation des inégalités territoriales et sociales dans notre pays. Afin que ces symptômes ne se transforment pas en facteurs du déterminisme des catégories sociales en difficulté, la culture doit être réaffirmée d’intérêt général au même titre que l’éducation. En s’appuyant sur le développement de l’offre, notamment en matière d’aménagement culturel du territoire, l’intervention publique n’a réalisé qu’une partie du parcours menant à la démocratisation culturelle. On constate que l’offre est aujourd’hui réservée à un public restreint d’initiés. Il s’agit désormais de développer une action visant à amener tous les publics vers les espaces de rencontre avec l’œuvre. Cela suppose une politique globale tournée en direction de la demande.

Rapprocher les citoyens des œuvres passe en premier lieu par l’éducation. Sensibiliser aux arts est un aspect de la transmission de la connaissance. Il convient donc de placer au cœur de cet enjeu l’école dont la mission républicaine consiste à combattre les racines des inégalités. Mais d’autres formes complémentaires doivent s’adjoindre telles que la médiation assurée par la sphère socioculturelle ou encore l’éducation populaire. Il s’agit de savoir comment aujourd’hui créer les meilleures conditions pour permettre une rencontre féconde entre le public et l’œuvre. Il s’agit également d’imaginer les synergies avec notre système éducatif.

 

L’économie culturelle comme levier des politiques publiques ?

 

Pour toutes les raisons évoquées plus haut, la filière culturelle -production, création, formation, diffusion – demeure une exception face aux logiques marchandes. La culture n’est pas un service comme les autres et doit bénéficier d’un traitement spécifique : subventions, lois… Face à la concentration des industries culturelles, comment garantir la diversité de la création, la neutralité de la diffusion et l’égalité d’accès de la production ?

Le développement des pratiques de loisirs a entraîné l’organisation d’une économie culturelle duale où cohabite un secteur marchand fortement concentré et rentable d’une part et un secteur reposant sur l’exigence artistique et pâtissant d’une forte précarité d’autre part. Comment étendre la solidarité –aujourd’hui insuffisante- de l’industrie culturelle en direction de cet humus dont elle se nourrit ? Cet enjeu ne concerne pas seulement la question de la vitalité du cycle de l’offre culturelle. Il interroge avant tout sur la manière de financer la création et rappelle que celle-ci est affranchie de tout critère de rentabilité. L’Etat et les collectivités doivent-ils être seuls à porter cette mission ?
Quel accompagnement face aux évolutions de la sphère culturelle ?

La production contemporaine se joue des cloisonnements en traversant les disciplines artistiques telles qu’elles sont définies traditionnellement. Ce que l’on nomme les « nouveaux territoires de l’art » a transformé les relations avec le public. Les nouveaux lieux de diffusion échappent également à la grille de traitement public. La création pose le problème de son soutien public dont les formes actuelles inadaptées conduisent involontairement à l’émergence de formes artistiques non reconnues.

La technologie numérique bouleverse les pratiques de consommation et la diffusion. Nous aurons à faciliter l’accès à Internet au plus grand nombre. Sans quoi, nous faillirons dans notre devoir de démocratisation culturelle. L’émergence de cette même technologie appelle, par ailleurs à reconsidérer les modes de rémunération des artistes qui soit respectueux à la fois de la liberté individuelle et des droits patrimoniaux des créateurs. Mais de quelle manière ?

 

Encourager la diversité culturelle

 

La mondialisation et l’intégration européenne ont paradoxalement pour effet l’expression du besoin d’affirmation des identités territoriales. Une réponse a été apportée par l’adoption le 20 octobre 2005 par l’UNESCO de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Il s’agit de reconnaître sur le territoire national la diversité culturelle et de respecter les identités sans pour autant céder à la tentation communautariste. Quels moyens mettre en oeuvre pour que cet accord ne reste pas sans effet ? La lutte contre la concentration de l’édition et de la diffusion, l’encouragement à la prise de risque artistique en particulier de la part de la puissance publique, le renforcement de la solidarité des industries culturelles en faveur de la création sont autant de pistes à explorer...

 

Refonder l’action culturelle pour plus de proximité

 

L’intervention de l’Etat est remise en cause en raison de son inefficacité. Cela tient à la convergence de différents facteurs parmi lesquels : l’inadaptation des outils publics aux nouvelles formes artistiques, une décentralisation ne permettant pas de rétablir un lien de proximité et qui ajoute un peu plus à la confusion dans les compétences territoriales, une baisse significative des financements en volume et en nombre. Ce constat invite à réinventer des modalités de dialogue entre l’Etat et les autres partenaires publics. Devons-nous substituer à la politique de labellisation qui a permis de fixer des exigences artistiques et sociales une logique de cogestion intégrant mieux les spécificités du terrain ?

 

Un statut d’intermittent pour mieux servir l’intérêt général

 

Le caractère hybride de la sphère culturelle où se côtoient un secteur public chargé d’une mission d’intérêt général et un secteur privé fortement financiarisé explique en partie les difficultés de l’intermittence. Comment, en effet concilier dans un même statut des conditions d’exercice professionnel opposées ? Nous devons réaffirmer le principe de solidarité interprofessionnelle dans un secteur dont nous aurons préalablement redessiné les contours. Le champ d’application de l’intermittence doit-il écarter les branches économiquement rentables telles que les productions à stricte vocation d’animation ou de divertissement issu du spectacle vivant et de l’audiovisuel ? Dans cette perspective, pourrions-nous imaginer de réserver le statut aux seuls techniciens et artistes en émergence ou dont l’intérêt artistique est reconnu par les pairs ou par le public ? De même, ce régime spécifique serait-il indiqué pour les projets démontrant un réel apport en terme de création, de diffusion ou d’éducation ? L’utilisation du statut doit-elle être recentrée autour des missions essentielles et élémentaires de la culture dans la collectivité (diffusion, création mais aussi éducation) ? Toutes ces questions ne doivent pas occulter la nécessité de préserver le droit à la pratique d’une activité artistique ou technique qu’elle soit amateur ou non. Ainsi, il conviendrait de créer un cadre adapté permettant à chacun d’expérimenter et de « s’essayer » aux métiers artistiques sans mettre en péril l’équilibre des comptes du régime mais offrant la possibilité d’une évolution vers la professionnalisation.

 

La présentation de ces différents enjeux intérieurs –il faudrait les mettre en perspective avec la question du rayonnement international de la France rappelle les multiples dimensions de la culture. 

 

La République doit mettre l’art à la portée de tous tant au plan matériel que sur le plan intellectuel. Dans cet objectif, la sociale démocratie aura à réformer les outils existant et à en inventer de nouveaux. Et parce que la communauté ne peut plus assumer seule cette compétence, il nous revient également le soin de poser l’esquisse de nouveaux rapports avec le marché générateur de richesses mais aussi premier bénéficiaire des effets des politiques publiques.

 

Michel RAY

Loire Atlantique

21 MARS 2007

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Published by Karim Ghachem - dans Quimper
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commentaires

alexis 31/03/2007 01:01

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