Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : PINK ELEPHANT
  • PINK ELEPHANT
  • : Blog d'un militant socialiste de 34 ans, conseiller municipal à Quimper . Ses coups de coeur, ses coups de gueule etc... Sa conviction au reformisme radical, Son regard sur la politique locale et nationale
  • Contact

Référencement

Référencement
Subscribe with Bloglines


 


Boosterblog.com : Echange de clics !

 

Traduire / Translate this page

 

 

 

 


 

Annuaire et ref:

Référencé par Blogtrafic


Annuaire sites politique français - Cliquez ici

 

Locations of visitors to this page

 

 

meilleur site

www.meilleurduweb.com : Annuaire des meilleurs sites Web.
 
Référencé par Blogtrafic
 
annuaire francophone
 
 
Annuaire politique
 

BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones

Recherche

Archives

4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 10:09

Voici un article paru dans "le Temps" quotidien tunisien sur un phénomène de mode qui fleurit en Tunisie. Phénomène de mode ou symbole d'un glissement problématique de tout un pan de la société arabo-musulmane.

Cet article a engendré un vive débat sur le forum du journal, je vous proposerai dans un prochain post une de ces réactions.



 

Après le bikini, le microkini, le monokini et le tankini, voilà le burquini !

 

Les espaces du savoir et de culture transformés en souks. Les touristes se ruent sur notre « Andorre » du Sud, Ben Guerdane et délaissant nos tapis, ils sautent sur la friperie... Sur nos plages, le « burquini » fait rage : assemblage hybride dont sont accoutrées nos adolescentes, association de la fameuse burat afghane et du bikini. Impressions estivales qui laissent sceptiques.

 

Pour un voyageur ordinaire, se trouvant dans l'obligation de circuler, par cette canicule, à travers les régions, et faisant des haltes prévues ou non, découvre les à-côtés du quotidien, invisibles souvent pour certains sédentaires par la force de l'habitude de les côtoyer sans les voir, ou sans vouloir les voir. De Djerba à Hammam Ghézaz, le « burquini » envahit les plages.

 

En deux ans, beaucoup de plages du sud furent littéralement envahies par des tenues vestimentaires pour le moins surprenantes : pratiquement toutes le jeunes femmes, y compris les adolescentes sont accoutrées de « maillots » de bains qui tiennent d'un assemblage hybride entre une tenue de scaphandrier et du  parachutiste sportif ; le burquini, néologisme composé de l'association de la fameuse burqua afghane, et du bikini. Inventé par une styliste australienne d'origine libanaise. De suite approuvé par les tenants du rigorisme religieux comme étant une tenue « seyante, convenable, conforme à la tradition musulmane »...Une bénédiction plutôt réactionnaire. En fait une lumineuse affaire commerciale, au vu du marché actuel, « porteur » dit-on. Ainsi, après le bikini, le microkini, le monokini et le tankini, Voilà le burquini!!!!

 

Un pantalon acrylique collant qui va aux chevilles, un tricot de la même matière qui couvre l'ensemble des bras jusqu'aux poignets, puis une sorte de cagoule qui cache la nuque, le cou, semblable à cette protection utilisée par les pilotes de F1 et les astronautes sous leurs casques, puis une casquette à la forme bizarroïde. Des couleurs très flashy, fluo, le rose buvard, le vert pistache, le bleu électrique, sont prisées. Ce n'est pas fini, au dessus de tout cela il y a une minirobe, très souvent noire, pour faire ressortir le contraste, qui va juste aux genoux au moins !! Les plus chics s'arrangent pour mettre quelques fantaisies : quelques fanfreluches en bas de la robe pour rappeler la couleur de base....

 

Et l'effet avalanche se poursuit : absolument plus aucun bikini porté sur certaines plages publiques du sud par des jeunes filles, et à peine quelques très rares maillots dits « unipièce ». Les plus « courageuses », les plus « osées » diraient d'autres, se couvrent de suite d'un vaste paréo dès la sortie de l'eau, et même les caches maillots, compléments plutôt « in » à l'époque, deviennent partie intégrante du costume de bain…

 

On commence par la pression vestimentaire, sur les plages et ailleurs. Le danger est là, rampant. Rappelez vous cette histoire d'étudiante venue passer un examen dans une faculté de Nabeul : elle a été  exclue de la salle par  le professeur surveillant, une femme  (!!)    parce qu'elle avait « les bras dénudés »( !!!) . Elle a été obligée de quitter la salle, et s'est avec quelques interventions qu'elle a été réadmise à poursuivre son examen (dans quelles conditions !!) après avoir mis une chemisette « conforme », prêtée d'urgence par une de ses amies !!

 

Fatah THABET

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 14 août 2008)

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Karim Ghachem - dans Billet d'humeur
commenter cet article

commentaires