Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : PINK ELEPHANT
  • PINK ELEPHANT
  • : Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
  • Contact

Référencement

Référencement
Subscribe with Bloglines


 


Boosterblog.com : Echange de clics !

 

Traduire / Translate this page

 

 

 

 


 

Annuaire et ref:

Référencé par Blogtrafic


Annuaire sites politique français - Cliquez ici

 

Locations of visitors to this page

 

 

meilleur site

www.meilleurduweb.com : Annuaire des meilleurs sites Web.
 
Référencé par Blogtrafic
 
annuaire francophone
 
 
Annuaire politique
 

BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones

Recherche

Archives

26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 10:50



La polémique qui sévit à propos du printemps des libertés lancé par la direction nationale du PS me fait rire jaune. On nous dit qu'en temps de crise, débattre sur les questions des libertés est secondaire.

Je pense au contraire qu'elles doivent être au coeur de ce que doit être notre réflexion et de notre rôle à jouer dans l'opposition.

Comme à son habitude, la droite profite de la préoccupation sociale légitime des français, pour faire passer des lois liberticides ou tout du moins appliquer une politique régressive en terme d'émancipation des personnes et de libertés individuelles (voir les lois pasqua 1986, église St bernard 1996,traitement des sans papiers, hadopi, audiovisuel public 2008-2009 et j'en passe ...) en espérant qu'elles passent inaperçues ou que les opposants passent pour à coté de leur pompes en ces temps de crise.
J'ai lu ce matin un article inquiétant, qui joue avec la facheuse tentation du repli sur soi que l'on retrouve en ces temps difficiles et qui s'inscrit dans la ligne mire de la politique de ce gouvernement et du parti majoritaire de remise en cause du droit d'asile.

A vous de juger !



Guantanamo en Calaisis ?

 

Le projet d'implanter dans le port français un centre de rétention sous juridiction britannique soulève bien des questions. Londres et Paris espèrent ainsi s'affranchir des lois et traités internationaux et expulser plus facilement les demandeurs d'asile.

 

Londres et Paris ont engagé des discussions sur la création d'un nouveau centre pour immigrés clandestins sur les docks de Calais. Un centre qui serait un bout de territoire britannique pour tout ce qui concerne les lois sur l'immigration et permettrait de renvoyer facilement chez eux les déboutés du droit d'asile. Même si les deux gouvernements ne se sont pas encore entendus sur tous les termes de l'accord, ils comptent exploiter l'ambiguïté du statut légal de la "zone de contrôle" britannique créée en 2003 sur le port de Calais [les officiers d'immigration britanniques peuvent y effectuer des contrôles d'identité et y "pratiquer des recherches au moyen de matériels électroniques ou d'équipes cynophiles"], pour surmonter les difficultés juridiques qui empêchent actuellement l'expulsion des demandeurs d'asile vers leur pays d'origine.

 

L'idée – dont ont débattu les ministres de l'Immigration britannique et français en février – est de battre à leur propre jeu les demandeurs d'asile et les passeurs qui les amènent dans le nord de la France. A l'heure actuelle, les immigrants rassemblés à Calais, pour la plupart originaires d'Afghanistan, du Kurdistan et de la corne de l'Afrique, profitent des contradictions et des zones d'ombre dans les législations européenne et internationale sur l'immigration et l'asile pour éviter d'être expulsés de l'Hexagone. Peu importe qu'ils se fassent prendre à de multiples reprises ; à chaque fois, ils sont libérés et tentent de nouveau d‘entrer illégalement au Royaume-Uni.

 

Si le projet se concrétise, il ne manquera pas d'attirer l'attention des organisations de défense des droits de l'homme et des libertés civiques. Celles-ci pourraient établir un parallèle entre la création de ce centre doté d'un statut extraterritorial en territoire français et la prison de Guantanamo [sise en territoire cubain, sous juridiction américaine, mais dont l'"exterritorialité" lui a permis d'éviter pendant des années d'appliquer la justice ordinaire des Etats-Unis]. Même si les demandeurs d'asile ne devraient y séjourner que pour une courte période et y recevraient un traitement humain, ils se retrouveraient dans un vide juridique. (...)

John Lichfield et Ben Russell

The Independent



lire la suite sur Courrier international

Partager cet article

Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Politique
commenter cet article

commentaires